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Lettres inédites d’une figure de Berbérie à son petit frère Mohand. Par Mohamed Lahlou

Posté par coinlitteraire le 2 avril 2017

MARGUERITE TAOS AMROUCHE

Lettres inédites d’une figure de Berbérie à son petit frère Mohand
  D.R.

Sans titre-1Bio-express : Mohamed A. Lahlou est docteur honoris causa, docteur d’État ès lettres et sciences humaines, docteur en psychologie et professeur à l’université d’Alger. Mohamed A. Lahlou est aussi professeur honoraire de l’université de Lyon et ancien président de l’Association internationale de recherche interculturelle (Aric).

     J’ai eu l’immense honneur de connaître Taos Amrouche, une grande dame de la littérature et de la culture algériennes. Au 41e anniversaire de son décès, comment lui rendre hommage, sinon en lui donnant la parole, en relisant certains passages de lettres qu’elle m’a adressées ? Il s’agit de lettres inédites, très denses et très longues à la fois, au point qu’il n’est pas possible de résumer toute leur richesse. Il était important de publier ces extraits, tellement ils sont l’expression de sa spontanéité à fleur de peau, de ses espérances vives et de ses déceptions douloureuses.

Le sous-titre de cette contribution reprend la manière dont Taos Amrouche m’appelait avec la tendresse qui était la sienne ; il emprunte aussi à Kateb Yacine sa manière d’évoquer la famille Amrouche qu’il comparait à une figue de Barbarie : “piquante à l’extérieur, mais si douce à l’intérieur”, disait-il.

Histoire d’une vie

     Taos Amrouche est née à Tunis le 4 mars 1913 d’une famille originaire d’Ighil Ali ; elle meurt d’une longue maladie, Taos Amrouchele 2 avril 1976, à Saint-Michel l’Observatoire où elle est enterrée. Elle est la fille de Fadhma Ath Mansour Amrouche, auteure de l’ouvrage Histoire de ma vie, et la sœur de Jean El-Mouhoub Amrouche, écrivain algérien de renom.
Exilée dans un autre pays, exilée dans une autre religion, exilée dans une autre langue, Marguerite Taos Amrouche, auteure de nombreux ouvrages et romans et interprète des chants traditionnels berbères, est restée l’Algérienne qu’elle a toujours été, la Berbère qu’elle n’a jamais cessé d’être, la passionnée de la culture algérienne qui a toujours été la sienne. Elle fut la première Algérienne à publier un roman, Jacinthe noire, en 1947. Elle a donné sa voix exceptionnelle aux chants berbères de Kabylie ; c’est à ce titre qu’elle fut invitée pour se produire sur de nombreuses scènes d’art et de culture, notamment à Paris, Madrid, Barcelone, Dakar, Florence et Rabat. Le pouvoir algérien de l’époque l’a cependant privée des honneurs qu’elle méritait et ne l’invitera même pas au Festival culturel panafricain d’Alger, en 1969.

Elle sera, par contre et pour une juste réparation de reconnaissance, invitée pendant cette période, à Alger, par les étudiants de l’université d’Alger, devant lesquels elle déclamera, avec émotion et fierté, ses poèmes et ses chants. Elle participera, à Paris, en 1966, à la fondation de l’Académie berbère. Ses principaux romans sont : Jacinthe noire (1947), Rue des tambourins (1960), L’amant imaginaire (1975). Elle laisse également un recueil de poèmes, histoires et proverbes kabyles Le grain magique (1966).

Ses disques ont sauvé, à jamais, de l’oubli, les Chants traditionnels berbères de Kabylie qu’elle tenait de sa mère, auxquels elle a donné sa merveilleuse voix et qu’elle a chantés, pour la première fois en public, au premier Congrès de musique marocaine de Fès, en mai 1939, à l’âge de 26 ans. C’est à cette occasion qu’elle a été nommée pensionnaire de l’Académie espagnole de Musique, La Casa Vélasquez de Madrid.
Au-delà de ce parcours exceptionnel, il y a aussi le lien émotionnel intense, le lien charnel, qu’elle entretenait avec son pays et son peuple, elle qui a été projetée d’un exil à un autre, d’une rupture à une autre, d’une incompréhension à une autre. Comment retrouver les signes de cette vie bouleversante, sinon dans ses écrits les plus spontanés ? Dans ces écrits qui ne sont pas retravaillés ou réécrits sous le regard d’un éditeur exigeant.

Dans ces écrits, on retrouve l’émotion, non plus celle d’une femme écrivaine et chanteuse d’opéra, mais l’émotion brutalement ressentie au plus profond d’elle-même. On y découvre l’émotion d’une Algérienne blessée par l’exclusion qu’elle a connue et vécue avec douleur.
On y découvre aussi ses espérances pour une Algérie dont elle rêvait, comme d’un fruit à cueillir avec tendresse.
On y découvre le cri d’une femme meurtrie par l’incompréhension d’hommes politiques désincarnés de la vérité de leur société.

On y découvre aussi cette prémonition, qui était la sienne, qu’un jour les jeunes de son pays viendraient à bout de toutes les injustices et de tous les oublis. Elle n’a eu le temps de vivre ni Avril 80, ni Octobre 88, mais elle pressentait qu’un jour meilleur viendrait grâce à une jeunesse algérienne bouillonnante du désir de liberté.
Dans ces extraits de lettres, on pourra suivre ses appels au pays qui lui manque, à ce pays que lui ont arraché ses exils et ses exclusions. Elle ne cessait de se voir, comme dans un récit fabuleux, parcourant l’immensité de l’Algérie et en même temps toute sa beauté. Dans ces extraits de lettres, nous suivrons, impuissants, son long combat contre la douleur d’une maladie qui l’arrachera à la vie ; une vie qu’elle voulait prolonger pour voir se réaliser son rêve le plus fou, celui de revoir son pays, sa Kabylie, son Algérie, de se réapproprier ces objets si simples d’une vie simple qu’elle voulait revivre.

Comment, à l’écouter nous lire ses lettres, ne peut-on point sentir cette fragilité et cette force de résistance qui était la sienne ? Comment ne pas ressentir pour Nna Taos, l’émotion communicative qui était la sienne ?
Écoutons-la donc lire ses propres mots écrits de sa propre main et essayons de reconstruire, avec elle, son univers intime.

Paris, le 4 janvier 1970

Mon cher et fidèle Mohand. Ton télégramme m’est bien arrivé (lors du récital de Taos Amrouche, à Rabat), qui m’a apporté la sève de tous les jeunes arbres de chez nous, de notre terre, qui poussent droit, sous la lumière de Dieu, sous le soleil des ancêtres. J’avais tant besoin de cet apport. Je me suis battue là-bas avec foi et j’ai triomphé (…). Les applaudissements, au cours de la dernière séance, sont allés à une ‘triomphatrice’, déchirée et transformée en fontaine de larmes !! (…). J’ai reçu également ta si émouvante carte. Le ton (le tien) est toujours aussi juste, aussi calme, résolu et ferme et aussi fier.
Cette année sera décisive ‘Assegwass agi da ssegwas amervouh !’. Celle des prises de conscience, des réveils. L’année du bonheur. (…) Mon 3e disque sera en vente en janvier (ces jours-ci) Les chants de l’Atlas. Traditions millénaires des Berbères d’Algérie… Tâchez de faire rentrer ce disque à Alger… La préface de Vincent Monteil est très belle. À Paris, certains étudiants de la faculté de Vincennes ont pleuré en m’écoutant, m’a affirmé mon ami Vincent Monteil.” “À ce congrès (de Rabat), personne n’a représenté l’Algérie. Da El-Mouloud a brillé par son absence. Pourquoi ? Son absence a été déplorée par tous. Aucun écrivain n’est venu de Paris. Pour Alger, il y avait Lahbabi et Jean Dejeux ! Ils étaient présents à la soirée, au concert. Et ils ont suivi les interventions.
Mais que restera-t-il de tout cela dans la publication des comptes-rendus ? J’ai rencontré l’écrivain marocain Abdallah Laroui (Histoire du Maghreb) venu de Casablanca pour m’entendre. Il a paru bouleversé et s’être reconnu : ‘Vous avez été à vous seule un Congrès. Vous nous avez apporté nos racines. Maintenant, je sais qui je suis, etc…’. Mais concrètement qu’en restera-t-il ? Tout cela s’est déroulé à huis clos ! Sans qu’aucun journaliste ne soit admis. C’était fou, non ?
Ainsi va la liberté d’expression et l’affirmation de la ‘désaliénation’ ! … Voilà des graines ensemencées. Il faut attendre qu’elles germent. Elles germeront, c’est sûr (…) Je voudrais, maintenant, cher Mohand, (…) que tu répercutes ce que je te dis auprès des vrais, des purs qui croient et travaillent de leur côté utilement. Comme nous travaillons ici nous-mêmes (…). C’est que la lutte n’est pas vaine puisqu’une jeune moisson de chercheurs ardents lève (…).
J’ai reçu les bons vœux de notre ministre de l’Information, à qui je vais répondre bien sûr (Le Dr Taleb me connaît assez bien). Cela changera-t-il quelque chose qu’il soit à l’Information pour ce qui nous intéresse ?? Et la nomination de Lacheraf comme conseiller culturel facilite-t-elle quelque chose ?? (…) Espérons. (…) Où en serons-nous d’ici là ? Aurons-nous avancé, sur le droit chemin ? Le monde est enténébré de catastrophes. Mais nous devons lever le regard vers Lalla Khadidja Tamgut (La Sainte) qui doit étinceler de neige. Ah ! Que c’est beau que nous puissions bientôt nous élancer à travers toute notre chère patrie, à la recherche des valeurs périssables. J’aimerais parcourir avec vous nos villages, nos plages, nos déserts, nos ruines. Entraînée par vous, connaître les Aurès et le M’zab et m’aventurer plus bas. Découvrir Tlemcen et la Qalâa des (…) Béni Hammad, ancienne capitale berbère (…) Ah ! ce passé fabuleux. (…)”.
Paris, le 30 novembre 1970
Ta belle lettre, très simple et si émouvante lettre du 29 août écrite de ton merveilleux village, m’est entrée dans le cœur, avec tout ce qu’elle contient d’instructif et de consolant. Mais à peine rentrée de vacances, vers le 15 août, le 12 ou le 13 je crois (j’espérais te revoir encore une fois), je suis tombée malade. J’ai le cœur fatigué(…) Les chants de l’Atlas vont sortir d’un jour à l’autre (l’autre titre, si beau à mon avis, Offrande à la Kahina reine des Aurès, n’a pas été retenu) (…). Je pars dans deux jours pour le Congrès international de la culture (…) auquel je participe à Rabat. Et qui sera ‘concerné’ par un concert de nos chants traditionnels (…).
Ce sera le samedi 5 décembre (…). Je t’écris ce mot de mon lit. Je suis très fatiguée. Mais Dieu est grand. Yella Rebbi. Et quand la cause est juste, la force est décuplée.
Tu as pu voir par toi-même la joie (quelquefois frémissante et perlée de larmes !) quand tu venais. Tu m’as laissé, mon petit Mohand, un si beau, si rayonnant souvenir. Ici, j’ai trouvé un étudiant qui a sa maîtrise de philo, qui fait une thèse. Il s’est mis à mon entière disposition pour m’aider à faire le grand livre sur mon frère, qui sortira pour le 10e anniversaire de sa mort, en août 1972.
Ce sera aussi le 10e anniversaire de la libération de notre pays. Reste la libération des consciences, des cœurs et des âmes … “Dieu ouvrira les portes” (…) Ce qui me toucherait ? C’est que vous m’écriviez tous pour me fortifier (…) J’ai besoin de vos lettres. Cela me donnera la force. (…)”

Paris, le 3 mai 1971
(…) Ce serait trop long, trop douloureux à raconter. Je ne puis. Ma gorge guérit et me refait souffrir. Le mal est profond.
C’est celui d’un trop long exil, d’un manque de soleil fondamental.
Le pays, il me faut le retrouver dans vos yeux, dans votre élan vers les racines. Mais moi, plus je vais, plus je m’affaiblis. (…)
Venir ?… C’est trop tôt. Beaucoup de choses en profondeur germent. Il faut attendre.
Le Dr Taleb qui me connaît bien, à qui j’ai longuement écrit en janvier, répondant à sa carte de vœux, lui annonçant la parution de mon 3e disque, ne m’a pas répondu.
(…) En ce qui me concerne, je ne vois rien qui se dessine au niveau où je me situe avec le message que depuis 32 ans je m’efforce de perpétuer.
Bien entendu je ne parle pas de l’écho que je rencontre chez ceux de ta génération, écho positif, merveilleusement réconfortant, mais c’est au niveau des “manettes” que ça renâcle. (…) Et ce mouvement ne peut venir que de la jeunesse estudiantine, universitaire. Cela se comprend. Pourvu que cela n’arrive pas trop tard… Je suis infiniment lasse.
Venir à Alger, quand on ne détaxe pas mes disques ? Quand le livre de ma mère est sous le boisseau ? Quand ceux qui ont témoigné pour cet art superbe tournent leur veste ?
Ce n’est pas possible, Mohand (…). Tu vois, il y a sans doute une faille en nous : dès que ‘l’assiette au beurre’ arrive entre nos mains … adieu l’idéal, adieu la cause la plus sacrée ! (…) L’argent pourrit l’âme (…)
J’aurais besoin d’un changement d’air. De soleil, d’enthousiasme. De jeunesse qui apprendrait de moi comme j’ai appris de ma mère et elle des aïeux…
(…) L’année dernière, tu m’as trouvée assez abattue. C’est encore pire cette année. Pourtant, je sais, je sens que les choses mûrissent, que la prise de conscience s’opère chez beaucoup, mais moi, je m’épuise… Je fais illusion quelques fois … je fais quelques pas et tombe pour me relever (…).(…) Mais, Mohand, parle-moi du ciel, des poissons. De nos vraies richesses.
De nos bijoux anciens. De l’air de nos montagnes.
De la dignité de notre vie patriarcale, et aussi du nouveau qui vous pousse en avant, mais fortement appuyés sur un passé de sagesse (…). Dites-moi que c’est sur ce roc que vous prenez appui pour vous élancer (…). Courage ! (…) du fond du cœur. (…)”
Lorsque tombe le rideau et se lève
Taos Amrouche s’éteint, en exil, le 2 avril 1976, au milieu du printemps, thafsouth, alors que les bourgeons des fleurs éclosent. Elle s’est éteinte alors qu’elle espérait encore voir les bourgeons de liberté portés par les jeunes d’une Algérie des espérances ; alors qu’elle espérait encore, malgré sa maladie, qu’elle assisterait aux “prises de conscience” et aux “réveils”, d’un pays qu’elle aimait, comme un fruit fragile, d’avoir été trop malmené.
De là-haut, elle qui mêlait intimement sa foi chrétienne, celle de l’islam de ses appartenances et les croyances ancestrales de son âme, sera reposée en apprenant que les jeunes, qui étaient les siens, ont fait fleurir le Printemps berbère en avril 80, et qu’aujourd’hui Tamezgha est un immense territoire libéré de sa négation et que tamazight, langue originelle de son Algérie, est, ce qu’elle n’aurait jamais dû cessé d’être, la langue nationale et officielle de l’Algérie réconciliée avec elle-même.
Repose en paix, Nna Taos, toi dont le combat sur Terre a été si harassant mais en même temps si riche d’espoirs et de leçons pour les générations qui t’ont entendue et celles à venir.

M. A.-Lahlou

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Entretien avec l’écrivain Rachid Oulebsir

Posté par coinlitteraire le 29 mars 2013

Entretien avec l’écrivain Rachid Oulebsir rachid_oulebsir

Entretien réalisé par Aomar Mohellebi

Universitaire diplômé de Paris Sorbonne, ancien journaliste, essayiste  et écrivain, Rachid Oulebsir est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et d’un diplôme d’études approfondies en sciences sociales (Doctorat de troisième cycle) des universités  Paris Nord et Paris 1 Panthéon- Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs livres dont deux romans, « Les derniers kabyles » et « Le rêve des momies ». Rachid Oulebsir a également publié des essais dont « L’olivier en Kabylie entre mythes et réalités ». Actuellement, il vit parmi les paysans de la montagne, à Tazmalt,  non loin de  Béjaïa.

Le Courrier d’Algérie : Le parcours de votre vie est atypique et il mérite qu’on s’y attarde. Jeune, vous êtes parti en France où vous avez effectué des études supérieures. Puis, contrairement à la majorité écrasante de ceux qui partent, vous êtes revenu. En plus, non pas pour vous installer dans une grande ville. Mais plutôt pour vivre en pleine campagne et il parait que vous menez actuellement une vie de véritable montagnard. Un choix qui peut sembler absurde quand on prend la vie de manière très superficielle comme la majorité le font aujourd’hui. Parlez-nous un peu de tout ça…

Rachid Oulebsir : Si j’aimais la ville, je n’aurais jamais quitté Paris, sans doute la plus  belle ville du monde. Je suis revenu pour vivre  à la campagne.
En 1980, je suis rentré de France  pour des vacances. Conquis par la magie  de la Kabylie je me  suis inséré  dans cette oasis culturelle pour le reste de mes jours. J’ai travaillé quelques mois à l’université d’Alger, à Constantine puis au Sud. J’ai fini par ranger mes stylos et tout plaquer, rompre avec la fausse modernité, pour reprendre la ferme familiale à Tazmalt dans la haute vallée de la Soummam (Béjaïa).
J’avais décidé de  m’insérer parmi les paysans, les montagnards  à la culture ancestrale  dans le but d’écrire des romans, des essais et  surtout des reportages. Lire la suite… »

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Renia Aouadene. Invitée Café Littéraire le 06 nov 2012

Posté par coinlitteraire le 3 novembre 2012

Renia Aouadene. Invitée Café Littéraire le 06 nov 2012 dans Debats litteraires renia_aouadene

AOUADENE   RENIA
Professeur de Lettres-Espagnol
Poétesse - Nouvelliste – Dramaturge - Romancière
Invitée à un café littéraire

Née à Marseille, elle est originaire de la région de Iboulaouadène – Kabylie – Algérie.

Elle fait des études de Littérature et Civilisations hispano-américaines et en sciences de l’éducation à l’université d’Aix en Provence. Ensuite elle part pour Cordoue et Grenade comme assistante de Français où elle se passionne pour l’Espagne arabo-berbéro-musulmane.

Engagée dans le mouvement associatif, elle milite au sein d’Associations marseillaises issues de l’immigration. Elle est animatrice socio-culturelle, formatrice auprès des publics en difficultés d’insertion sociale et professionnelle.

Elle a enseigné la Littérature et l’Histoire dans un Lycée des Métiers à Marseille aujourd’hui elle enseigne l’Espagnol dans le cadre de Projets européens et d’échanges avec l’Espagne.

Rénia est une conteuse qui déclame sa poésie sur les thèmes qui lui sont chers et qui traduisent sa révolte devant l’injustice où qu’elle soit. Elle a publié des nouvelles, de la poésie, du théâtre et un roman où l’on retrouve les cultures dans lesquelles elle a baigné depuis son enfance.

Elle participe à des salons du livre, festivals ou elle donne des conférences. Elle fait des lectures poétiques sur scène accompagnée de Denis Chauvet , musicien guitariste et bassiste.

Le mardi 06 novembre 2012 à 14h00

au

Centre de documentation en droits de l’Homme(CDDH)

Affilié à la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme(LADDH-Bejaïa)

Situé à la cité Aouchiche (pont de Tazeboujt)

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De la Numidie à l’Algérie : grandeurs et ruptures (par Karim Younès)

Posté par coinlitteraire le 25 septembre 2011

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De la Numidie à l'Algérie : grandeurs et ruptures (par Karim Younès) dans Production litteraire          (Par Hocine T). Ils étaient nombreux, hier, les lecteurs et lectrices à se faire signer le livre de Karim Younès « De la Numidie à l’Algérie : grandeurs et ruptures« .
          A l’occasion de ce 16e Salon international du livre d’Alger (Sila) le stand de Casbah Editions ne désemplissait pas, surtout que, à côté de Karim Younès, le caricaturiste Ali Dilem dédicaçait son ouvrage Algérie mon humour. En ce vendredi après-midi, c’était l’ambiance des grands jours pour les férus de vente-dédicace. L’ancien homme politique se prêtait gentiment aux sollicitations du public, parmi lequel des noms connus (dont Saïd Hilmi). Karim Younès ne le montrait pas visiblement, mais on sentait bien qu’il était ravi d’être ainsi débordé par le nombre croisant de tous ces gens venus pour une signature et échanger quelques mots. Manifestement, l’écriture et la reconnaissance du public lui donnaient du punch. Un succès aussi pour son éditeur. Le livre ? Il s’agit d’un volumineux ouvrage de 518 pages paru le 21 septembre dernier chez Casbah Editions. Dans De la Numidie à l’Algérie : grandeurs et rupture, l’auteur revisite l’histoire de son pays depuis la lointaine Antiquité, en passant par la propre saga familiale, et jusqu’à l’Algérie d’aujourd’hui. Les faits historiques, les dates et autres séquences fortes, les «petits» et grands personnages… jalonnent les pages de ce livre. Karim Younès n’oublie pas d’évoquer son propre parcours, personnel et politique, lui qui a été témoin et acteur de la vie politique algérienne de ces dernières années. Un ouvrage à lire absolument, en ce qu’il regorge d’une foultitude de détails, loin, bien sûr, d’un quelconque «déballage politico-médiatique » (selon ses mots). Karim Younès a su, ici, éviter intelligemment le piège de vouloir «solder des comptes» (sic) et faire œuvre d’historien, en commençant par interroger ses ancêtres pour mieux aider à comprendre l’Algérie contemporaine. «J’écris, dit-il, pour l’histoire de notre pays, pour la libération de nos consciences vis-à-vis des générations dont nous sommes comptables ». Avouons qu’il s’en sort plutôt bien dans son entreprise, au grand bonheur du lecteur (qui n’aura à payer que 1 000 DA pour s’offrir un livre également plein de moments d’émotion et de littérature). Licencié de langue française de l’Université d’Alger en 1978, Karim Younès a été secrétaire d’Etat puis ministre de la Formation professionnelle de 1997 à 2002. En mai 2002, il est élu député à l’Assemblée populaire nationale. A partir de juin 2002, il est président de l’APN dont il démissionne le 3 juin 2004. Depuis, il est retiré de toute activité politique et vit à Alger avec sa famille. Mais il ne se considère pas comme un retraité de la politique et du militantisme. La preuve, son intéressant ouvrage tout frais sorti chez son éditeur.

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Le marché du livre en Algérie

Posté par coinlitteraire le 16 décembre 2010

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Marché du livre en Algérie : quelques constats 

          (Par Djaouida Chaib). « Il n’y a pas réellement une politique du livre en Algérie », disent à l’unanimité les gens du métier qui souhaiteraient l’instauration d’une  loi qui définirait les règles générales de toute la chaîne du livre et une politique fiscale stable à même de réduire les coûts tant à la production qu’à l’importation et pourquoi pas une subvention du livre.

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«Etre Amazigh rime avec sens de l’honneur» :titre d’un livre de Youcef Allioui

Posté par coinlitteraire le 30 novembre 2010

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Interview réalisée par Tarik Djerroud

Auteur prolifique, Youcef Allioui demeure néanmoins un parfait inconnu en Algérie, excepté pour quelques initiés.

Dans cette interview, ce docteur éclectique dresse un constat sur le conte kabyle, la culture amazighe et l’identité nationale…

La Dépêche de Kabylie : Qui est Youcef Allioui ?

Youcef Allioui : J’ai vu le jour à Ibouziden sur les hauteurs d’Awzellaguen. A la fin de mon service militaire, en 1973, j’ai orienté ma carrière estudiantine vers Paris ou je fréquentais le Groupe d’Etudes et de Recherches Berbères de Vincennes ainsi que la Sorbonne, là ou j’ai rencontré Joseph Gabel qui me poussa à préparer un doctorat de sociologie et, dans la foulée, il me présenta Fernand Bentolila, mon mentor en linguistique berbère. Tout en enseignant, je travaillais aussi comme cadre financier et je participais au Groupe d’Etudes et de Recherches Berbères de Paris V, sous sa direction ; entre temps mon esprit comptable s’est émoussé. Avec l’enseignement et la sociologie, je me découvrais l’âme d’un psychologue.

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Allures et ratures (par Hadj MIliani)*

Posté par coinlitteraire le 6 novembre 2010

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Les données du paysage du livre sont connues de tous les spécialistes, mais mériteraient d’être davantage débattues.

sila.jpg          Pour l’Algérie, quelques données (encore partielles) sont essentielles pour configurer complètement le cadre général du propos (en dehors de l’édition proprement dite qui mérite à elle seule une étude particulière). Il s’agit de prendre en ligne de compte tout d’abord le poids du réseau public des bibliothèques, des librairies générales et des éditeurs publics et privés. En 2008, le ministère de la Culture recensait 331 salles de lecture et 182 bibliothèques communales en Algérie. Depuis, 120 bibliothèques ont été construites et 22 bibliobus acquis.

          Ce décompte ne comprend pas les bibliothèques universitaires, celles des établissements scolaires, des entreprises et des associations et institutions privées). Ces chiffres sont à considérer comme purement indicatifs, de nombreuses bibliothèques publiques ayant été construites dans le cadre des nouvelles structures urbaines édifiées ces deux dernières années.

          Cette identification générale pose néanmoins le problème de la nature de ces salles de lecture et du type des ouvrages proposés. À la même période, le ministère de la Culture répertoriait 67 libraires (au sens d’établissement dédié uniquement à la vente des livres) présents sur 23 wilayas (une moyenne de 1 à 5 dans ces wilayas, exception faite d’Alger). Enfin, 75 éditeurs sont listés également en 2008 par le ministère de la Culture, dont 14 seulement hors de la wilaya d’Alger. Cependant, en 2010, on recense 165 éditeurs déclarés au registre de commerce, ce qui signifierait que leur nombre aurait plus que doublé en deux ans. Il faut ajouter à ce panorama que des opérations exceptionnelles ont permis de «booster» le monde de l’édition par une certaine politique volontariste.

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Rencontre avec Ahmed CHENIKI

Posté par coinlitteraire le 23 septembre 2010

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ancien journaliste, spécialiste du théâtre algérien et du théâtre de Molière.

Auteur de quatre ouvrages traitant de la question :

- Le théâtre en Algérie, Histoire et enjeux, Edisud,  France, 2002.

- Algérie,vérité du théâtre, Dar el Gharb, 2006.

-Le théâtre dans les pays arabes, genèse et emprunts, Dar El Gharb; 2006.

-Le théâtre dans les pays d’Afrique Noire francophone, Dar El Gharb, 2006.

SAMEDI 02 OCTOBRE 2010  à 14H

au Théâtre Régional de Bgayet.

Nous informons nos fidèles amis du Café Littéraire de Bgayet et l’ensemble des visiteurs du présent blog que notre ami Ahmed Cheniki anime un site internet consacré à la culture algérienne. Rendez-vous au site :

http://cultures-algerie.wifeo.com/

Courte biographie de Ahmed Cheniki

chenikiphoto.jpg          Né à Collo en 1954 où il fait une partie de ses études puis finit son cycle secondaire au Lycée de Mansourah (Constantine) où il obtint son bac philo en 1974. Diplômé de l’Institut National d’Art Dramatique de Bordj El Kiffan en 1976. Il commence une carrière de journaliste tout en préparant une licence de Français à l’université d’Alger qu’il obtint en 1980. En 1983, il décroche un D.E.A à l’université Paris IV-Sorbonne, Centre International d’Etudes Francophones puis enchaîne quelques années plus tard pour un doctorat sous la direction de MM Jean Déjeux et Robert Jouanny sur le thème « Théâtre en Algérie, itinéraire et tendances » qu’il obtient avec la mention très honorable.

          En septembre 2001, il obtient, auprès de l’université Paris XII, l’habilitation à diriger des recherches en Lettres.

          Aujourd »hui, il est Maître de conférence de Littérature de langue française à l’université d’Annaba, tout en exerçant sa vocation de journaliste en collaborant pour divers journaux et revues.

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Hommage à Taos Amrouche au Centre Culturel Algérien (Paris)

Posté par coinlitteraire le 29 avril 2010

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«La grandeur de l’homme réside dans sa décision d’être plus fort que sa condition. » (Albert Camus). La vie et l’oeuvre de Taos Amrouche, auteur, cantatrice et journaliste longtemps ignorée par les institutions littéraires et culturelles algériennes, étaient à l’honneur au Centre culturel algérien de Paris où, pour la première fois, un grand hommage lui a été rendu.

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Evocation. Jean El-Mouhoub Amrouche : l’Algérie au cœur

Posté par coinlitteraire le 17 avril 2010

algerie.jpg 

Le 16 avril 1962, Jean El Mouhoub Amrouche venait de quitter ce monde et toute une génération d’intellectuels, politiques et poètes de l’Algérie tâtonnait encore à deux doigts de son indépendance.

Sa réflexion sur l’histoire s’est concentrée sur sa terre qu’il voulait réapproprier à ses enfants libres. De poète qui portait son peuple avec l’atavisme de l’éternel Jugurtha, Jean El Mouhoub Amrouche prend la défense des colonisés pour mettre à nu un système colonial basé sur l’injustice, la violence et l’arbitraire.

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