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Malika ARABI invitée du Café Littéraire de Bgayet

Posté par coinlitteraire le 5 décembre 2011

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          (Par Nabila Guemghar). Eclats de vie, le livre que Malika Arabi est venue présenter au public, lors d’une rencontre organisée, samedi dernier, dans l’enceinte du salon convivial de la Maison de la culture, par le Café Littéraire de Béjaïa.

          Dans une ambiance intimiste, jalonnée par le doux son du luth, que manie, à merveille, le jeune et talentueux Mokrane Tighremt, l’invitée du Café Littéraire s’est livrée, à cœur ouvert, à l’assistance qui l’interrogeait sur son œuvre. Elle a répondu sans ambages à certaines questions sensibles qui n’ont pas manqué de soulever un débat passionné et passionnant parmi les présents.  »La religion est l’opium des peuples« , assène-t- elle, en réponse à un intervenant pour qui seule la laïcité est à même d’endiguer la montée en puissance de l’islamisme, et d’inviter le public à lire son livre où un chapitre entier à été consacré à la question.

          Le débat était aussi l’occasion de revenir sur son récit, une autobiographie plurielle où l’histoire personnelle est intimement liée au destin tragique de sa famille (le père, la mère, le frère et la sœur emprisonnés par l’armée coloniale, subissant les pires sévices), ce n’est pas pour rien qu’elle s’est mise, à la fin de sa carrière de professeur de l’enseignement moyen, à écrire. D’ailleurs, pour elle, l’écriture est une catharsis, un besoin vital pour se guérir,  »j’écris pour me soulager, pour exorciser le mal qui me ronge« , affirme Mme Arabi, et d’insister pour dire que l’écriture est comme une mise au point avec soi-même, en disant les choses telles que vécues, sans avoir à les magnifier ou à sublimer les événements… Son écriture, elle l’a veut témoignage et dénonciation,  »je veux aussi passer des messages à travers mon témoignage », dira-t-elle. Ne se sentant pas la veine d’écrivaine, elle espère, néanmoins, continuer d’écrire…

          Sur la condition de la femme, l’invitée du Café Littéraire ne mâche pas ses mots, elle, qu’on a voulu élever dans  »les normes » d’une tradition archaïque qui n’a plus sa raison d’être, fustige l’ostracisme ambiant et le discours hypocrite des hommes à l’égard de la femme. L’écheveau d’une vie  »éclatée » est ainsi déroulé, un parcours atypique, dans une Kabylie (l’auteur est née à Tarsift, pas loin de Tigzirt) austère, où la soumission à l’homme est la seule voie de salut… Un récit dans lequel se reconnaissent beaucoup de ses concitoyennes qui viennent lui témoigner leur reconnaissance de leur avoir, d’une certaine manière, donné la parole et dit leurs non-dits. Elle ne cache pas, cependant, son scepticisme quant à l’évolution des choses, la suprématie du patriarcat constitue un frein à l’émergence de toute contestation de la part de l’autre sexe. Abordée sur la question linguistique en Algérie, Malika Arabi dit n’avoir de complexe avec aucunes des langues usitées, d’ailleurs, son récit, Eclats de vie, fera bientôt l’objet d’une traduction en langue arabe. Le Français, pour l’oratrice, est un butin de guerre, qui lui a permis de s’extirper du courroux de sa société et de s’en défaire ! Sans aller jusqu’à parler des bienfaits du colonialisme, Malika Arabi reconnaît, sans équivoque, que c’est par le truchement de la langue française qu’elle a pu s’émanciper,  »la France m’a fait trop de mal pour la sublimer », explique-t-elle.

          Etait présente à cette rencontre, une poétesse, laquelle, dans sa langue maternelle (le kabyle), transcende le mal à sa manière et accouche, non sans douleur, d’une poésie dont elle seule a le secret. Cette autre dame au regard discret s’appelle Zoulikha Idres, une quinquagénaire de Béjaïa, que tous appellent affectueusement Khalti Zoulikha. Elle a charmé le public en déclamant Tamettut (la Femme), Izuran (les Racines) et d’autres poèmes poignants, accueillis chaleureusement par le public. Ghilas Ainouche, le caricaturiste du Café Littéraire de Béjaïa, a, tout au long de la rencontre et comme à son habitude, gratifié le public de ses dessins percutants et pleins d’humour. Il est à noter que ce programme, initié depuis plus d’une année, entre dans le sillage des activités du Café Littéraire visant à la promotion d’auteurs, jeunes et moins jeunes, qui font leur entrée dans le monde de l’écriture, une initiative que soutient la Maison de la culture en offrant le cadre adéquat pour les organisateurs et l’aide nécessaire pour le bon déroulement de chaque rendez-vous.

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Béjaïa En marge des journées cinématographiques

Posté par coinlitteraire le 21 juin 2011

 Le couple ambivalent livre-film décortiqué

          (Par Nabila GHEMGHAR). En marge des journées cinématographiques de Béjaïa clôturées dans la soirée de vendredi, s’est tenue, au campus d’Aboudaou, une conférence traitant de la relation entre livres et cinéma. Les livres adaptés au cinéma provoquent-ils les mêmes sensations chez le spectateur que celles suscitées à leur lecture ? La novélisation, phénomène récent, a-t-elle un avenir devant elle ? Dois-t-on systématiquement établir un lien entre le récit livresque et le récit filmique ? Qu’apporte le cinéma au récit, une fois l’histoire adaptée ? Un ensemble de questions variées auxquelles des spécialistes du domaine se sont plus à répondre lors d’une conférence-débat animée à l’auditorium du Campus Aboudaou, à Béjaïa. Du récit littéraire, au récit filmique ; enjeux et problématique était ainsi le thème de cette conférence animée par Tahar Chikhaoui, critique de cinéma, maître-assistant à la faculté des arts et des Lettres et des sciences humaines, de l’université de Manouba (Tunis), Ikbal Zalila, également de l’université de Tunis, membre de l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique (ATPCC), Jean-Pierre Morillon, Directeur littéraire, Belleville, Paris, Stéphanie Durand-Barcand, responsable de développement, script doctor (France). Tahar Chikhaoui, dans un cours magistral, est longuement revenu sur l’histoire du cinéma mondial, depuis ses balbutiements pour expliquer à l’assistance certains éléments relatifs à la sémiologie de la narration, aussi bien dans la production littéraire que dans la production filmique. La littérature, ayant pris le pas  sur le 7e art, le retard se devait, selon l’intervenant, d’être rattrapé. A ses débuts, comprend-on, les spectateurs, nombreux à aller voir le film en salle, étaient plus captés par l’aspect «mécanique et technique, et manifestaient une certaine fascination pour le mouvement d’acteurs, les sonorités, jeux de lumières etc.». Il est ainsi souligné que les cinéastes de l’époque (les années 1920) faisaient plus dans l’illustration de ce que donnait à lire le texte littéraire. Pour ce faire, les romanciers étaient mis à contribution. Il a fallu attendre les Américains pour penser à des procédés d’écriture propres qui caractériseront par la suite la mise en scène. Invoquant une notion développée en linguistique, et à propos de l’objectif fixé, T. Chikhaoui soutient que «la littérature essaye de donner une consistance concrète à une unité abstraite, le signe. Quant au cinéma, le chemin est inverse, c’est plutôt un «ensemble de cases vides» qui doivent être remplies». La différence entre les signes «mis en scène» dans les deux cas est donc fondatrice des deux arts ici comparés. Répondant à un intervenant, à propos de la marge de manœuvre à observer relativement à l’adaptation de l’œuvre littéraire, les conférenciers parlent du respect «des fondamentaux». Il ne faut surtout pas faire dans le copier coller, insistent-ils. Quel intérêt y a-t-il à voir-lire le même roman deux fois ? Dans ce sens, Morillon cite l’exemple d’Astérix ; «Celui [l’Astérix] qui a le plus fédéré est celui qui paraissait le plus éloigné de l’auteur, et l’inverse est valable». Ainsi, réussir une adaptation ne consiste nullement à reproduire une œuvre telle qu’elle se présente dans sa version d’origine. Pour Ikbal Zalila, le chemin inverse, c’est-à-dire, aller du cinéma vers l’écriture linéaire et littéraire, ou ce qu’on appelle la novélisation, est un phénomène en plein essor depuis quelques années déjà. Le cinéma est un monde à part, ayant son propre langage ; sa propre stylistique. Selon cet intervenant, le film adapté n’a pas à être comparé au roman. Faute de quoi, on tomberait dans le mimétisme. C’est sans doute la raison pour laquelle de grands cinéastes, à l’exemple d’Hitchcock et Truffaut, ont refusé de faire dans l’adaptation. Pour justement éviter ce piège. Et ce n’est pas pour rien que des siècles après, la Joconde continue toujours de susciter intérêt et fascination, «elle ne ressemble à personne», conclut Tahar Chikhaoui. A rappeler que les conférenciers étaient présents dans la ville de Béjaïa pour les rencontres cinématographique s’y étant déroulées du 11 au 17 juin à l’initiative de l’association Project’heurt. Un bémol tout de même : l’absence du public universitaire à qui était destinée la conférence. Le nombre des présents se comptait sur le bout des doigts, sans exagération aucune. La raison principale étant les examens de fin d’année de l’avis d’une enseignante présente à cette rencontre.

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Bgayet. Aït Smaïl organise le 9e Festival de poésie amazigh

Posté par coinlitteraire le 30 mars 2011

          Les poètes de plusieurs régions d’Algérie se sont donné rendez-vous, le week-end dernier, à Aït Smaïl pour la 9e édition du Festival de poésie amazigh, organisée par la très active association locale Adrar n’fad en hommage à l’écrivain Mouloud Mammeri.

          (Par Hakim Kebir). Durant trois jours, la maison de jeunes de la localité a vu défiler des amateurs de poésie venus de différentes régions berbérophones d’Algérie. Avec pour objectif d’en faire un espace d’expression et de rencontre des poètes, les initiateurs du festival – qui a vu le jour en 2003 – ont réussi leur pari puisque pas moins de 131 poètes des deux sexes et de tous les âges ont pris part à ce rendez-vous. L’occasion a été aussi donnée aux férus de ce genre littéraire de déclamer leurs poèmes sur les différents thèmes et dans les variantes de la pratique de la langue amazigh.Riche en couleur, la manifestation a vu aussi l’organisation d’ateliers d’art, d’expositions de peinture, d’un café philosophique et de conférences-débats sur les thèmes de la poésie et de la littérature en général.

          Ainsi, Ouchene Smaïl et Mokrani Nourredine ont exposé leurs œuvres d’art et se sont vu décerner des prix d’encouragement à l’issue du festival. Allaoua Rabehi, membre du jury et enseignant de tamazight à l’université de Béjaïa, a animé une conférence sur «La poésie du chanteur kabyle Lounis Ait Menguellat» et Abdennour Ould Fella a abordé le thème de «Mouloud Mammeri : de la distanciation à la réappropriation de la culture berbère».

          Cercle de poètes

          L’écrivain journaliste Rachid Mokhtari s’est étalé, pour sa part, sur une œuvre jusque-là méconnue du grand public, à savoir «Mouloud Mammeri, entretien avec Tahar Djaout». Dans une conférence sur le thème «Mouloud Mammeri et Tahar Djaout : empathie et écriture», Rachid Mokhtari a su, dans un langage limpide, disséquer l’entretien qui, selon lui, a servi à «préparer au changement dans l’esthétique littéraire entre deux générations d’écrivains et la transition vers une nouvelle voie romanesque». Aussi, cet échange entre les deux écrivains a, selon le conférencier, «apporté des éléments de réponse concernant la production de l’auteur de La Colline oubliée sur le plan quantitatif, la notion d’engagement et le devoir de vérité chez lui et la dichotomie entre sa production de l’imaginaire et ses travaux de recherche».

          Ce festival annuel, qui s’est déroulé dans une ambiance bon enfant et qui a suscité l’engouement du public, s’est clôturé samedi avec la remise de prix aux auteurs des meilleures œuvres poétiques, après évaluation par un jury composé d’universitaires spécialistes.
Ainsi, le premier prix est revenu à un jeune poète, Ibri Hamid de Aïn El Hammam (Tizi Ouzou), alors que des prix ont été attribués pour des poèmes déclamés dans d’autres variantes du parler amazigh, à savoir le zenati, le ouargli et le chaoui.
          Malgré la fatigue, perceptible sur leurs visages, due à la longue préparation entamée depuis décembre, les membres de l’association Adrar n’fad ont affiché leur satisfaction suite à la réussite du festival ; ils espèrent néanmoins une aide de la part des pouvoirs publics dont l’apport jusqu’à présent reste en deçà de leurs attentes et des objectifs qu’ils se sont assignés. Ils estiment qu’au delà de la volonté qui les anime, l’apport matériel et financier est de mise pour ne pas céder à la tentation de léthargie qui gagne le mouvement associatif.

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13ème S.I.L.A. Débats sur la litérature algérienne.

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

Un débat sur la littérature algérienne

a été organisé à l’occasion

du 13ème Salon International du Livre d’Alger.

La kheïma aménagée spécialement pour les cafés littéraires, qui vont se dérouler jusqu’à la fin de ce salon, était vide, tout comme les couloirs des pavillons abritant les différentes maisons d’édition. La deuxième journée de cet événement littéraire et commercial n’a pas connu un grand engouement des visiteurs habitués à être au rendez-vous. Le plus étonnant est que des stands étaient encore vides ou de voir encore que des organisateurs plaçaient leurs ouvrages sur les étagères, alors que les visiteurs comptaient profiter de cette journée pour découvrir les nouveautés de ce Salon en primeur. « Nous avons voulu profiter avec mes enfants de cette journée pour visiter et acheter quelques ouvrages, surtout qu’ils n’ont pas classe. Malheureusement, nous constatons, encore une fois, la mauvaise organisation du salon », confie une dame accompagnée de ses deux filles. Il est 14 h, la première conférence autour du thème « 60 ans d’écriture féminine en Algérie » a commencé avec l’intervention de la poétesse Zineb Laouedj. Cette dernière a donné un petit aperçu des écrits de quelques femmes algériennes qui ont émergé sur la scène littéraire depuis les années 1920, malgré les problèmes auxquels elles ont fait face : « Il était très difficile pour une femme algérienne d’écrire, autant que femme d’abord, puis d’écrire en langue arabe, surtout durant la période coloniale. »

Quant à la deuxième intervenante à cette même conférence, notre consœur Nacéra Belloula, elle trouve que les écrits dits féminines relèvent, depuis près de 60 ans, d’une « littérature libératrice ». Elle a affirmé, dans ce contexte, que le premier roman d’Assia Djebbar, La Soif, écrit en 1955, « ne fait pas partie d’une écriture spontanée. Au contraire, Assia Djebbar avait rejoint la thématique liée à la guerre de Libération nationale ». La seconde conférence, très attendue par les passionnés de la littérature, autour de la problématique « Existe-t-il une littérature algérienne ? », devait être animée par quatre figures emblématiques de la littérature algérienne, Aïcha Kassoul, Rachid Mokhtari, Mohamed Sari et Fatima Bakhaï. Mais en l’absence des trois premiers conférenciers, Fatima Bakhaï a essayé tant bien que mal de satisfaire la curiosité de l’assistance. Pour elle, « il n’y a pas de littérature algérienne, il y a seulement la Littérature, avec un grand L. Cette grande littérature traite des problèmes de toute l’humanité et cela depuis l’antiquité. C’est la manières avec laquelle on les traite qui change. » Cette universalité de la littérature, Mme Bakhaï la confirme en disant que « la littérature est transnationale », et qu’elle « franchit toutes les frontières ». Ainsi, la conférencière réfute le terme littérature dite algérienne ». Mais pourquoi alors ne réfute-t-on pas les autres littératures : la littérature française, allemande, russe, japonaise… La littérature algérienne, qui fait l’objet de différents séminaires et études dans les plus prestigieuses universités du monde, n’a-t-elle pas encore droit de cité dans son propre pays ?

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com (D’après le Jeune Indépendant)

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