Rencontre avec Abdelghani RAHMANI et Abid ABDELKADER

Posté par coinlitteraire le 16 mai 2015

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Rachid ALI-YAHIA à Bgayet le samedi 16 mai 2015

Posté par coinlitteraire le 14 mai 2015

Rachid ALI-YAHIA à Bgayet

Rachid Ali-Yahia

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« Pas de film algérien à Cannes en 2015″ (par Ahmed Bedjaoui)

Posté par coinlitteraire le 1 mai 2015

Ahmed Bedjaoui

Pas de film algérien à Cannes en 2015.
Par Ahmed Bedjaoui
(cet article est paru le 1er mai 2015 dans le journal El Khabar)

L’année dernière, neuf films algériens ont été présentés à la sélection et tous sans exception ont été refusés par le comité de sélection. Parmi eux figurait le dernier long-métrage de Mohammed Lakhdar-Hamina « Le crépuscule des ombres ». Depuis, ce film n’a pu figurer dans aucun autre festival. Même destin (ou presque) pour « l’Oranais ».
Cette année, le comité de sélection de Cannes a de nouveau refusé les cinq longs-métrages présentés sous pavillon algérien. C’est donc toute la production algérienne ou coproduite avec notre pays qui a été en deux ans candidate à la sélection à Cannes, même s’il est clair que certains des films en lice sont d’un niveau qui ne permet même pas de rêver.
Trois des films de l’année en cours sont des coproductions algéro-françaises. Sur les cinq films présentés, deux traitent de la décennie noire et deux autres de la guerre de libération.
La plupart de ces films vont dans le meilleur des cas, connaître une projection en avant-première (et sur invitation). Peu d’entre eux seront vus par quelques milliers d’Algériens.
Tous les cinéastes algériens visent Cannes qui continue à nourrir le fantasme de « la montée des marches » au palais des festivals. Le problème est que lorsqu’un film est recalé à Cannes, il a peu de chances de trouver ensuite un festival majeur comme Venise ou Berlin, qui refusent d’être considérés comme des seconds choix.
Loin de moi l’idée de contester les choix d’un comité de sélection. Je pense au contraire que les personnes le composant, savent regarder un film. Il serait plus judicieux de s’interroger sur le vrai niveau d’un cinéma qui ne rêve que de reconnaissance internationale et ne fait rien pour trouver son public.
Il est naturel que notre cinéma dénonce le colonialisme. Mais de là à attendre la consécration d’un festival incrusté dans l’ancienne puissance coloniale, et de surcroît au cœur du fief des nostalgiques coloniaux, il ya de quoi se poser des questions.
Pourquoi dans ce cas, ne pas aller à Venise ou Berlin ou Locarno, Ottawa ou ailleurs ? On paie des stands à Cannes à grands frais. Pourquoi faire ? Est-ce que nous avons des studios et des opportunités de tournage à promouvoir? Les jeunes et les moins jeunes de nos cinéastes ne rêvent que de Cannes. Il est temps de regarder ailleurs et surtout de produire pour les Algériennes et les Algériens.
Pour cela, il faut redonner le cinéma aux professionnels et réhabiliter les petits métiers, dessaisir l’Etat et les collectivités locales des fonctions de production, de distribution, d’exploitation des films ainsi que de la formation. L’absence de nos films dans les grandes manifestations internationales est le résultat d’une politique de monopole d’Etat qui s’est avérée désastreuse. Accorder des budgets à des films qui ne sont pas distribués ni dans des salles ni à la télévision, ne contribue pas à créer un véritable cinéma national, comme on le voit en Egypte, en Iran ou en Turquie. Le rôle de l’Etat devrait se limiter à aider ces professionnels du cinéma à travers des formes de soutien adaptées et un encadrement juridique étudié. L’ancien système a montré l’ampleur de ses échecs. Il est venu le temps de revenir à des règles du marché qui ont fait leur preuve dans le passé et ailleurs dans le monde.

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