Abderahmane Zakad témoigne.

Posté par coinlitteraire le 22 juillet 2015

ZakadJ’ai écrit sur « Algérie-Patriotique » (rubrique culture et/ou  contribution) que lors de certains cafés littéraires ou d’animation de rencontre culture, certains écrivains ou des animateurs recevaient de l’argent dans des enveloppes scellées, de main en main.
J’ai dit et j’ai vu que certaines publications, surtout celles en arabe, sont achetées en Égypte pour 1.000 $. Certaines, traduites en français, en Algérie sont publiées afin que l’auteur/manipulateur accède à la notoriété ou remplisse les conditions requises par l’université pour poursuivre vers un doctorat.
Quand j’étais à l’OPU (2008), j’ai constaté ce phénomène surtout dans le domaine des sciences sociales. Je l’ai dénoncé, on m’a foutu à la porte. En médecine également la pratique se fait (plagiat et vol). Par ailleurs, des ouvrages d’auteurs algériens sont expédiés au Liban et en Egypte pour être édités puis nous reviennent sous un autre nom d’auteur. Des procès sont en cours.
Devons-nous baisser les bras ?
Je reçois quelques insultes par des anonymes, bien sûr, pour mes écrits sur « Algérie-Patriotique ». Je continuerai à porter à la connaissance du public ce qui se trame dans le milieu de l’édition, dussé-je y laisser ma peau. Des intérêts sont énormes.
Ce que je tiens à dire à propos de mes contributions sur « Algerie-Patriotique » et ailleurs : 
Comme le dit Antonio Gramsci : « il faut écrire, il faut que les intellectuels se prononcent afin que la vérité soit portée à la connaissance du peuple »
Des récompenses sont remises, même en argent, je le comprends. Mais cela doit se faire clairement l’annonçant publiquement pour ne pas laisser la porte ouverte aux interprétations.
Remettre des enveloppes de main en main  est un geste qui peut s’interpréter de mille et une façons. A chacun ce qu’il pense (mafia, tchippa, etc..)
Et que dire de certaines maisons d’édition qui font payer un auteur (surtout les jeunes avant même que leur ouvrage ne soit lu).
 » Si nous, nous ne bougeons pas  pour faire le ménage nous-mêmes, les autres le feront pour nous ». Alors nous aurons….notre Printemps arable.
Abderrahmane Zakad – Editeur/distributeur ECA
 

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Atlas de l’Unesco : 13 langues algériennes menacées de disparition

Posté par coinlitteraire le 1 avril 2014

Le zénète

Langue zénète

 

Atlas de l’Unesco : 13 langues algériennes menacées de disparition

L’Atlas des langues en danger dans le monde de l’Unesco indique que 13 langues, en Algérie, sont «vulnérables, en voie de disparition ou en situation critique».

-Le Korendjé, dans la région de Tabelbala, avec environ 5000 locuteurs.

-Le Tagargrant, parlé par quelque 15 000 personnes, dans les régions de Touggourt et Temacine (wilaya de Ouargla).

-Le Chenouiyen (tachenwit), région de Tipasa, Cherchell et Ténès, avec 20 000 locuteurs, ainsi qu’une variante de chenouiyen, le tagouraït, à Tagraït.

-Le Tamashek, des Touaregs algériens, dans les régions du Hoggar (Ahaggar) et du Tassili, avec environ 120 000 locuteurs.

-Le Tamazight de la région d’Arzew

-Le Snoussi (tasnusit), dans les montagnes de Beni Snous et le chleha du village de Boussaïd.

-Le Tachalhit de Boussemghoun, dans la wilaya d’El Bayadh.

-Le Tidikelt à In Salah (50 000 locuteurs)

-Le Zenatiya de l’Ouarsenis, dans l’actuelle wilaya de Tissemsilt.

-Le Blidéen, berbère des monts de l’Atlas, entre Blida et Médéa.

Pour consulter l’Atlas de l’Unesco : http://www.unesco.org/culture/languages-atlas/index.php?hl=fr&page=atlasmap

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L’exil tombal d’écrivains algériens !

Posté par coinlitteraire le 12 septembre 2013

L'exil tombal d'écrivains algériens ! dans Actualites exil-tombal

Il est des tombes de soldats inconnus ! Sur ces tombes on met des gerbes de fleurs et on joue de la musique universelle. Et il est des tombes d’écrivains connus ! Ces soldats sont dans leurs tombes négligés. Les dérangeurs ! La terre est un mythe. Dormir dans la terre qu’on aime est une sensation extrême. Ils sont sombres ces écrivains enterrés loin de leur terre natale : l’Algérie. Se trouver condamné à être enterré dans le froid du silence, loin du parfum de la terre natale, cela n’est que l’exil continu. Éternel exil ! Dès que je pense à nos écrivains enterrés dans des pays étrangers, je mesure leur colère silencieuse. Toutes les tombes étrangères sont glacées. Il était une fois un écrivain appartenant à la race d’anges. Il s’appelle Mohammed Dib (1920-2003). Fils du métier à tisser et des ruelles chuchoteuses de Tlemcen. Lalla Setti, La Aïni et tous les habitants de Dar Sbitar l’attendaient pour dormir dans cette terre de Sidi Boumediene. Mais le mort n’est pas revenu. Il a donné son corps à la terre étrangère ! Plaie ! Depuis, Tlemcen est en deuil. Par un jour algérois, cheikh El-Karadaoui a chassé le penseur rationaliste Mohamed Arkoun (1928-2010) de l’hôtel El Aurassi ! Dans une langue grossière, El-Karadaoui surnommait Mohamed Arkoun : Mohamed Cartone (carton) ! Dans tous les débats, le professeur Arkoun était  brillant, ce qui embarrassait la bande d’El-Karadoui. À l’accoutumée, les enfants de Taourirt Mimoun, village qui a enfanté Mouloud Mammeri, sont enterrés dans la terre noble des pères libres, sous des oliviers, à l’ombre d’un figuier ou bercés par une chanson de cheikh El-Hasnaoui (1910-2002) (enterré, lui aussi à Saint-Pierre de la Réunion) ! Mohamed Arkoun, lui, a choisi de se reposer dans le silence froid d’une autre terre, loin des «Karadaouis». Plaie ! Rabah Belamri (1946-1995). L’infatigable. Visionnaire. Maître des conteurs, académicien, poète visionnaire et romancier, lui aussi continue son exil tombal ! Silence ! Celui qui marchait derrière son cœur et aimait follement l’Algérie a préféré continuer le rêve de son sommeil éternel dans la terre des autres. Blessure du soleil ! Et il y a Djamel-Eddine Bencheikh (1930-2005), grand intellectuel, traducteur des Mille et Une Nuits. Une autre blessure ! Héritier du verbe d’Abû Nuwâs et du rationalisme d’Ibn Khaldoun. Doux, élégant et profond, ainsi Djamel Bencheikh a traversé sa vie. Lui aussi dort dans la terre froide prolongeant son exil pour l’éternité ! Comme un oiseau traqué, Noureddine Aba (1921-1996) a choisi pour lit éternel la terre étrangère, incapable de poursuivre le rêve. Je ne sais pas pourquoi, dès que je pense à ces écrivains dans leur exil tombal, je pense au périple de la dépouille de saint Augustin, au cubitus de son bras droit rapatrié d’Italie, pour dormir dans la Basilique de Annaba. Les écrivains enterrés dans d’autres terres que celle d’Algérie arrivent-ils à continuer de rêver ?  Je suis triste mes ami(e)s !

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Entretien avec l’écrivain Rachid Oulebsir

Posté par coinlitteraire le 29 mars 2013

Entretien avec l’écrivain Rachid Oulebsir rachid_oulebsir

Entretien réalisé par Aomar Mohellebi

Universitaire diplômé de Paris Sorbonne, ancien journaliste, essayiste  et écrivain, Rachid Oulebsir est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et d’un diplôme d’études approfondies en sciences sociales (Doctorat de troisième cycle) des universités  Paris Nord et Paris 1 Panthéon- Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs livres dont deux romans, « Les derniers kabyles » et « Le rêve des momies ». Rachid Oulebsir a également publié des essais dont « L’olivier en Kabylie entre mythes et réalités ». Actuellement, il vit parmi les paysans de la montagne, à Tazmalt,  non loin de  Béjaïa.

Le Courrier d’Algérie : Le parcours de votre vie est atypique et il mérite qu’on s’y attarde. Jeune, vous êtes parti en France où vous avez effectué des études supérieures. Puis, contrairement à la majorité écrasante de ceux qui partent, vous êtes revenu. En plus, non pas pour vous installer dans une grande ville. Mais plutôt pour vivre en pleine campagne et il parait que vous menez actuellement une vie de véritable montagnard. Un choix qui peut sembler absurde quand on prend la vie de manière très superficielle comme la majorité le font aujourd’hui. Parlez-nous un peu de tout ça…

Rachid Oulebsir : Si j’aimais la ville, je n’aurais jamais quitté Paris, sans doute la plus  belle ville du monde. Je suis revenu pour vivre  à la campagne.
En 1980, je suis rentré de France  pour des vacances. Conquis par la magie  de la Kabylie je me  suis inséré  dans cette oasis culturelle pour le reste de mes jours. J’ai travaillé quelques mois à l’université d’Alger, à Constantine puis au Sud. J’ai fini par ranger mes stylos et tout plaquer, rompre avec la fausse modernité, pour reprendre la ferme familiale à Tazmalt dans la haute vallée de la Soummam (Béjaïa).
J’avais décidé de  m’insérer parmi les paysans, les montagnards  à la culture ancestrale  dans le but d’écrire des romans, des essais et  surtout des reportages. Lire la suite… »

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Meilleurs voeux pour 2011

Posté par coinlitteraire le 31 décembre 2010

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Le café Littéraire de Bgayet fête ses deux années d’existence !

Posté par coinlitteraire le 20 décembre 2010

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          (Par Kader Sadji). Le café littéraire de Bejaïa, créé le 18 décembre 2008, célèbre aujourd’hui, très modestement, son deuxième anniversaire. Cette expérience s’est fixée dès sa naissance l’objectif de créer un espace d’échange d’idées et de libre débat dans notre société tout en concentrant l’essentiel de son effort à l’essor du livre et de son corollaire, la lecture.

          Né dans un contexte profondément marqué par le rétrécissement des libertés publiques, le café littéraire a malheureusement fait les frais, durant sa première année, des multiples tentatives sournoises d’interdiction de ses activités. Des fonctionnaires zélés de l’Etat ont voulu étouffer dans l’œuf toute expression culturelle libre émanant de la société civile dans le but de décourager toute autre initiative échappant à leur contrôle. D’autres collectifs ou associations ont d’ailleurs subi le même sort que le nôtre.

          Nous n’avions eu d’autres choix alors que de poursuivre notre aventure avec peu de moyens, peu d’amis sincères et désintéressés, mais avec une volonté d’airain, provoquant une reculade temporaire des adversaires de la pratique culturelle autonome. Justement, celle-ci constitue un enjeu culturel capital dans cette conjoncture particulière durant laquelle on s’acharne à mettre un bâillon à l’expression libre de toute pensée critique allant à l’encontre des idées reçues et de l’ordre établi.

          Le débat qu’on prône au café littéraire vise à donner au large public l’habitude de prendre la parole, exprimer l’interdit, déculpabiliser la critique, pour émanciper notre esprit de tout tabou inhibiteur, permettant ainsi à tout individu d’atteindre la plénitude de son épanouissement intellectuel.

          Si l’on peut affirmer, sans prétention aucune, que notre initiative a eu un écho très favorable, notamment auprès des lecteurs, écrivains et éditeurs, elle mérite néanmoins qu’elle se développe davantage tout en diversifiant son champ d’action. C’est ainsi que nous prévoyons, dès le mois de janvier de l’année 2011, le lancement d’un bulletin littéraire mensuel portant ce titre : Libre Voix. Il portera son choix sur des textes littéraires novateurs écris par nos auteurs et traduira les réflexions de notre collectif sur la littérature, l’art et la culture de manière générale. Il ouvrira ses pages aussi à toutes celles et ceux qui voudront y contribuer.

          Notre collectif veut encore croire que la conjoncture actuelle doit nous inciter à prendre des initiatives durables pour créer une vie culturelle permanente et de qualité dans notre ville. L’implication des artistes et des gens de lettres est vitale. Leur défection continuera à profiter aux affairistes véreux embusqués dans les rouages de l’administration, mais aussi à tous ceux qui parasitent l’action culturelle autonome. Les femmes et hommes de culture doivent rester sur le terrain sans discontinuer, sans répit. La société a besoin de plus d’initiatives et plus d’organisations culturelles autonomes. L’action de plusieurs cafés littéraires, cafés cinémas, et cafés théâtres est nécessaire pour produire un réel impact culturel dans notre société. Tous nos artistes et auteurs doivent bénéficier de tribunes d’expression leur permettant de rencontrer le public, débattre avec lui, afin que toute production intellectuelle et artistique puisse insuffler un réel dynamisme culturel dans notre société.

          Enfin, le café littéraire remercie tous ceux qui ont permis à notre action de poursuivre son aventure. Nous pensons à toutes celles et ceux qui ont activé dans notre collectif, celles et ceux qui ont apporté des contributions financières ou matérielles anonymement et de manière totalement désintéressée, nous pensons surtout à la contribution du Théâtre régional de Bejaïa dont nous apprécions le comportement professionnel de l’ensemble de ses travailleurs. Nous n’oublierons jamais également l’attachement du public à notre activité. Sans lui, celle-ci serait tombée dans un élitisme stérile.

          Longue vie au café littéraire de Bejaïa

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L’humour dans la littérature algérienne : quelques exemples…

Posté par coinlitteraire le 10 novembre 2010

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La lecture sera obligatoire à l’école

Posté par coinlitteraire le 31 octobre 2010

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          Les ministères de l’Education nationale et de la Culture devront organiser, avant fin 2010, une rencontre pour étudier la possibilité d’inscrire dans les programmes scolaires l’obligation faite aux écoliers de lire au moins quatre ouvrages par année scolaire.

          «La liste des ouvrages sera arrêtée d’un commun accord, avec une priorité pour les grands auteurs nationaux», a annoncé Khalida Toumi, ministre de la Culture, hier lors d’une conférence de presse au Salon international du livre d’Alger (Sila). Qualifiée d’épineuse, la question de la diffusion du livre fera, elle, l’objet de rencontre avec les professionnels.

          Concernant le futur Centre national du livre (CNL), la ministre a déclaré qu’une procédure de classement est faite actuellement à propos de cette structure. Le CNL aura, entres autres, la charge de soutenir l’ensemble de la chaîne du livre, d’encourager tous les modes d’expression littéraire, de concourir à la diffusion «sous toutes leurs formes» des œuvres littéraires et de donner son avis sur toute demande d’aide et de subvention aux différents intervenants dans la chaîne du livre.

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« Sur les traces de Taos Amrouche », un film de Sadia Barèche

Posté par coinlitteraire le 4 octobre 2010

Sur les traces de Taos Amrouche

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Avec son film Sur les traces de Taos Amrouche, l’algérienne Sadia Barèche retrace les dernières années de la vie de la chanteuse. Entretien avec la réalisatrice qui travaille, à partir de la France où elle vit, à valoriser le patrimoine culturel de son pays.

L’Algérienne Sadia Barèche rend hommage à une grande artiste kabyle. Son film Sur les traces de Taos Amrouche retrace les dernières années de la chanteuse, quand celle-ci était installée à Saint-Michel L’Observatoire, petit village de Provence où elle est aujourd’hui enterrée. Le long-métrage repose notamment sur une série d’entretiens réalisés avec la peintre Denise Barbaroux, qui vit toujours dans ce village, et fut l’une des plus grandes amies de Taos.

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Ci-git l’ »Espace Noûn » (contribution de M’hand Kasmi)

Posté par coinlitteraire le 29 juillet 2010

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Ci-git l’« Espace noûn » :

territoire des croisements rares.  

Ceux parmi vous, parmi nous, qui auront le temps de suivre  d’un distant regard le cortège funèbre qui accompagnera en ce week- end  dit « semi-universel », l’enfouissement dans une surréaliste indifférence de l’un des espaces culturels les plus ouverts sur l’universalité de la capitale, se retrouveront après la cruelle mise en terre, après  la déchirante dépossession, dans une situation encore plus désemparée que celle du personnage  du « dernier été de la raison »,  dernier  roman à titre posthume du défunt Tahar Djaout. Ce personnage, petit libraire de son état, qui se retrouva par la « farce des choses »  désespérément seul, après que sa femme et ses enfants eurent tous rejoint, les uns après les autres, le nouveau monde des F.V. (entendre frères vigilants). Pris de court par le tumultueux tourbillonnement de l’histoire de ces années 90, notre brave libraire ne trouva que ses livres pour lui aménager une salutaire fenêtre sur le monde et cette phrase suicidaire pour conjurer à tue –tête, le terrible mauvais sort qui commençait à frapper le pays de Ben M’hidi: « Le cours du temps s’est comme affolé, et il est difficile de jurer du lendemain !» Après l’affolement du monde  qui a arrêté le cours pourtant impétueux du temps vers des lendemains littéraires prometteurs de l’un de nos plus talentueux écrivains  de graphie française et emporté dans sa déferlante meurtrière Vincent, ce français devenu algérien et l’un des plus authentiques libraires de la capitale, c’est au tour de Nacera et Kiki,

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