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Ode à Bgayet (Arezki Tahar)

Posté par coinlitteraire le 24 juin 2014

Ode à Bgayet

Kiki  (Par K. Smaïl). « Il est des villes comme des femmes fatales« . Cet aphorisme est de Kateb Yacine. Et Arezki Tahar l’a fait sien. Et ce, pour déclarer sa flamme à sa ville natale, Béjaïa. Une beauté immanquablement «fatale» ! Arezki Tahar, ancien directeur du théâtre de Béjaïa et agitateur de talents de l’Espace Noun d’Alger — ayant malheureusement disparu —, aime et adore sa ville natale, Béjaïa.

Une affection dévastatrice. Et pour cause ! Arezki Tahar, comme «habité» par sa ville, vient de lui rendre un bel hommage en montrant sa beauté de par un beau livre de photographies intitulé à juste titre Béjaïa, ma ville, ma pupille… C’est qu’il l’a photographiée comme une bien-aimée ! Ses déclics ? Des baisers volés pendant des décennies. Et cet amour est toujours intact, fidèle et encore plus fort. Un ouvrage préfacé par un auteur qu’on ne présente plus, Rachid Boudjedra (Printemps est son nouveau roman). Un beau livre, conçu non pas à quatre mains, mais «à deux mains et deux yeux», comme aime à le répéter Arezki.

Samedi, à la librairie, El Ijtihad (ex-Dominique), au centre d’Alger, Arezki était doublement ému : «Je suis ému d’être à côté de Rachid Boudjedra et puis, j’étais enfant quand je suis venu voir Abdelhamid Benzine, ici, dans cette librairie mythique…» En compulsant ce beau livre, on découvre un Arezki Tahar immortalisant sa ville, tel un poète. Et puis, Béjaïa est sa muse qu’il taquine affectueusement, passionnément.
Il n’a d’yeux (Dieu) que pour elle. Béjaïa, sa pupille brille, sa ville, sa vie…

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20 avril 1980 : 34 ans après… Makhlouf Bouaiche s’exprime ‑

Posté par coinlitteraire le 2 mai 2014

Bouaiche_écrivain

Le 20 avril dernier, la Kabylie fêtait le 34ème anniversaire du Printemps berbère. Makhlouf Bouaïche, une figure de la culture amaziɣ,  s’exprime. Makhlouf Bouaïche : « Cette liberté soudaine de parler de l’existence de tamaziɣt, langue et culture réprimées auparavant, aussi bien en Tunisie qu’en Libye…» Né en 1955 à Akabiou ( Bgayet), Makhlouf Bouaïche est un militant de la cause amaziɣ de la première heure.
Il connaît les geôles dès 1975, à Constantine et Blida. En 1986, il est incarcéré une année à la prison civile de Bgayet dont sept mois d’isolement. Il y écrit un roman intitulé « Le prix de la liberté », inédit à ce jour. En 1996, Makhlouf Bouaïche quitte l’Algérie pour s’installer en France après avoir séjourné en Lybie… Son roman « Graine d’exil » qui s’inspire de sa propre expérience de jeune homme contraint à l’exil en Tunisie, en Libye puis en France où il vit actuellement, dresse le portrait de deux jeunes algériens qui, malgré tout ce qui les sépare, se retrouvent embarqués dans la même tragédie de l’exil forcé : le narrateur est un jeune instituteur qui rêve de devenir journaliste, il aime les livres et les analyses politiques alors que Kaci, sans diplôme, est un businessman transfrontalier. Dans cet entretien, Makhlouf Bouaïche revient sur son roman « Graine d’Exil » paru aux éditions Tira (Algérie) en 2013.  

L’Est Républicain : Graine d’exil est l’un des rares romans sur l’exil de jeunes – Algériens en Tunisie et en Libye dans les années 1990. L’avez-vous vécu pour l’avoir si bien décrit ?

Makhlouf Bouaïche : Oui, j’ai moi-même vécu cet exil, je l’ai décrit tel que je l’ai connu et tel que beaucoup de compatriotes connus sur place (Tunis et Tripoli) l’ont aussi vécu. Je voulais aussi mettre l’accent sur le fait que l’exil est le même, qu’on parte vers l’Occident ou ailleurs. Dans nos têtes, nous Algériens, l’exil, c’est presque toujours la France. Cela se comprend, car l’émigration massive des années 40 (années 20 pour certains) est restée dans les têtes.

Aujourd’hui, ces deux pays ne sont plus ceux de votre roman…

Effectivement. Ce qu’on appelle communément le Printemps arabe est passé par là. Reste à savoir s’il y a réellement changement ou si c’est juste le pouvoir qui a changé de main et pas les pratiques. Le seul changement qui me paraît palpable, c’est cette liberté soudaine de parler de l’existence de tamazight, langue et culture réprimées auparavant, aussi bien en Tunisie qu’en Libye. 

A travers le personnage de Hamid, est-ce une Algérie moderne et révoltée que vous mettez en scène ?

C’est généralement ce que montrent les retours que j’ai eus de la lecture du livre. Au départ, je voulais simplement décrire et faire ressortir cette ambiance existant chez une grande majorité de la jeunesse des années 90. Je voulais mettre en valeur, par le biais de ce personnage, ces idées dominantes du moment… Ça pourrait être aussi cela « une Algérie moderne ».

Pourquoi les articles politiques dans le récit, puisque Hamid qui les écrit est hors du coup ?

Non, Hamid n’est pas hors du coup. Au fil de notre lecture du roman, on devine le passé de Hamid, qui n’était pas éloigné de la politique. Seulement, dans son exil, il tenait à ne montrer que ce côté « nostalgie » et rien d’autre, afin de couper avec toutes les discussions qui pouvaient le ramener à ce qu’il avait vécu en Algérie : les discussions des cafés, les lectures que chacun se faisait des journaux, etc.

Le personnage de Kaci « un businessman de la valise » paraît plus authentique que Hamid. Que représente-t-il à vos yeux ?

Kaci, ce « businessman de la valise », comme il est décrit dans le roman, représente une autre frange de notre société. Ce n’est pas tout à fait un « sans-soucis », puisqu’il en a, mais c’est plus un terre-à-terre qui vit au jour le jour, plus pour oublier la dure réalité dans laquelle il vit que par absence de souci… Contrairement à Hamid qui sent une grande responsabilité posée sur ses épaules.

A la fin du récit, Hamid revient dans sa Kabylie natale pour être assassiné par des terroristes dans un cimetière. Cette mort est-elle symbolique ?

Cette mort du « héros » est effectivement symbolique. C’est l’Algérie de Hamid qui est assassinée. En effet, à son retour au pays, dès sa descente de train, Hamid ne reconnaît plus rien. L’Algérie de ses souvenirs avait définitivement disparu. De la gare « désertique » jusqu’aux personnes rencontrées sur son chemin au village, il ne reconnaît plus rien.

Le roman est écrit à la 3e personne. Hamid aurait très bien pu écrire son témoignage comme ses articles, son combat pour la cause amazighe, les libertés démocratiques  …  

Le narrateur raconte la vie de Hamid, et non Hamid lui-même qui la raconte, car, comme vous l’avez relevé dans votre question précédente, ce personnage meurt à la fin du roman… Alors le narrateur s’est chargé de le faire pour lui. Cette explication mise à part, j’avoue que j’ai du mal à raconter à la première personne, particulièrement quand des pans entiers de ma propre vie sont repris pour construire la vie du personnage. 

Rachid Mokhtari

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Déclaration du Café Littéraire de Bgayet

Posté par coinlitteraire le 14 avril 2014

SACCAGE DE LA MAISON DE LA CULTURE DE BEJAIA
COMBIEN LA CENSURE A-T-ELLE COÛTEE ?
     Toute la propagande officielle visant la diabolisation de l’action pacifique bien organisée menée par des manifestants ayant réussi, pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, l’empêchement du meeting de Abdelmalek Sellal du samedi 5 avril 2014 à Bgayet, s’attribue l’objectif suivant : présenter la population locale, très hostile au 4ème mandat de Bouteflika et au régime, comme étant violente et nihiliste.
     En réalité, le pouvoir était visiblement surpris par la détermination des manifestants, non violents, qui, pendant quatre heures (de 9h à 13h) assiégèrent cette bâtisse enveloppée d’aluminium malgré la présence d’un imposant dispositif policier, mettant ainsi fin à la tapageuse ballade électorale de Sellal qui n’a pu y accéder pour rencontrer des partisans soudoyés, ramenés de contrées lointaines pour soutenir un candidat-président impotent. Cette victoire symbolique des manifestants est passée en travers de la gorge du pouvoir. Il fallait donc la discréditer pour qu’elle ne constituât point un exemple stimulateur d’initiatives similaires.
    Malgré l’annulation du meeting de Sellal, un climat de tension est sciemment entretenu jusqu’en fin d’après-midi. L’émeute s’étendit jusqu’aux quartiers alentours et l’affrontement entre policiers et manifestants perdura jusqu’à l’embrasement de la maison de la culture en fin de journée. En voilà donc un prétexte incisif pour les autorités et les médias officiels (y compris les chaînes TV privées) pour déverser un incessant flot d’interprétations mensongères et calomnieuses sur l’action des protestataires pacifiques. Les réactions pleurardes des représentants du gouvernement, au niveau local et central, déplorant hypocritement les pertes subséquentes à la dégradation de la maison de la culture, expriment en réalité moins leur respect à la culture qu’une volonté de culpabilisation outrancière des manifestants pour avoir réalisé un exploit politique en réussissant à donner un coup de balai à un piètre propagandiste, comme si on eût chassé un malpropre de chez soi. La ville de Bgayet doit au contraire être fière de cette belle revanche des citoyens, qui ont su donner une grande leçon de courage, que le pouvoir ne va jamais laisser se propager comme un exemple pour les millions de révoltés algériens. Si le saccage de cette enceinte culturelle avait tant ému les officiels, ce n’est certainement pas en raison de sa vocation naturelle, mais parce qu’elle constitue un irremplaçable outil de propagande politique cher au pouvoir. Les actions de ce dernier sont en majorité relayées via cet édifice qui diffuse surtout la politique culturelle gouvernementale, interdisant formellement toute expression libre venant d’associations, collectifs culturels, femmes ou hommes de culture indépendants, dont la vision ne fusionne pas avec celle du ministère de la Culture ou même des autorités locales. Les différents services de la wilaya étaient à maintes reprises à l’origine de ces interdictions. C’est l’une des raisons principales de la cristallisation d’une haine viscérale sur cette bâtisse, parce qu’elle donnait la nette impression qu’elle appartenait aux autorités, non aux citoyens Bédjaouis. Toutes ces entraves répétées à longueur d’années ne constituent-elles pas une violence profonde à l’encontre de citoyens ? Sellal devrait maintenant comprendre ce que représente une interdiction d’activité quelle qu’elle soit, lui qui vient tout juste d’en faire l’expérience. Puisque l’heure est à l’évaluation du saccage de la maison de la culture, les autorités devraient aussi évaluer ce que la censure immonde a coûté. Jamais la culture n’aura connu une si grande indigence, comme cela a pu être le cas pendant toutes ces années d’opulence, de clientélisme et de gabegie. Si l’on ne doit pas de toute évidence justifier le saccage d’édifice public ou privé pour quelque raison que ce soit, il ne faut pas non plus éviter les questions de fond que le pouvoir cherche à éluder. Aujourd’hui, il est de plus en plus pressant d’agir pour que tous ces espaces d’expression, verrouillés par le pouvoir, fassent l’objet d’une réappropriation effective par tous les acteurs politiques, culturels, sociaux et humanitaires. Il faut que ces espaces reviennent enfin aux citoyens. La tâche ne sera pas simple, mais si ces acteurs-là décident de se battre unitairement pour cet objectif, tout sera possible.
Café littéraire de Bgayet Le 10 Avril 2014
Fin de la conversation

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La vitalité et l’officialité pour sauver la langue

Posté par coinlitteraire le 1 avril 2014

La vitalité et l’officialité pour sauver la langue

Abderrezak Dourari, professeur des sciences du langage, pense que «l’audiovisuel est un espace pour la sauvegarde des langues». «C’est très important, notamment lorsque Tamaziɣt deviendra officiel. La présence dans la logosphère et la médiasphère est un moyen de visibilité et de réhabilitation de la langue», souligne-t-il.
Pour lui, «on ne peut pas sauver une langue quand elle est condamnée par sa fonctionnalité sociale». «Tant de choses disparaissent dans le monde naturellement sous l’effet de la globalisation», explique l’expert. Et de poursuivre : «Il y a deux éléments essentiels, dans le baromètre des langues de L.-Jean Calvet, pour qu’une langue puisse être sauvée. Il faut de la vitalité, un nombre conséquent de locuteurs et son usage dans divers domaines.»

Toutefois, le Pr Dourari précise qu’«on ne peut obliger une région à parler une langue que ses locuteurs considèrent comme peu fonctionnelle». Dans le même sillage, il estime que «si une communauté veut continuer à parler sa langue, l’Etat doit l’aider. Ce critère est déterminant, sinon la disparition est irréversible». En second lieu, souligne le spécialiste, «l’autre critère est l’officialité, car l’Etat ne pourra plus agresser la langue ou l’assassiner».

Selon le constat dressé par le Pr Dourari, «pour certaines variétés de Tamaziɣt, il est presque déjà trop tard. Mais pour d’autres, comme le Kabyle, le Chaoui, le Mozabite, leChenoui ou le Tamahaq, il est encore temps de faire le travail légal et de recherche».
Selon lui, «l’officialité empêchera le pouvoir central et ses démembrements d’agresser les langues, mais ne leur donnera aucune capacité supplémentaire de concurrencer des langues déjà puissantes et bien installées dans le marché linguistique et l’habitus».

Pour notre interlocuteur, «les administrations locales seront dans l’obligation de tenir des attitudes positives, proactives, comme transcrire ces langues dans l’Etat-Civil, dans l’affichage, la publicité, le discours au quotidien et dans la médiasphère». Ainsi, poursuit-il, «le fait que ces langues soient visibles leur redonnera force et vitalité. Cela redonne de la confiance aux locuteurs».
En outre, il considère qu’«il est normal que les partis politiques, les associations et la presse fassent l’effort nécessaire pour sauvegarder notre identité non essentialisée, ouverte sur l’universel et la modernité». «Quand on va vers l’autre, on y va en étant soi-même sûr de soi», observe encore le Pr Dourari.

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Ballade litteraire de Bgayet. Feriel Lalami le samedi 01 fev 2013 à 14 heures

Posté par coinlitteraire le 21 janvier 2014

En février 2005, Bouteflika signe une ordonnance modifiant le code de la famille. Promulguée en 1984, cette loi -ou cette forfaiture pour ainsi dire- légalise un statut plaçant les femmes algériennes en position de subordination. Ce qu’il faut savoir, c’est que les amendements apportés au code de la famille par notre président actuel ne sont qu’une réforme en trompe l’œil.
Je vous invite à une discussion autour de ce déni de droits de l’Homme fait aux femmes de notre pays avec Feriel LALAMI, qui parlera de son livre LES ALGÉRIENNES CONTRE LE CODE DE LA FAMILLE édité en France (Sciences Po. Les Presses).

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Kamel DAOUD à Bgayet le samedi 18 janvier 2014

Posté par coinlitteraire le 12 janvier 2014

Un rendez-vous à ne pas rater

DAOUD

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Karim Younès à Bgayet le 11 janvier 2014

Posté par coinlitteraire le 6 janvier 2014

Soyons nombreux au Théâtre Régional de Bgayet

Karim Younes

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Conférence débat avec Gilles Ferréol

Posté par coinlitteraire le 7 décembre 2013

Gilles FERREOL est professeur de sociologie à l’université de Franche-Comté où il dirige le LASA (EA 3189, laboratoire de socio-anthropologie).
Ancien président des jurys du CAPES externe et de l’Agrégation interne de SES, il enseigne également dans diverses institutions tant en France qu’à l’étranger.
Directeur de collection chez Armand Colin, Intercommunications et Polirom, il a publié, seul ou sous sa direction une quarantaine d’ouvrages dont certains traduits en russe, en japonais, en roumain…
Membre élu du CNU (19° section) et du CNESER, expert auprès de différents organismes, il s’est spécialisé en méthodologie des sciences sociales, ses travaux portant sur l’intégration et l’exclusion, les relations interculturelles, l’évaluation des politiques publiques, notamment éducatives.
Publications (sélection):
  • Introduction à la sociologie (Colin),
  • Dictionnaire de sociologie (Colin),
  • Dictionnaire de l’Europe (Colin),
  • Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles (Colin),
  • Adolescence et toxicomanie (Colin),
  • Vocabulaire de la sociologie (PUF),
  • Sociologie (Bréal),
  • Learning and Teaching in the Communication Society (Conseil de l’Europe), Intégration, lien social et citoyenneté (Presses universitaires du Septentrion) …

Ballade

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« Aux portes de l’avenir », second livre de Mr Karim Younès

Posté par coinlitteraire le 21 octobre 2013


Comme l’arbre, les nations qui durent avancent et prospèrent, c’est celles qui s’enracinent.

(Par Saïd Rabia). Rares de ceux qui ont occupé de hautes responsabilités dans le pays ont écrit des livres. Karim Younès, ancien président de l’Assemblée Populaire Nationale (APN) fait partie de cette poignée d’hommes politiques qui ont brisé la paresse et l’inculture ambiante pour se lancer dans une prodigieuse aventure intellectuelle : produire des œuvres et contribuer au débat sur des questions qui intéressent de près les algériens, même si les espaces d’expression se sont dangereusement rétrécis ces dernières années. Il en est à son deuxième livre sur l’Histoire. Lire la suite… »

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Yassin TEMLALI sera à Bejaia le 08 octobre 2011

Posté par coinlitteraire le 28 septembre 2011

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