Chronique d’un terrien (par Maâmar FARAH)

Posté par coinlitteraire le 5 mars 2009

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Bejaia, peut-on ligoter le soleil ?

Pour déloger l’orage
Et congédier la haine
Que dis-tu d’une randonnée
Sur la crinière des nuages
Au-dessus de ma vallée
Sur la Côte de Saphir
Derrière les Babors
La perle s’étire
Dans son écrin azur
Le temps se souvient du temps
Où tu étais reine majestueuse
Béjaïa fille des étoiles

Mère courage
Le temps pleure en chantant
Au-dessus des rues discrètes
Et toi, ma sœur ô joli cœur
Tu fais de tendres pirouettes
Sur la glace en émoi
Applaudie par les badauds
Qui traînent sans passion
Comme un matin abasourdi
Lâché place Gueydon
Sur la foule des bateaux
Qui scrutent les balcons
Privés de leurs sourires
Les veines de la mémoire
Sont incorruptibles
Tu es l’Histoire
Tu es la mémoire inoxydable
La Soummam coule toujours
Comme le sang de la terre
Comme un torrent de passion
Naciria berceau de l’honneur
Dans ton silence cristallin
J’entends se cogner les armures
Et s’élever les cris des intrépides
Sauvée par Sidi Abdelkader
De tant de guerres et d’épreuves
Tu as résisté à la folie des humains
Et aux embuscades du temps
Dans le regard de Gouraya
J’ai vu l’étincelle unique
Qui fait tourner les jours
Dans le manège des saisons
Regarde la montagne
Elle raconte avec passion
Les chroniques de la ville
Ses gloires et ses déclins
Murmures de passion
Dans la mer et ses houles
Dans le ciel et son éclat
La montagne se couvre
D’un collier de lumières
Volées aux corniches
Qui errent vers Boulimate
Déchues de leur vent
La gueule ouverte sur l’océan
Paradis perdu, terre vide
Les amoureux reviendront
Miroirs têtus
Chambres désespérées
On croit entendre gémir
La roche amante
Quand halète le souvenir
Dans les lacis de la mémoire
Dans les vagues amères
Court une chimère
De bleu vêtue
Béjaïa, où est ta passion ?
Que fais-tu dans le noir
Ce n’est pas ta maison
Là-bas traîne l’histoire
Comme une indolence
Dans le creux des rades
Dans les vents des voiliers
Marine saline gamine
La montagne est jeune
Elle dit des mots du cœur
Qui errent et gambadent
Dans la cavalcade des jours
Et résonnent là-haut
Comme un tonnerre d’amour.
Dans tes rues endimanchées
J’ai vu courir une étoile
JSMB ! JSMB ! JSMB !
J’ai vu les couleurs de la victoire
Coiffées de rouge et de vert
De vert et de rouge
Sur le fronton de la montagne
Et la pommette des collines
Et même dans les cris
Des fans du MOB
Les frères ennemis
Oublient leur querelle
Quand c’est Gouraya qui le dit !
Derrière les barreaux
Peut-on ligoter le soleil
Et murer les héros ?
Vos convictions citoyennes
Sont du voyage
Par-dessus les monts
Pour atteindre les rivages
De nos espérances
Et voguer plus loin encore
A dos de vent et de promesses
Vers les terres de la Liberté.
Fiers Arouch, donnez-nous la main
Hissez-nous au-dessus de l’Adekar
Nous avons un poème à lire
Pour dire à Ifri
A la Soummam
Aux hommes debout
Que nous ne trahirons pas
Abane et Mekbel
Ben Boulaïd et Benhamouda
Belkaïd et Massinissa.
Madaure, 1er mars 2009

mekbel.jpgA la mémoire de mon frère Saïd Mekbel tué par la haine intégriste. La dernière fois que je l’avais vu, c’était dans les couloirs du Soir d’Algérie, un 1er novembre 1994. Il partait pour la réception donnée par le président Zeroual. Il était beau dans son costume noir. Ses dernières paroles : «Fais attention à toi !» Puis, sa silhouette s’estompa dans les brumes du souvenir. Gloire à tous les martyrs de la seconde et grande Révolution algérienne des années 90 !

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APULEE de Madaure (125-170)

Posté par coinlitteraire le 4 mars 2009

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Apulée de Madaure.

(125 – 170).

Savant, romancier et philosophe, il naquit à M’daourouch (près de l’actuelle Souk Ahras), en Numidie, à l’Est du pays. Il fréquenta d’abord l’école de sa ville natale où il apprit entre autres, le latin qu’il parla longtemps avec un fort accent, avant d’aller parfaire se études à Carthage puis à Athènes. Il s’intéressa à la grammaire, à la rhétorique, à la musique, à la physique, à la dialectique et entreprit de longs voyages qui le mèneront jusqu’en Asie mineure, en Syrie et en Egypte. Il finit par s’établir à Rome où il exerça le métier d’avocat. A la mort de son père, un notable local, il revint au pays et ne le quitta plus. Erudit, chercheur, conférencier, philosophe et romancier, ses écrits sont innombrables mais ceux qui sont restés comprennent des textes oratoires (L’Apologie et Les Florides), des traités philosophiques et un grand roman, le premier roman algérien et probablement du monde : « L’Ane d’or ou les Métamorphoses ».

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La petite phrase du jour

Posté par coinlitteraire le 2 mars 2009

L’encre qui coule dans nos veines,se déverse comme un flux silencieux …et le mélange des encres explosent sur la toile des émotions.

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Tahar Ould Amar a animé sa conférence

Posté par coinlitteraire le 26 février 2009

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C’est dans une salle pleine de jeunes et de moins jeunes que notre ami Tahar a animé sa conférence qui a gravité essentiellement sur l’histoire de « Bururu » qui est son premier roman en langue Tamazight.

La conférence a été présidée par Rabhi Allaoua, professeur à l’université n’Bgayet et combattant de la première heure pour la reconnaissance et l’officialisation de la langue Tamazight.

Ci-dessous le résumé de son livre:

Dans “Bururu”, Tahar Ould Amar nous raconte l’histoire mouvementée du jeune Moh, un enfant d’une cité populaire de la capitale. Désarçonné par la beauté d’une jeune fille qui vient de passer devant lui, le jeune Moh réalisa qu’elle est la cible d’un groupe de jeunes voleurs issus de son quartier. L’ayant secourue, Moh fait la connaissance de Dounya, fille d’un haut gradé de l’armée. Ayant menti sur sa personne, s’étant présenté comme le fils d’un grand commerçant, Moh s’est retrouvé victime de son propre mensonge. En voulant dire la vérité à Dounya, qu’il fréquentait depuis quelques temps, celle-ci a eu une réaction violente et brutale : “Il faut te rendre compte que nous ne sommes pas de la même classe, il ne faut plus penser à moi”. A partir de cet instant, la vie de Moh bascula. De rêveur innocent, il devient un tourmenté qui ne vit que pour amasser de l’argent et égaler en fortune le père de sa bien-aimée. C’est alors qu’il intègre un réseau de trafiquants de voitures. Arrêté par la police, il fut jeté en prison pour quelques mois. A sa sortie, il décide d’immigrer. Du Maroc, il rentre en Espagne puis en Italie. Dans son pays, il ne trouve pas son voisin Rida, surnommé Grifa, qui s’est fait ramasser par la police. Il est pris en charge par des amis de celui-ci, deux jeunes marocains qui l’attirent dans l’univers de l’alcool et de la drogue. Sans travail, sans sa “dose”, Moh tente de voler une vieille femme.

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La poésie de Jean Amrouche

Posté par coinlitteraire le 22 février 2009

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La poésie de Jean Amrouche

Inspiration libératrice et fidélité aux siens.

Les premiers ouvrages de Jean Amrouche, allant de 1934 à 1939, sont des recueils de poèmes. «Cendres»  est paru en 1934 aux éditions Mirages, à Tunis, dans une plaquette de 68 pages.

(Par Amar Naït Messaoud). L’auteur s’y révèle un grand poète racé, vigoureux et d’une esthétique fort élevée. «Amrouche a vécu dans le désarroi, le deuil impossible et les déchirements de l’histoire», écrit Tahar Ben Jelloun dans un article publié par le journal Le Monde.

Aimé Césaire, le grand poète martiniquais disparu en 2008, témoigne : « Sa religion s’appelle poésie (…) Il s’agit, au-delà des cruautés et des mensonges, de l’histoire d’être de la poésie. Pour cela, Jean Amrouche traverse par moments le verbe biblique pour s’enraciner dans une terre méditerranéenne acquise depuis les siècles à l’Islam.» A l’occasion de la publication, au milieu des années 80, des textes de Amrouche réunis sous le titre Lettres de l’absent, Ben Jelloun commente : «Ses Lettres de l’absent sont une douleur vive qui parle de l’enfant orphelin de père, de mère et de patrie. Il y est souvent question d’amour et de source jaillissante. C’est une sorte de journal de quelqu’un qui a tout perdu et se sent riche de tout ce qui loin de son regard. Il attend pour reconquérir l’enfance et le poème nu.»

Lire la suite… »

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Bonjour tout le monde !

Posté par coinlitteraire le 17 février 2009

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Ce blog vous appartient !

Construisons-le Ensemble ! 

Ce blog est ouvert à tout le monde : du jeune collégien, au Lycéen, étudiant, cadre, retraité, etc…

Si vous avez un texte que vous avez rédigé, un poème, une histoire imaginaire que vous voulez publier sur ce blog afin de le ou la faire connaître par vos amis ou vos proches, alors vous êtes à la BONNE ADRESSE. Nous nous ferons le plaisir de les publier !

Si vous avez lu un livre ou vu une pièce de théâtre et que vous vouliez donner votre avis sur l’un ou l’autre, cela aussi est possible.

Essayez vous à l’écriture ! Peut-être qu’en vous somnole un écrivain, un poète, un essayiste.

N’ayez pas peur de la feuille blanche ! Osez !

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