De la Numidie à l’Algérie : grandeurs et ruptures (par Karim Younès)

Posté par coinlitteraire le 25 septembre 2011

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De la Numidie à l'Algérie : grandeurs et ruptures (par Karim Younès) dans Production litteraire          (Par Hocine T). Ils étaient nombreux, hier, les lecteurs et lectrices à se faire signer le livre de Karim Younès « De la Numidie à l’Algérie : grandeurs et ruptures« .
          A l’occasion de ce 16e Salon international du livre d’Alger (Sila) le stand de Casbah Editions ne désemplissait pas, surtout que, à côté de Karim Younès, le caricaturiste Ali Dilem dédicaçait son ouvrage Algérie mon humour. En ce vendredi après-midi, c’était l’ambiance des grands jours pour les férus de vente-dédicace. L’ancien homme politique se prêtait gentiment aux sollicitations du public, parmi lequel des noms connus (dont Saïd Hilmi). Karim Younès ne le montrait pas visiblement, mais on sentait bien qu’il était ravi d’être ainsi débordé par le nombre croisant de tous ces gens venus pour une signature et échanger quelques mots. Manifestement, l’écriture et la reconnaissance du public lui donnaient du punch. Un succès aussi pour son éditeur. Le livre ? Il s’agit d’un volumineux ouvrage de 518 pages paru le 21 septembre dernier chez Casbah Editions. Dans De la Numidie à l’Algérie : grandeurs et rupture, l’auteur revisite l’histoire de son pays depuis la lointaine Antiquité, en passant par la propre saga familiale, et jusqu’à l’Algérie d’aujourd’hui. Les faits historiques, les dates et autres séquences fortes, les «petits» et grands personnages… jalonnent les pages de ce livre. Karim Younès n’oublie pas d’évoquer son propre parcours, personnel et politique, lui qui a été témoin et acteur de la vie politique algérienne de ces dernières années. Un ouvrage à lire absolument, en ce qu’il regorge d’une foultitude de détails, loin, bien sûr, d’un quelconque «déballage politico-médiatique » (selon ses mots). Karim Younès a su, ici, éviter intelligemment le piège de vouloir «solder des comptes» (sic) et faire œuvre d’historien, en commençant par interroger ses ancêtres pour mieux aider à comprendre l’Algérie contemporaine. «J’écris, dit-il, pour l’histoire de notre pays, pour la libération de nos consciences vis-à-vis des générations dont nous sommes comptables ». Avouons qu’il s’en sort plutôt bien dans son entreprise, au grand bonheur du lecteur (qui n’aura à payer que 1 000 DA pour s’offrir un livre également plein de moments d’émotion et de littérature). Licencié de langue française de l’Université d’Alger en 1978, Karim Younès a été secrétaire d’Etat puis ministre de la Formation professionnelle de 1997 à 2002. En mai 2002, il est élu député à l’Assemblée populaire nationale. A partir de juin 2002, il est président de l’APN dont il démissionne le 3 juin 2004. Depuis, il est retiré de toute activité politique et vit à Alger avec sa famille. Mais il ne se considère pas comme un retraité de la politique et du militantisme. La preuve, son intéressant ouvrage tout frais sorti chez son éditeur.

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Le rêve des momies de Rachid Oulebsir

Posté par coinlitteraire le 15 août 2011

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          (Par Nabila Guemghar). A la lisière d’une chronologie historico politique et d’un conte plus fantastique que merveilleux, un Poète raconte la tragédie Algérie !

          Le Rêve des momies s’enfonce dans les profondeurs des âmes tourmentées et conte le destin singulier de ces êtres qui n’aspirent qu’à la dignité.
          L’incipit du roman plonge le lecteur dans l’allégresse de l’après indépendance, une euphorie de courte durée, car le fleuve est vite détourné. C’est ce palimpseste de la mémoire collective que tente de restituer Rachid Oulebsir dans son roman Le Rêve des momies paru aux Editions L’Harmattan (2011). Et qui peut, si ce n’est ce Poète éclairé, à la mémoire tatouée, narrer les affres de ces drames vécus ?
          L’histoire est celle de ce Poète incarcéré pour avoir refusé de courber l’échine, après s’être un temps égaré. De Poète des rues, respecté et écouté, il «mua comme une couleuvre qui se débarrasse de sa peau» en aède officiel, confident de ces «décideurs fraîchement autoproclamés». Il délaisse alors les langues vernaculaires dans lesquelles il galvanisait les foules, qui jadis l’écoutaient tel un Messie, pour s’exprimer dans une langue superficielle, incomprise ; l’arabe classique, la langue adoptée par les décideurs, il se fait officiel !

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Hypocrisie, opportunisme et culture de l’égoïsme…

Posté par coinlitteraire le 31 janvier 2011

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Dalil Makhloufi.

Président de l’Association Tagmats de Lyon et animateur radio canut

           En 2009, on lançait un appel du cœur dans la revue Tagmats afin que nos intellectuels, hommes de culture et artistes de renommée mondiale, se mobilisent en faveur de la Kabylie pour sauver ce qu’il reste de notre culture dans la région et bien sûr, activer et/ou se produire aux côtés de leurs frères en Kabylie. Force est de constater que depuis, il n’y a eu presque aucun changement et on  peut dire que la situation s’est même aggravée. On n’est pas ici pour faire la morale à nos « pseudos représentants » mais on ne peut rester indifférent à ce qui se passe en Kabylie et à ce que subissent nos compatriotes pendant que nos exilés se pavanent à Paris et ailleurs, croyant que le changement viendra tout seul.
          Certes, certains de nos artistes ont de vraies raisons pour ne pas rentrer au pays mais d’autres ont les moyens et un minimum de temps à donner à cette terre, qu’ils, soit-disant, chérissent ! On ne peut rester insensible aux jeunes de Kabylie, fans de leurs idoles à l’étranger, espérant  leur retour et qui voient en eux des symboles, des repères et des exemples de réussite.

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Publication : Femmes algériennes dans l’écriture

Posté par coinlitteraire le 31 janvier 2011

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Anne-Marie Nahlovski vient de publier La Femme au livre, les écrivaines algériennes de langue française, aux éditions L’Harmattan.

          (Par Walid Mebarek). Docteur ès lettres de l’université de Strasbourg, l’auteure a enseigné en Algérie le français durant six ans, au titre de la coopération. C’est là qu’elle a senti le frisson de la littérature féminine algérienne qui lui a donné envie de travailler sur ce que cette création apporte au monde du verbe. Son livre, fruit d’une thèse de doctorat en littérature française, consiste en une analyse de trois romans de la deuxième moitié du XXe siècle, Vaste est la prison d’Assia Djebar, N’zid de Malika Mokeddem et La Voyeuse interdite de Nina Bouraoui. L’objectif de cet essai est «d’interroger le fonctionnement de la langue et les fondements de l’écriture, pour étudier, au prisme de la psychanalyse, le stratagème secret des jeux du langage et les mécanismes inconscients de l’écriture.

          L’aventure scripturaire est le révélateur d’une construction en marche et d’une montée en puissance de la parole féminine. Elle dévoile l’accomplissement d’un cheminement de la conscience créatrice, instaurant l’écrivaine algérienne dans un nouveau statut personnel et social, celui de ‘‘La femme au livre’’». Après avoir disséqué les livres, objets de l’étude dans les première et deuxième parties, l’auteure aborde dans la troisième partie le «‘‘je’’ du regard comme réappropriation d’un contexte social», ouvrant le monde à la «jouissance retrouvée d’une réponse à l’oppression» par le «vomissement d’une société patriarcale» et le «rejet d’un sexe dégradé».

          Dans les arcanes des textes des auteures étudiées, selon l’universitaire, il s’agit de la «prise de conscience de la place de la femme dans la société», par tous les moyens. Anne Marie Nahlovski cite ainsi : «la féminité en dérobade ou le jeu-mascarade de l’androgyne», «la parole en dissidence», «la séduction de la marginalité». Un livre utile pour appréhender la montée en écriture ou «l’ineffaçable remplace l’indicible». Voici un livre qui pourrait intéresser au-delà du petit monde des férus de contextualisation littéraire.

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« Les Chemins de l’espoir » de Yasmine Chérif

Posté par coinlitteraire le 16 décembre 2010

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          Sur cette vaste terre, l’homme se pose parfois de grandes questions mais il ne reçoit pas toujours de vraies réponses. Depuis la nuit des temps, la sagesse a guidé les pas de ceux qui croient à l’humanisme, à la solidarité, au partage et à la tolérance. Mais la sagesse est souvent dure à trouver, à posséder. Certains écrits nous montrent cette voie ; ils nous rappellent notre besoin de recul, de lucidité, pour que nous soyons meilleurs. Le livre que vient de publier Yasmine Chérif s’inscrit dans ce registre.

          « Parfois une phrase bien dite peut guérir de souffrances atroces, peut reconstruire des ruines anciennes, peut redonner de l’espoir à un être perdu. La magie et la force des mots réussissent à bâtir en si peu de temps, des édifices majestueux », écrit Yasmine Chérif dans ce livre qui emprunte les sentiers qui ont déjà accueilli les pas de Gibran Khalil Gibran  ( l’auteur incontournable de ce best-seller de tous les temps, « le Prophète ») ou encore de Paulo Coello ( qui a fait de « l’Alchimiste », de « Au bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j’ai pleuré », ou de « La Cinquième montagne » des livres qu’on ne se lasse pas de lire ).

          Yasmine Chérif nous fait aimer la vie même quand celle-ci devient insupportable.

          « Les Chemins de l’espoir » contiennent  également des proverbes, connus et moins connus. Les proverbes sont  cet indélébile héritage de l’expérience humaine ; aux quatre coins dumonde, les générations se transmettent ces phrases que le vécu des uns et des autres génère. «  Le bonheur est dans soi, chez soi, autour de soir, et au dessus de soi », lit-on dans « les Chemins de l’espoir ».

          Oui, le bonheur qui paraît, dans bien des cas, insaisissable, existe pourtant ; souvent, ce sont les choses les plus simples qui nous donnent les plus grands bonheurs. Mais l’ambition, le pouvoir, la richesse, le désir de paraître nous font souvent oublier l’essentiel et nous passons à côté de l’harmonie véritable. « Le trop d’attention qu’on a du danger fait le plus souvent qu’on y tombe », parcourt-on encore dans « les Chemins de l’espoir ».

          Le danger a toujours existé dans la vie des Hommes mais ce n’est pas une raison pour en faire une obsession ; la sagesse nous dit de connaitre nos limites mais de ne pas avoir peur. La peur est bien sûr humaine ; cependant quand on s’engage pour des causes nobles, quand on se bat pour le bien, quand on porte tant de soleil dans le cœur, les difficultés sont presque automatiquement dissoutes et tant de lumière vient inonder, alors, les jours de ceux qui croient à un avenir meilleur, loin de tous ces conflits d’intérêt qui sabordent tant de constructions humaines.

*« Les Chemins de l’espoir », de Yasmine Chérif. Editions Lumières libres.

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Le marché du livre en Algérie

Posté par coinlitteraire le 16 décembre 2010

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Marché du livre en Algérie : quelques constats 

          (Par Djaouida Chaib). « Il n’y a pas réellement une politique du livre en Algérie », disent à l’unanimité les gens du métier qui souhaiteraient l’instauration d’une  loi qui définirait les règles générales de toute la chaîne du livre et une politique fiscale stable à même de réduire les coûts tant à la production qu’à l’importation et pourquoi pas une subvention du livre.

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«Etre Amazigh rime avec sens de l’honneur» :titre d’un livre de Youcef Allioui

Posté par coinlitteraire le 30 novembre 2010

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Interview réalisée par Tarik Djerroud

Auteur prolifique, Youcef Allioui demeure néanmoins un parfait inconnu en Algérie, excepté pour quelques initiés.

Dans cette interview, ce docteur éclectique dresse un constat sur le conte kabyle, la culture amazighe et l’identité nationale…

La Dépêche de Kabylie : Qui est Youcef Allioui ?

Youcef Allioui : J’ai vu le jour à Ibouziden sur les hauteurs d’Awzellaguen. A la fin de mon service militaire, en 1973, j’ai orienté ma carrière estudiantine vers Paris ou je fréquentais le Groupe d’Etudes et de Recherches Berbères de Vincennes ainsi que la Sorbonne, là ou j’ai rencontré Joseph Gabel qui me poussa à préparer un doctorat de sociologie et, dans la foulée, il me présenta Fernand Bentolila, mon mentor en linguistique berbère. Tout en enseignant, je travaillais aussi comme cadre financier et je participais au Groupe d’Etudes et de Recherches Berbères de Paris V, sous sa direction ; entre temps mon esprit comptable s’est émoussé. Avec l’enseignement et la sociologie, je me découvrais l’âme d’un psychologue.

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Youcef Zirem. Je suis un citoyen du monde

Posté par coinlitteraire le 9 novembre 2010

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Youcef Zirem

« Je suis un citoyen du monde »

Entretien réalisé par : Nouara NACER-KHODJA

Dans cet entretien accordé à La Nouvelle République, Youssef Zirem, journaliste, écrivain algérien établi en France, évoque son dernier roman, sa vie, ses projets. Lisons.

          La Nouvelle République : Votre nouveau livre vient de paraître en France. Voulez-vous nous éclairer sur son contenu ?
          Youssef Zirem : Mon nouveau roman, intitulé «Le Chemin de l’éternité», raconte l’histoire difficile d’une femme algérienne ; c’est, d’ailleurs, elle qui prend la parole pour dire son parcours chaotique et donner sa vision du monde et de la vie. Amina a été violée par son père, émir islamiste ; elle accouche de son enfant, qu’elle aime par dessus tout, elle va à l’université, sur les hauteurs d’Alger et, pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses deux frères, elle est obligée de devenir prostituée de luxe. Amina passe par des moments insoutenables, avant de rencontrer Michel, un diplomate en poste à Alger, dont elle tombe amoureuse. Amina va, ensuite, enseigner la langue française dans un collège de Bab El Oued ; un collège qui porte le nom d’Albert Camus… Derrière l’histoire, mouvementée, de cette jeune fille, on voit défiler tout ce que les Algériens ont vécu ces derniers vingt ans ; on voit leurs déceptions et aussi leurs espoirs. Dans ce roman, il y a également des plongées historiques dans Alger ; certains épisodes importants de l’histoire de l’Afrique du Nord sont rappelés : c’est le cas de l’époque, florissante, des Hammadites qui ont donné, pour la première fois, les chiffres arabes aux Européens ; c’est à partir de Béjaia que les Européens ont amorcé leur réveil scientifique…

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Le Kabyle de poche

Posté par coinlitteraire le 20 août 2010

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«Mes voyages en Algérie» de Guy de Maupassant édité

Posté par coinlitteraire le 5 août 2010

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de Guy de Maupassant édité 

(par Hafit Zaouche). maupassant.jpgLa maison d’éditions «Lumières Libres», sise à Bgayet, continue de nous étonner par son dynamise extraordinaire, en éditant, une autre fois de plus, un livre fort intéressant, intitulé «Mes voyages en Algérie», d’un grand écrivain qui n’est autre que Guy Maupassant. Né à Fécamp le 5 août 1850, mort à Paris le 6 juillet1893. Après des débuts laborieux, Guy de Maupassant a réussi à s’imposer comme l’un des écrivains majeurs du XIXe siècle, au même titre que ses camarades, Zola et Flaubert. Auteur de contes, de romans et de nouvelles, son écriture le situe dans le mouvement réaliste et naturaliste. Il est également connu pour avoir su introduire une dimension fantastique à plusieurs de ses récits. Guy de Maupassant naît le 5 août 1850, vraisemblablement à Fécamp, dans la Seine Maritime. Il passe une enfance heureuse à Etretat, au bord du littoral normand. En avril 1880 sort le recueil Les Soirées de Médan, manifeste du mouvement réaliste. Il est composé des récits suivants : « L’Attaque du moulin », par Émile Zola, « Boule de Suif », par Guy de Maupassant, «Sac au dos», par J.-K. Huysmans, «La Saignée», par Henry Céard, «L’Affaire du Grand 7», par Léon Hennique et «Après la bataille», par Paul Alexis. La nouvelle « Boule de Suif » est le premier succès de Maupassant. Elle lui permet d’abandonner sa carrière administrative pour se lancer dans le métier de journaliste et écrivain. L’Editeur (Lumières Libres) nous fait savoir sur sa présentation que le grand écrivain français, Guy de Maupassant, a beaucoup voyagé en Algérie.

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