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5è Festival International du Théâtre de Bgayet

Posté par coinlitteraire le 16 octobre 2013

5è Festival International du Théâtre de Bgayet dans Représentations théâtrales festival_international_theatre-211x300  (Par B. Chouali). À partir du 29 octobre prochain et jusqu’au 5 novembre, Béjaïa, Saldea, l’ex-capitale des hammadite, la ville des mille bougies sera élue capitale internationale du théâtre professionnel.

Elle se mettra au diapason des grandes nations du théâtre comme elle a su le faire lors des éditions précédentes. Ainsi, la 5ème édition, la 3ème pour l’ex-capitale des Hammadites du Festival international du théâtre professionnel de Béjaïa se tiendra du 29 octobre au 5 novembre prochain, avec au programme 32 représentations théâtrales représentant 24 pays venues des quatre continents, Afrique (le Bénin, la Guinée et le Sénégal), Asie (Calaison, le Japon et le Kurdistan), Europe (la France, l’Allemagne, la Croatie, l’Autriche, l’Italie, la Belgique et les États-Unis… les pays arabes (le Koweit, la Syrie, l’Irak, l’Egypte, la Palestine, le Liban…).

Les activités du festival sont scindées en trois grands chapitres, à savoir de grands spectacles de théâtre, des activités théoriques avec, à l’affiche, un colloque international et des conférences-débats et autres activités théâtrales de proximité. «Cette année nous aurons sept pays en plus par rapport à l’édition précédente, soit 24 pays sélectionnés sur les 35 postulants. Une sélection portant, aussi sur la qualité du spectacle, notamment.

À l’affiche, un programme intra-muros et un autre extra-muros. C’est-à-dire que les activités seront concentrées au chef-lieu avec une décentralisation sur huit wilayas d’Algérie et une dizaine de communes de la wilaya.

Le programme est ficelé à 100% et nous sommes, d’ores et déjà, fin prêts pour la nouvelle édition. «Celle-ci tend à confirmer le statut du pôle culturel continental et méditerranéen de la ville de Yemma Gouraya. Je dirais même qu’un intérêt particulier est sérieusement porté par les praticiens du théâtre étranger au festival», nous a déclaré Omar Fetmouche, le commissaire du festival et directeur du Théâtre Régional Malek-Bouguermouh de Béjaïa.

En outre, concernant l’activité théorique liée au colloque, la thématique centrale est intitulée «Avant-théâtre: les formes de la représentation théâtrale dans le théâtre antique dans l’Afrique et en Asie centrale».

«Une thématique qui débattra des formes traditionnelles de la représentation théâtrale pour dire que le théâtre a bel et bien existé et commencé quelque part chez-nous du côté de la Numidie et de l’Afrique du Nord», nous confie le commissaire du festival.

Des conférences-débats sont aussi au programme à la Cinémathèque de Béjaïa avec des sommités du monde du théâtre à l’instar de Jouad el Assadi et le directeur général de l’Institut du théâtre international de l’Unesco.

Pour l’activité théâtrale de proximité qui touchera huit wilayas d’Algérie et autres dix communes de la wilaya de Béjaïa, un bus «dromadaire» est prévu pour sillonner quelque 20 villages avec des conteurs.

Chaque matin il sera sur un itinéraire en déposant deux à trois conteurs qu’il récupérera au retour. Le théâtre sera donc sur le devant de la scène pour une bonne semaine dans l’ex-capitale des Hammadite qui recevra des invités d’ailleurs pour fêter le théâtre, au grand bonheur des adeptes du 4ème art.

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Albert Camus prochainement à Bgayet

Posté par coinlitteraire le 30 avril 2011

 

Ce Caligula n’est pas un dictateur mais plutôt un enfant égaré

Stephane Olivie Bisson. Metteur en scène

camus.jpg               Albert Camus sera de retour sur sa terre natale le temps d’une représentation, les 17 et 19 mai prochain à Béjaïa et à Alger, pour l’une de ses pièces de théâtre les plus personnelles : Caligula. La version définitive en quatre actes, publiée pour la première fois en mai 1944 aux éditions Gallimard, est le fruit de plusieurs remaniements à partir de sa version originale écrite en 1941. Bruno Putzulu succède à Gérard Philipe et, plus récemment, à Charles Berling dans le rôle de l’empereur romain sous la direction du metteur en scène Stéphane Olivié-Bisson.

-Il existe deux versions de Caligula, la première écrite en 1941 et la seconde réécrite en 1944, sur laquelle avez-vous choisi de travailler ?

               J’ai choisi la version de 1941, très différente de la seconde. Dans le contexte historique de l’époque, Camus a craint la confusion avec Hitler dans la figure du dictateur, et des conclusions trop hâtives. C’était une époque où il fallait choisir son camp et où il fallait être le plus clair possible. Je trouve la seconde version plus personnelle, moins politique, moins schématique. On a davantage accès à la personne de Camus qui prête ses questions au personnage. Il faut savoir que c’était une période particulière dans la vie de l’auteur, alors que des médecins lui avait donné deux ans à vivre. Il y a mis beaucoup de lui-même, comme une espèce de bilan personnel, des confessions de soi à soi.

-Ce personnage, un peu despotique, n’est pas sans rappeler certains chefs de gouvernement arabes, particulièrement dans le contexte actuel…

               Pour moi, c’est très éloigné. Ce Caligula n’est justement pas la figure du dictateur mais plutôt un enfant égaré qui parle du peuple sans le connaître tout à fait, ou de vertu sans pour autant la pratiquer. En fait, on fabrique un monstre qui nous dédouane de notre culpabilité. Lorsque la pièce a été jouée à Bucarest car exemple, les spectateurs nous ont dit : «C’est terrible, ce miroir qu’est Caligula, car nous nous rendons complices par notre passivité.»-Vous avez confié à l’AFP avoir donné la part belle à Alger dans cette pièce…

               On la retrouve telle que je la fantasme personnellement. Je ne connais ce pays qu’à travers les livres. Ceux de Camus en particulier, son amour pour Alger m’a inspiré. J’ai hâte de découvrir cette ville.

-Vous travaillez actuellement sur un long métrage, La dernière image, d’autres projets en cours ?

               C’est un autre projet de plus longue haleine. Mais en dehors de ça, avec Bruno Putzulu, nous pensons à adapter La mort heureuse, le premier roman d’Albert Camus, que beaucoup prennent pour le brouillon de L’Etranger alors que l’histoire diffère complètement.

-Vous semblez avoir une grande admiration pour Albert Camus. Qu’est-ce qui vous fascine tant chez l’écrivain ?

               J’ai travaillé sur les œuvres de plusieurs auteurs et dramaturges mais je ne m’étais jamais senti aussi proche d’un auteur. Je ressens une certaine familiarité, une certaine sensibilité que je dois sans doute à un destin familial similaire. Je viens d’une famille d’émigrés espagnols très pauvres qui vivaient à Oujda au Maroc. J’aime la manière dont il parle des choses, il est loin du philosophe austère qu’on imagine. (Par Nesrine Sellal)

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