Expo Jacques Brel du 10 au 20 janvier 2015 au TRB

Posté par coinlitteraire le 2 janvier 2015

Rencontres littéraires organise

Expo Jaques Brel,du 10 au 20 janvier 2015, de 10h à17h au théâtre régional de Bejaia
Vernissage de l’expo samedi10 à 15h
http://www.youtube.com/watch?v=H7TOZJDguYU

 

Brel

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Aomar Aït Aïder à Bgayet le samedi 29 novembre 2014

Posté par coinlitteraire le 24 novembre 2014

ait aider flyer

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Abderahmane Zakad, un Bougiote (Ingénieur-Urbaniste-Romancier) écrit à Madame la ministre de la culture

Posté par coinlitteraire le 24 octobre 2014

 Bougie_Lecture

A Madame la Ministre de la Culture,

 

Objet : Comme suite aux rencontres sur le livre et le cinéma organisées  en juillet 2014  à la B.N

 

De ma ville de Bejaia, je vous adresse mes salutations ainsi qu’à tout le personnel du Ministère de la Culture.
Cette lettre se veut comme proposition modeste et contributrice pour l’amélioration de notre champ culturel et particulièrement au livre et à la lecture.

Les débats qui ont eu lieu lors des rencontres que vous avez initiées en juillet 2014 ont été fructueux. Chacun de nous, parmi les présents, a pu soumettre ses idées et son expérience. J’ai été, personnellement, intéressé par vos propositions sur la manière de prendre d’autres chemins pour explorer ce que l’on peut faire afin que notre champ culturel s’améliore et s’enrichisse.

De 2.000 à 2014, le ministère de la culture a entrepris beaucoup de choses, certaines bonnes d’autres moins bonnes. Je pense qu’un jour, un bilan critique de ce qui a été entrepris dans le domaine de la culture pourrait être fait. Cela permettrait  de connaître, de corriger et améliorer la gestion et la production culturelles dans notre pays. Cependant et de l’avis de nombreux spécialistes dont mon ainé et ami Mr. Kaddour Mhamsadji, l’aide au livre telle qu’elle a été pratiquée ces 10 dernières années en aidant les éditeurs n’a pas porté ses fruits. Il s’en est suivi l’apparition d’une pléthore de Maisons d’Edition, n’ayant aucun lien avec le livre, attirée par l’appât du gain et qui ont nui au Livre. Ce qui est sûr c’est qu’on a étoffé les statistiques mais brisée l’incitation à la lecture étant donné la qualité et le contenu des œuvres éditées dans ce système mis en place hélas de bonne foi. De plus, qu’elle soit en langue arabe ou en langue française notre littérature est devenue la risée de beaucoup de monde.

Voilà, donc un cas où les mauvaises décisions prises au sommet de la pyramide se répercutent vers la base d’une façon catastrophique qui va durer un long moment, c’est-à-dire ce que durent les livres.

Madame la ministre,

Vous avez une mission des plus difficiles mais des plus nobles: changer le « Monde » !

Il faut sortir de l’ombre vers la lumière. Les choses de l’esprit, la culture dans son ensemble ne peuvent se comprendre, se mouvoir et se parfaire que dans la clarté et l’éthique. L’ennemi à tout cela c’est l’ignorance. Et quand s’ajoute  l’accaparement pour l’enrichissement, le socle culturel est alors érodé et la stèle tombe. Ce qui déjà nous arrive.

Parmi tous les points que vous avez soulevés lors de ces rencontres, ainsi que les orientations que vous avez données, un point a retenu mon attention. C’est celui concernant la production culturelle en direction des jeunes.

Madame, vous avez tout à fait raison car votre directive est importante, stratégique et tout à fait justifiée. Ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui seront les hommes de demain. C’est eux qu’il convient de prendre en charge, c’est vers eux qu’il faut se tourner. Les adultes pourront toujours se débrouiller par leur jugement et leur appréciation, le marché de la culture leur est ouvert. Ce qui n’est pas le cas des jeunes, isolés et inexpérimentés, surtout qu’on n’a pas la chance d’avoir des parents attentionnés et lettrés pour servir de guide.

Il ne convient plus de savoir si les gens lisent ou ne lisent pas. L’adulte a accès aux loisirs et aux produits de la culture en toute connaissance, selon ses désirs et son libre arbitre. En plus, cela relève d’un aspect commercial: acheter ou ne pas acheter un produit culturel. L’arbre a poussé, il a ses frondaisons.

Alors qu’au contraire, s’intéresser et orienter les jeunes vers les choses de l’esprit, c’est mettre un tuteur à un arbuste pour que son développement soit guidé, droit et riche de branches. Ce tuteur peut alors lui assurer le chemin de l’avenir par la curiosité, l’ouverture sur le monde, les connaissances et le développement de la personnalité ; cela, dès son jeune âge et surtout dès l’adolescence. C’est une RÉVOLUTION à entreprendre afin de changer la perception acquise dans le passé concernant notre champ culturel orienté vers les adultes alors que nos librairies, nos musées, nos cinémas sont vide d’enfants et d’adolescents. (1)

Ces dernières années, la production culturelle, tous domaines confondus, a été axée vers les adultes.  Les hommes et femmes  d’aujourd’hui – les contemporains d’une époque – consomment une culture qui est le produit de la dite époque tout en étant imprégnée anthropologiquement par la culture des  époques antérieures, diversifiée. Cette partie de la population, mûre et avertie, est favorisée ce qui n’est pas le cas de la population jeune (6 à 12 ans) ainsi que des adolescents (15 à 18 ans).

Suite à une enquête personnelle de visu et d’écoute, j’ai constaté que seulement 10 %  de la production culturelle concerne les jeunes (cinéma, télévision, livres en tous genres, festivals, chansons – excepté la bande dessinée et les dessins animés). Alors que cette population compte pour presque 30 % de la population totale selon la pyramide des âges, sa part dans le champ culturel n’est pas en rapport de sa masse. Je ne soulève pas le cas des catégories des populations qui n’y accèdent pas : enfants d’ouvriers, enfants de ménages à faible revenu, population des bidonvilles, population du sud ou des zones déshéritées, etc. Une étude est à faire dans ce domaine pour connaitre l’impact de la production culturelle dans notre pays vis-à-vis de ces populations jeunes et des différentes strates de la population.

Aussi connaissant cette situation, mes romans et mes projets d’écritures vont en direction de cette jeunesse.

Je vous prie d’accepter mes salutations distinguées accompagnées de deux livres écrits pour les jeunes et d’un autre en préparation. (Sur mes 13 romans et Nouvelles).

 N’accordant aucun intérêt aux maisons d’édition existantes (2),  je signale que j’édite mes livres moi-même, les distribue moi-même et les vend sur l’agora de la Grande poste ainsi que dans la rue à Béjaia. Ce qui me rapproche des jeunes lecteurs avec qui j’apprends énormément.                                                                                                                                                                                                                                                          Abderrahmane Zakad – Ingénieur-Urbaniste/Romancier
8, escaliers Chellaoua
BEJAIA

——————————————

(1) El Watan a fait paraître le 29.12.2014 en page 5 un article intitulé « ETUDE SUR LE REVENU MENSUEL DES MENAGES », synthèse d’une étude faite par le SNAPAP (Société algérienne de Psychologie).

On remarque qu’il est montré pour ce concerne les dépenses des ménages,  trois graphes : NUTRITION – SANTE / SOINS- SCOLARITE / SCOLARITE – ENERGIE.

Le poste concernant les dépenses des ménages pour les loisirs, la culture ou les choses de l’esprit n’apparaît pas. C’est un indice qui montre l’intérêt que l’on accorde à la culture.

(2) Seules trois ou quatre Maisons d’Edition peuvent être qualifiées de cette appellation.  Je connais trop le sujet, ayant collaboré avec la très sérieuse maison d’Editions Marsa/Paris et Marsa /Alger et travaillé à l’OPU comme conseiller au Livre et lecteur/correcteur.

NOTE:

Un Constat désolant et un indice qui montre l’absence de communication ou le peu d’intérêt qu’accordent les citoyens aux choses de la culture.

-J’ai écrit 11 romans dont 3 romans sont des récits ou des nouvelles concernant Bejaia. (Aucune personne de Bejaia ne les a lus, à l’exception de quelques amis à qui j’en ai parlé.)

-J’ai réalisé 3 films sur les vieilles villes (Constantine, Tlemcen, Alger) – Films professionnels.

-J’ai écrit une dizaine de textes pour des conférences qui concernent le PATRIMOINE, LES TECHNIQUES PAYSAGÈRES, LES ESPACES DE JEUX POUR ENFANTS, LA MAITRISE D’OUVRAGE, etc.

-Une centaine d’articles en tous genres ont paru sur les quotidiens et particulièrement des articles qui concernent la critique littéraire et la critique d’art (Peinture).

En 20 ans, J’ai été invité par trois universités pour des conférences alors que je suis disponible :

-Université de Constantine. Thème de la conférence : Le roman algérien. (Invité par Abdelali Merdaci)
-Université de Saida. Thème de la conférence : le roman TRABENDO. (Par le chef de département lettres)
-Université de Sétif. Thème de la conférence : L’architecture Islamique. (Invité par Madame Bouadjadja.)

 Vous aurez compris, Madame la ministre, que ce n’est pas pour parler de moi que je porte à votre connaissance tout cela. A 76 ans, mes ambitions sont comme sur un palimpseste : effacées.  Si ce n’est le bonheur de communiquer avec une jeunesse à qui on doit transmettre et servir d’exemple. Hélas, les choses font qu’aujourd’hui le « mal » transcende du fait de l’ignorance ce qui pousse le « bien » à s’isoler quand il ne se cache pas.

Je ne finirai pas sans dire que c’est regrettable que les gens de Bejaia n’ont pas lu des livres qui traitent de leur ville et ne savent pas que parmi eux vit un « pauvre romancier» qui les aime veut leur donner. Est-ce un manque d’intérêt ? Un manque de communication ? Je pense que les directeurs de la culture dans les wilayas  ont un important rôle à mener dans ce domaine.

Cependant, je me réconforte en pensant que je ne suis pas le seul. Mon ami Kaddour M’hamsadji en sait quelque chose, lui notre ancien, lui qui a été l’un des premiers membres de l’Union des Ecrivains sous la présidence de Mammeri (Oct.1963), lui qui a vu ses livres traduits en chinois, lui qui a écrit le premier livre « Comment concevoir une émission radiophonique » en 1974, lui qui  a vu son livre «  Le silence des cendres » porté à l’écran. Et, des ANCIENS, on en a besoin, pour servir de rampe sur quoi on s’appuie. Surtout dans le monde de la culture. (A.Z)

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Festival de la chanson Amaziɣ de Bgayet. « Les témoins du temps »

Posté par coinlitteraire le 3 août 2014

Festival_Amazigh

 

“Les témoins du temps”

Récital poétique et musical avec Salah OUDAHAR et BAZOU, dans le cadre du Festival de la Chanson Amazigh de Bejaia, au Théâtre Régional de Bgayet/Algerie

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MARDI 19 AOÛT 2 0 1 4 à 171h

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‘’Les témoins du temps’’ prend sa source dans la mémoire de la guerre d’Algérie que Salah Oudahar a connue dans son village des Iflissen/Tigzirt, en Kabylie maritime.Il revient, dans ses textes, plus de 50 ans après, sur les traces de son enfance. Il évoque, à travers diverses empreintes, réelles et imaginaires, physiques et symboliques, le passé lointain – la présence phénicienne,
romaine… – et récent – la guerre d’indépendance.

En revisitant ces lieux livrés à l’érosion du temps, à l’oubli des pouvoirs et des hommes, l’auteur s’adonne à une forme de déambulation, de recomposition mémorielle. Car au travers d’une narration intime, Salah Oudahar tisse un récit où s’enchevêtrent souvenirs historiques, remémorations personnelles et perceptions singulières. Une interrogation sur notre rapport à la mémoire, à la trace, au patrimoine, à l’histoire, au temps, par la recherche d’un langage, d’une esthétique et d’une poétique des ruines.

Je ne suis plus que figure sans nom
Impasse dans la demeure
Je ne suis plus que texte sombre
Surchargé de ratures de non-dits...
S.Oudahar

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Ode à Bgayet (Arezki Tahar)

Posté par coinlitteraire le 24 juin 2014

Ode à Bgayet

Kiki  (Par K. Smaïl). « Il est des villes comme des femmes fatales« . Cet aphorisme est de Kateb Yacine. Et Arezki Tahar l’a fait sien. Et ce, pour déclarer sa flamme à sa ville natale, Béjaïa. Une beauté immanquablement «fatale» ! Arezki Tahar, ancien directeur du théâtre de Béjaïa et agitateur de talents de l’Espace Noun d’Alger — ayant malheureusement disparu —, aime et adore sa ville natale, Béjaïa.

Une affection dévastatrice. Et pour cause ! Arezki Tahar, comme «habité» par sa ville, vient de lui rendre un bel hommage en montrant sa beauté de par un beau livre de photographies intitulé à juste titre Béjaïa, ma ville, ma pupille… C’est qu’il l’a photographiée comme une bien-aimée ! Ses déclics ? Des baisers volés pendant des décennies. Et cet amour est toujours intact, fidèle et encore plus fort. Un ouvrage préfacé par un auteur qu’on ne présente plus, Rachid Boudjedra (Printemps est son nouveau roman). Un beau livre, conçu non pas à quatre mains, mais «à deux mains et deux yeux», comme aime à le répéter Arezki.

Samedi, à la librairie, El Ijtihad (ex-Dominique), au centre d’Alger, Arezki était doublement ému : «Je suis ému d’être à côté de Rachid Boudjedra et puis, j’étais enfant quand je suis venu voir Abdelhamid Benzine, ici, dans cette librairie mythique…» En compulsant ce beau livre, on découvre un Arezki Tahar immortalisant sa ville, tel un poète. Et puis, Béjaïa est sa muse qu’il taquine affectueusement, passionnément.
Il n’a d’yeux (Dieu) que pour elle. Béjaïa, sa pupille brille, sa ville, sa vie…

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20 avril 1980 : 34 ans après… Makhlouf Bouaiche s’exprime ‑

Posté par coinlitteraire le 2 mai 2014

Bouaiche_écrivain

Le 20 avril dernier, la Kabylie fêtait le 34ème anniversaire du Printemps berbère. Makhlouf Bouaïche, une figure de la culture amaziɣ,  s’exprime. Makhlouf Bouaïche : « Cette liberté soudaine de parler de l’existence de tamaziɣt, langue et culture réprimées auparavant, aussi bien en Tunisie qu’en Libye…» Né en 1955 à Akabiou ( Bgayet), Makhlouf Bouaïche est un militant de la cause amaziɣ de la première heure.
Il connaît les geôles dès 1975, à Constantine et Blida. En 1986, il est incarcéré une année à la prison civile de Bgayet dont sept mois d’isolement. Il y écrit un roman intitulé « Le prix de la liberté », inédit à ce jour. En 1996, Makhlouf Bouaïche quitte l’Algérie pour s’installer en France après avoir séjourné en Lybie… Son roman « Graine d’exil » qui s’inspire de sa propre expérience de jeune homme contraint à l’exil en Tunisie, en Libye puis en France où il vit actuellement, dresse le portrait de deux jeunes algériens qui, malgré tout ce qui les sépare, se retrouvent embarqués dans la même tragédie de l’exil forcé : le narrateur est un jeune instituteur qui rêve de devenir journaliste, il aime les livres et les analyses politiques alors que Kaci, sans diplôme, est un businessman transfrontalier. Dans cet entretien, Makhlouf Bouaïche revient sur son roman « Graine d’Exil » paru aux éditions Tira (Algérie) en 2013.  

L’Est Républicain : Graine d’exil est l’un des rares romans sur l’exil de jeunes – Algériens en Tunisie et en Libye dans les années 1990. L’avez-vous vécu pour l’avoir si bien décrit ?

Makhlouf Bouaïche : Oui, j’ai moi-même vécu cet exil, je l’ai décrit tel que je l’ai connu et tel que beaucoup de compatriotes connus sur place (Tunis et Tripoli) l’ont aussi vécu. Je voulais aussi mettre l’accent sur le fait que l’exil est le même, qu’on parte vers l’Occident ou ailleurs. Dans nos têtes, nous Algériens, l’exil, c’est presque toujours la France. Cela se comprend, car l’émigration massive des années 40 (années 20 pour certains) est restée dans les têtes.

Aujourd’hui, ces deux pays ne sont plus ceux de votre roman…

Effectivement. Ce qu’on appelle communément le Printemps arabe est passé par là. Reste à savoir s’il y a réellement changement ou si c’est juste le pouvoir qui a changé de main et pas les pratiques. Le seul changement qui me paraît palpable, c’est cette liberté soudaine de parler de l’existence de tamazight, langue et culture réprimées auparavant, aussi bien en Tunisie qu’en Libye. 

A travers le personnage de Hamid, est-ce une Algérie moderne et révoltée que vous mettez en scène ?

C’est généralement ce que montrent les retours que j’ai eus de la lecture du livre. Au départ, je voulais simplement décrire et faire ressortir cette ambiance existant chez une grande majorité de la jeunesse des années 90. Je voulais mettre en valeur, par le biais de ce personnage, ces idées dominantes du moment… Ça pourrait être aussi cela « une Algérie moderne ».

Pourquoi les articles politiques dans le récit, puisque Hamid qui les écrit est hors du coup ?

Non, Hamid n’est pas hors du coup. Au fil de notre lecture du roman, on devine le passé de Hamid, qui n’était pas éloigné de la politique. Seulement, dans son exil, il tenait à ne montrer que ce côté « nostalgie » et rien d’autre, afin de couper avec toutes les discussions qui pouvaient le ramener à ce qu’il avait vécu en Algérie : les discussions des cafés, les lectures que chacun se faisait des journaux, etc.

Le personnage de Kaci « un businessman de la valise » paraît plus authentique que Hamid. Que représente-t-il à vos yeux ?

Kaci, ce « businessman de la valise », comme il est décrit dans le roman, représente une autre frange de notre société. Ce n’est pas tout à fait un « sans-soucis », puisqu’il en a, mais c’est plus un terre-à-terre qui vit au jour le jour, plus pour oublier la dure réalité dans laquelle il vit que par absence de souci… Contrairement à Hamid qui sent une grande responsabilité posée sur ses épaules.

A la fin du récit, Hamid revient dans sa Kabylie natale pour être assassiné par des terroristes dans un cimetière. Cette mort est-elle symbolique ?

Cette mort du « héros » est effectivement symbolique. C’est l’Algérie de Hamid qui est assassinée. En effet, à son retour au pays, dès sa descente de train, Hamid ne reconnaît plus rien. L’Algérie de ses souvenirs avait définitivement disparu. De la gare « désertique » jusqu’aux personnes rencontrées sur son chemin au village, il ne reconnaît plus rien.

Le roman est écrit à la 3e personne. Hamid aurait très bien pu écrire son témoignage comme ses articles, son combat pour la cause amazighe, les libertés démocratiques  …  

Le narrateur raconte la vie de Hamid, et non Hamid lui-même qui la raconte, car, comme vous l’avez relevé dans votre question précédente, ce personnage meurt à la fin du roman… Alors le narrateur s’est chargé de le faire pour lui. Cette explication mise à part, j’avoue que j’ai du mal à raconter à la première personne, particulièrement quand des pans entiers de ma propre vie sont repris pour construire la vie du personnage. 

Rachid Mokhtari

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Déclaration du Café Littéraire de Bgayet

Posté par coinlitteraire le 14 avril 2014

SACCAGE DE LA MAISON DE LA CULTURE DE BEJAIA
COMBIEN LA CENSURE A-T-ELLE COÛTEE ?
     Toute la propagande officielle visant la diabolisation de l’action pacifique bien organisée menée par des manifestants ayant réussi, pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, l’empêchement du meeting de Abdelmalek Sellal du samedi 5 avril 2014 à Bgayet, s’attribue l’objectif suivant : présenter la population locale, très hostile au 4ème mandat de Bouteflika et au régime, comme étant violente et nihiliste.
     En réalité, le pouvoir était visiblement surpris par la détermination des manifestants, non violents, qui, pendant quatre heures (de 9h à 13h) assiégèrent cette bâtisse enveloppée d’aluminium malgré la présence d’un imposant dispositif policier, mettant ainsi fin à la tapageuse ballade électorale de Sellal qui n’a pu y accéder pour rencontrer des partisans soudoyés, ramenés de contrées lointaines pour soutenir un candidat-président impotent. Cette victoire symbolique des manifestants est passée en travers de la gorge du pouvoir. Il fallait donc la discréditer pour qu’elle ne constituât point un exemple stimulateur d’initiatives similaires.
    Malgré l’annulation du meeting de Sellal, un climat de tension est sciemment entretenu jusqu’en fin d’après-midi. L’émeute s’étendit jusqu’aux quartiers alentours et l’affrontement entre policiers et manifestants perdura jusqu’à l’embrasement de la maison de la culture en fin de journée. En voilà donc un prétexte incisif pour les autorités et les médias officiels (y compris les chaînes TV privées) pour déverser un incessant flot d’interprétations mensongères et calomnieuses sur l’action des protestataires pacifiques. Les réactions pleurardes des représentants du gouvernement, au niveau local et central, déplorant hypocritement les pertes subséquentes à la dégradation de la maison de la culture, expriment en réalité moins leur respect à la culture qu’une volonté de culpabilisation outrancière des manifestants pour avoir réalisé un exploit politique en réussissant à donner un coup de balai à un piètre propagandiste, comme si on eût chassé un malpropre de chez soi. La ville de Bgayet doit au contraire être fière de cette belle revanche des citoyens, qui ont su donner une grande leçon de courage, que le pouvoir ne va jamais laisser se propager comme un exemple pour les millions de révoltés algériens. Si le saccage de cette enceinte culturelle avait tant ému les officiels, ce n’est certainement pas en raison de sa vocation naturelle, mais parce qu’elle constitue un irremplaçable outil de propagande politique cher au pouvoir. Les actions de ce dernier sont en majorité relayées via cet édifice qui diffuse surtout la politique culturelle gouvernementale, interdisant formellement toute expression libre venant d’associations, collectifs culturels, femmes ou hommes de culture indépendants, dont la vision ne fusionne pas avec celle du ministère de la Culture ou même des autorités locales. Les différents services de la wilaya étaient à maintes reprises à l’origine de ces interdictions. C’est l’une des raisons principales de la cristallisation d’une haine viscérale sur cette bâtisse, parce qu’elle donnait la nette impression qu’elle appartenait aux autorités, non aux citoyens Bédjaouis. Toutes ces entraves répétées à longueur d’années ne constituent-elles pas une violence profonde à l’encontre de citoyens ? Sellal devrait maintenant comprendre ce que représente une interdiction d’activité quelle qu’elle soit, lui qui vient tout juste d’en faire l’expérience. Puisque l’heure est à l’évaluation du saccage de la maison de la culture, les autorités devraient aussi évaluer ce que la censure immonde a coûté. Jamais la culture n’aura connu une si grande indigence, comme cela a pu être le cas pendant toutes ces années d’opulence, de clientélisme et de gabegie. Si l’on ne doit pas de toute évidence justifier le saccage d’édifice public ou privé pour quelque raison que ce soit, il ne faut pas non plus éviter les questions de fond que le pouvoir cherche à éluder. Aujourd’hui, il est de plus en plus pressant d’agir pour que tous ces espaces d’expression, verrouillés par le pouvoir, fassent l’objet d’une réappropriation effective par tous les acteurs politiques, culturels, sociaux et humanitaires. Il faut que ces espaces reviennent enfin aux citoyens. La tâche ne sera pas simple, mais si ces acteurs-là décident de se battre unitairement pour cet objectif, tout sera possible.
Café littéraire de Bgayet Le 10 Avril 2014
Fin de la conversation

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La vitalité et l’officialité pour sauver la langue

Posté par coinlitteraire le 1 avril 2014

La vitalité et l’officialité pour sauver la langue

Abderrezak Dourari, professeur des sciences du langage, pense que «l’audiovisuel est un espace pour la sauvegarde des langues». «C’est très important, notamment lorsque Tamaziɣt deviendra officiel. La présence dans la logosphère et la médiasphère est un moyen de visibilité et de réhabilitation de la langue», souligne-t-il.
Pour lui, «on ne peut pas sauver une langue quand elle est condamnée par sa fonctionnalité sociale». «Tant de choses disparaissent dans le monde naturellement sous l’effet de la globalisation», explique l’expert. Et de poursuivre : «Il y a deux éléments essentiels, dans le baromètre des langues de L.-Jean Calvet, pour qu’une langue puisse être sauvée. Il faut de la vitalité, un nombre conséquent de locuteurs et son usage dans divers domaines.»

Toutefois, le Pr Dourari précise qu’«on ne peut obliger une région à parler une langue que ses locuteurs considèrent comme peu fonctionnelle». Dans le même sillage, il estime que «si une communauté veut continuer à parler sa langue, l’Etat doit l’aider. Ce critère est déterminant, sinon la disparition est irréversible». En second lieu, souligne le spécialiste, «l’autre critère est l’officialité, car l’Etat ne pourra plus agresser la langue ou l’assassiner».

Selon le constat dressé par le Pr Dourari, «pour certaines variétés de Tamaziɣt, il est presque déjà trop tard. Mais pour d’autres, comme le Kabyle, le Chaoui, le Mozabite, leChenoui ou le Tamahaq, il est encore temps de faire le travail légal et de recherche».
Selon lui, «l’officialité empêchera le pouvoir central et ses démembrements d’agresser les langues, mais ne leur donnera aucune capacité supplémentaire de concurrencer des langues déjà puissantes et bien installées dans le marché linguistique et l’habitus».

Pour notre interlocuteur, «les administrations locales seront dans l’obligation de tenir des attitudes positives, proactives, comme transcrire ces langues dans l’Etat-Civil, dans l’affichage, la publicité, le discours au quotidien et dans la médiasphère». Ainsi, poursuit-il, «le fait que ces langues soient visibles leur redonnera force et vitalité. Cela redonne de la confiance aux locuteurs».
En outre, il considère qu’«il est normal que les partis politiques, les associations et la presse fassent l’effort nécessaire pour sauvegarder notre identité non essentialisée, ouverte sur l’universel et la modernité». «Quand on va vers l’autre, on y va en étant soi-même sûr de soi», observe encore le Pr Dourari.

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Atlas de l’Unesco : 13 langues algériennes menacées de disparition

Posté par coinlitteraire le 1 avril 2014

Le zénète

Langue zénète

 

Atlas de l’Unesco : 13 langues algériennes menacées de disparition

L’Atlas des langues en danger dans le monde de l’Unesco indique que 13 langues, en Algérie, sont «vulnérables, en voie de disparition ou en situation critique».

-Le Korendjé, dans la région de Tabelbala, avec environ 5000 locuteurs.

-Le Tagargrant, parlé par quelque 15 000 personnes, dans les régions de Touggourt et Temacine (wilaya de Ouargla).

-Le Chenouiyen (tachenwit), région de Tipasa, Cherchell et Ténès, avec 20 000 locuteurs, ainsi qu’une variante de chenouiyen, le tagouraït, à Tagraït.

-Le Tamashek, des Touaregs algériens, dans les régions du Hoggar (Ahaggar) et du Tassili, avec environ 120 000 locuteurs.

-Le Tamazight de la région d’Arzew

-Le Snoussi (tasnusit), dans les montagnes de Beni Snous et le chleha du village de Boussaïd.

-Le Tachalhit de Boussemghoun, dans la wilaya d’El Bayadh.

-Le Tidikelt à In Salah (50 000 locuteurs)

-Le Zenatiya de l’Ouarsenis, dans l’actuelle wilaya de Tissemsilt.

-Le Blidéen, berbère des monts de l’Atlas, entre Blida et Médéa.

Pour consulter l’Atlas de l’Unesco : http://www.unesco.org/culture/languages-atlas/index.php?hl=fr&page=atlasmap

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Razika ADNANI à Bgayet le samedi 1er mars à 14 h au TRB

Posté par coinlitteraire le 26 février 2014

ADNANI

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