Ode à Bgayet (Arezki Tahar)

Posté par coinlitteraire le 24 juin 2014

Ode à Bgayet

Kiki  (Par K. Smaïl). « Il est des villes comme des femmes fatales« . Cet aphorisme est de Kateb Yacine. Et Arezki Tahar l’a fait sien. Et ce, pour déclarer sa flamme à sa ville natale, Béjaïa. Une beauté immanquablement «fatale» ! Arezki Tahar, ancien directeur du théâtre de Béjaïa et agitateur de talents de l’Espace Noun d’Alger — ayant malheureusement disparu —, aime et adore sa ville natale, Béjaïa.

Une affection dévastatrice. Et pour cause ! Arezki Tahar, comme «habité» par sa ville, vient de lui rendre un bel hommage en montrant sa beauté de par un beau livre de photographies intitulé à juste titre Béjaïa, ma ville, ma pupille… C’est qu’il l’a photographiée comme une bien-aimée ! Ses déclics ? Des baisers volés pendant des décennies. Et cet amour est toujours intact, fidèle et encore plus fort. Un ouvrage préfacé par un auteur qu’on ne présente plus, Rachid Boudjedra (Printemps est son nouveau roman). Un beau livre, conçu non pas à quatre mains, mais «à deux mains et deux yeux», comme aime à le répéter Arezki.

Samedi, à la librairie, El Ijtihad (ex-Dominique), au centre d’Alger, Arezki était doublement ému : «Je suis ému d’être à côté de Rachid Boudjedra et puis, j’étais enfant quand je suis venu voir Abdelhamid Benzine, ici, dans cette librairie mythique…» En compulsant ce beau livre, on découvre un Arezki Tahar immortalisant sa ville, tel un poète. Et puis, Béjaïa est sa muse qu’il taquine affectueusement, passionnément.
Il n’a d’yeux (Dieu) que pour elle. Béjaïa, sa pupille brille, sa ville, sa vie…

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