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Jamal Eddine Bencheikh. Portrait d’un grand homme

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

bencheikh.jpgL’écrivain algérien Jamal Eddine Bencheikh, 75 ans, est décédé des suites d’un cancer à Tour (France), a-t-on appris mercredi auprès de sa famille. Grand spécialiste du monde arabe et de la poésie arabe et grand poète lui-même, il est avant tout connu pour avoir traduit le célèbre conte des « Mille et une nuits ».

Portrait d’un grand homme(Par Céline Ruet). L’écrivain algérien Jamal Eddine Bencheikh s’en est allé. Il est décédé lundi des suites d’un cancer, à Tour (au centre de la France), à l’âge de 75 ans. Né le 27 février 1930 à Casablanca (Maroc) dans une famille algérienne de magistrats, il arrive à Paris, après des études d’arabe et de droit, en 1956 pour y étudier les lettres arabes. L’agrégation en poche, il retourne à Alger en 1962 où il est chargé à la faculté des lettres d’un cours sur la littérature arabe médiévale. Il regagne Paris 6 ans plus tard et intègre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) avant de devenir professeur à Paris-VIII, puis à la Sorbonne jusqu’en 1997, année de sa retraite. Enseignant de littérature médiévale arabe, il réalise également un dictionnaire de la littérature francophone arabe et maghrébine. Il était aussi un des grands spécialistes de la poésie arabe.

Son œuvre la plus médiatique reste la traduction, en collaboration avec André Miquel, du célèbre conte des Mille et une nuits. « Une traduction qu’on attendait depuis trois siècles », devait déclarer au journal Libération Claude Brémond, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). C’est la première traduction en français non censurée, complète, avec la totalité des 1 205 poèmes, fondée sur l’édition de Bulaq, du nom de la ville égyptienne où le texte a été imprimé pour la première fois en 1835. Bencheikh s’est également distingué par une profonde analyse du texte mythifié des Mille et Une Nuits. Une nouvelle édition du livre, de 1 250 pages vient d’être publiée par Gallimard.

Jamal Eddine Bencheikh, la vie d’un militant

Quelques années après l’indépendance de l’Algérie, M. Bencheikh s’était imposé un « exil volontaire » en France pour protester contre les restrictions de libertés imposées par le régime de Houari Boumediène (65-78). Auteur de plusieurs contributions à caractère politique, dans différents journaux et revues tels que Révolution Africaine, Jeune Afrique, Le Monde ou Le Nouvel Observateur, réunies en 2001 dans un recueil intitulé Ecrits politiques, M. Bencheikh avait notamment pris position contre l’intégrisme, en dénonçant cette « poignée qui parle au nom de l’Islam de telle manière qu’elle est en train d’approfondir l’incompréhension entre les musulmans et l’Occident ». Jeudi dernier, l’Institut du monde arabe de Paris a exprimé dans un communiqué à Algérie Presse Service (APS), sa tristesse rappelant que « cet immense connaisseur des littératures arabes, traducteur, commentateur, exégète et linguiste de renommée internationale, aura marqué de son empreinte, depuis quelque quarante ans, le monde de la recherche et de l’édition dans ses multiples domaines de compétence ».

Parmi ses ouvrages notoires, on peut citer : Les poésies bachiques d’Abû Nuwâs (1964 ), Le rationalisme d’Ibn Khaldoun (1965), Le Voyage nocturne de Mahomet, suivi de l’Aventure de la parole (1988), Poétique arabe : essai sur un discours critique (1998) ou encore Rose noire sans parfum, chronique d’un vrai faux prophète (1998). Bencheikh a également publié 13 recueils poétiques depuis 1981 dont Le silence s’est déjà tu (1981), L’Homme poème (1983), Les Mémoires du sang (1988) ou encore L’Aveugle au visage de grêle (1999). Ses œuvres complètes ont été publiées en 2002 et en 2003 en 2 volumes par les éditions Tarabustes.

Avec la mort de Jamal Eddine Bencheikh, c’est la flamme d’un grand intellectuel arabe qui s’est éteinte.

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Jamal Eddine Bencheikh. Le connaissez-vous ?

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

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Jamal Eddine Bencheikh.

L’Algérie recèle, au sein de son paysage littéraire, de grands noms ayant non seulement marqué la littérature algérienne mais également le patrimoine littéraire universel dans trois langues l’arabe, le berbère et le français. Jamal Eddine Bencheikh

(Par H. Aïssam). Né le 27 février 1930 à Casablanca au Maroc dans une famille algérienne de magistrats, mort d’un cancer, lundi 8 août 2005, à Tours.Il fait à Alger des études d’arabe et de droit. Il se lie d’amitié avec le poète Jean Sénac auquel il consacra un texte après l’assassinat de ce dernier. Il poursuit ses études d’arabe, enseigne et passe l’agrégation à Paris, de 1956 à 1962. Il regagne ensuite l’Algérie indépendante où il est assistant puis maître de conférences de littérature arabe médiévale à la faculté des Lettres d’Alger. Il publie La poésie algérienne d’expression française, 1945-1965, une anthologie qui reste une des références majeures de la poésie de cette période. Il tient également des chroniques littéraires et politiques, dans différents hebdomadaires, chroniques réunies en 2001 dans un recueil intitulé Écrits politiques (1963-2000). Jamel Eddine Bencheikh s’était imposé un « exil volontaire » en France pour protester contre les restrictions de libertés imposées par le régime de Houari Boumediène. Il devient chargé de recherches au CNRS de 1969 à 1972 puis professeur à Paris VIII, enfin à l’université de Paris IV-Sorbonne jusqu’à sa retraite en juin 1997. Il retournera à Alger en mars 1992 pour la dernière fois. Il a accompagné de ses prises de position et par des textes, la période de violence qu’a traversé l’Algérie depuis 1993. Il avait notamment pris position contre l’intégrisme, en dénonçant une « poignée qui parle au nom de l’Islam de telle manière qu’elle est en train d’approfondir l’incompréhension entre les musulmans et l’Occident ». Son œuvre Ses travaux de critique et d’érudition dans le domaine de la littérature arabe médiévale firent de lui un de ses plus brillants érudits. Travaux concernant la poétique, l’esthétique et l’exégèse, qui ont permis à toute une génération d’étudiants et de chercheurs de progresser. Le Cahier n° 13 des Etudes littéraires maghrébines est un hommage au professeur qu’il fut, prestigieux mais trop peu connu et à la réflexion qu’il permit quant à la présence maghrébine dans le champ littéraire et intellectuel français. Il est surtout connu pour avoir traduit le célèbre conte des Mille et une nuits. Sa traduction en collaboration avec André Miquel est la première traduction complète, avec la totalité des 1205 poèmes, en français non censurée, fondée sur l’édition de Bulaq, du nom de la ville égyptienne où le texte a été imprimé pour la première fois en 1835. « Décomplexer l’Orient de l’emprise de l’Orientalisme occidental : voilà ce vers quoi tendait sa démarche. Les Mille et une nuits (dont le premier tome est paru en 2005 à la Pléiade dans sa nouvelle traduction) allaient lui offrir l’opportunité de réaliser ce projet d’édition et de critique. Loin des raccourcis sur un Orient infantile et oisif qui ne cesse de s’ébattre, selon une imagerie clinquante, dans le sang et les désirs charnels, il œuvre avec son ami André Miquel pour faire passer dans leur traduction un Orient complexe, vivier poétique mais également théâtre du tragique. » écrivait Maâti Kabbal dans le journal Libération lors de sa disparition. Trois siècles après celle d’Antoine Galland, cette traduction nouvelle restera incontournable.

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