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Malika Arabi vous attend le samedi 26 nov à la Maison de la culture

Posté par coinlitteraire le 23 novembre 2011

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A. BOUGUERMOUH. Du cinéma à la littérature

Posté par coinlitteraire le 17 novembre 2011

abder.jpg          (Par Nabila Guemghar). Le pas nonchalant, la chevelure grisonnante, le regard pénétrant, comme pour figer les images qui s’offrent à lui, et l’une allure naturelle d’où se dégage un charisme qui force respect et admiration, l’homme qui gravit les marches du Théâtre régional de Béjaïa, en cette belle journée ensoleillée, c’est Abderahmane Bouguermouh, l’invité du café littéraire de Béjaïa.

          Il se dit ému d’être dans ce lieu, qui porte le nom du frère disparu, Malek. Béjaïa, ou « la rose Béjaïa», qu’il dit ne pas reconnaître, lui ouvre grand ses bras et l’accueille dans son giron, l’espace d’une visite. Devant l’assistance, fidèle et nombreuse, du Café Littéraire, Abderahmane Bouguermouh se prête volontiers au jeu des questions /réponses qui avait trait globalement sur son œuvre cinématographique et sur son roman Anza (Casbah Edition, 2009). Il déclare, d’emblée, que « ce roman était, d’abord, un scénario de film que j’ai dû remanier, faute de moyens, pour en faire un roman, je ne suis pas un écrivain, je ne suis que le témoin d’une époque ». Rappelant qu’Anza revient sur une période douloureuse de l’histoire de l’Algérie, se rapportant aux événements tragiques du 08 Mai 1945, et cela à travers le personnage central du récit ,« Cheffou », pour dire le « destin des hommes qui n’ont pas eu de vie… les oubliés de l’Histoire », insiste Bouguermouh. Le public, dans un silence religieux, buvaient les paroles de celui qui a permis à l’expression kabyle d’éclore, pour la première fois, à travers une œuvre cinématographique portée à l’écran, et qui a porté la voix d’un peuple longtemps privé de parole… Ses réponses étaient brèves et sans équivoque, empreintes de colère quand, par exemple, il a évoqué l’ostracisme dont il a été victime, en insistant, cependant, pour dire que c’est en militant d’une région d’Algérie qui dérangeait. Empreinte d’amertume, aussi, en évoquant le coup bas des siens, quand avec un groupe de jeune, dont Mohamed Haroun, il a voulu créer l’Académie berbère, que le HCA a tout fait pour bloquer.
           Sur l’adaptation de La colline oubliée, qu’il ne veut toujours pas postsynchroniser en arabe en disant vouloir qu’il « reste (le film) un symbole de ce dont les kabyles ont été privé », il dit avoir bénéficié du soutien de militants présents à ses côtés et leur solidarité a permis l’aboutissement du projet, et que les subventions dont il a bénéficié étaient loin d’être suffisantes, contrairement à ce que certaines mauvaises langues avancent. A la question d’un intervenant de savoir si le cinéma kabyle peut traiter de tous les sujets sans distinction (référence aux films de Nadir Moknèche qui parlent, sans complexe, de sujets tabous tel que la prostitution, liberté de la femme et le terrorisme), Bouguermouh répond par l’affirmatif, le kabyle, pour lui, étant une langue comme une autre, ce qu’il déplore plutôt c’est l’amateurisme dans la création artistique, dans le cinéma notamment, pour lequel on institutionnalise des festivals et autres rencontres folkloriques, mais où, malheureusement, le cinéma professionnel semble absent, « ce n’est pas parce que nous avons quatre films professionnel qu’on peut se targuer d’avoir un cinéma de grande envergure », dira-t-il, et d’insister sur la nécessité d’avoir des structures adéquates comme des écoles de cinéma, et une véritable politique éditoriale, ainsi que de réelles structures à même d’aider à l’épanouissement de cet art. Se désolant de l’état de l’enseignement de la langue amazighe et le caractère amateur de certaines chaînes de télévision d’expression kabyle, il rappelle la nécessité de doter la langue d’une académie, à même de la protéger et former des professeurs aptes à l’enseigner. Et comme pour restituer une vérité historique, il rappelle, à l’assistance, que l’Académie berbère a été l’œuvre de deux intellectuels que sont Taous Amrouche et le pharmacien Mustapha Hannouz, rejoints après par Mohand Arab Bessaoud. Evoquant sa rencontre avec Kateb Yacine, le conférencier dit avoir travaillé avec l’écrivain six mois durant pour l’adaptation de Nedjma, mais Kateb étant insaisissable a fini par refuser l’autorisation à tous ceux qui ont voulu porter le roman à l’écran.
          A plus de quatre-vingt ans, l’enfant d’Ighzer Amokrane dit son désir et sa disponibilité pour aider les jeunes qui veulent apprendre le noble métier du septième art, se disant prêt à faire venir les spécialistes qu’il faut pour redonner ses lettres de noblesse à cet art, lui qui, dans l’incapacité physique de travailler comme avant, compte confier la réalisation d’un film sur Taous Amrouche, dont le scénario est déjà prêt, à Ali Mouzaoui, « c’est un projet que j’ai eu avec Laurence Bourdil, la fille de Taous, je compte le mener à bien, c’est une promesse que j’ai faite à Taous de son vivant. »
          Il se dit, par ailleurs, n’être heureux que dans ses montagnes Kabyles et que s’il devait fixer une image, cela serait, sans aucun doute, la nature de sa belle Kabylie qui l’a vu naître.
          A rappeler que la séance s’est terminée par une vente dédicace qui a fait quelques frustrés, puisque tout le stock de livres a été épuisé.

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Abderahmane Bouguermouh au Café Littéraire

Posté par coinlitteraire le 7 novembre 2011

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Un cartoonevent (animation par des dessins) sera assuré par le jeune caricaturiste

GHILAS AINOUCHE

Présentation du livre (par Zahir SIDANE)

Inflexible dans sa manière d’écrire, c’est une fresque de plus de quatre cent soixante-dix pages que nous donne à lire Abderrahmane BOUGUERMOUH, cinéaste et homme de lettres kabyle né à Ouzellaguen en 1936.

D’une prose méticuleuse, l’auteur nous entraine dans un dédale labyrinthique dont les seuls éclats sont les évènements tragiques du 8 mai 1945. On peut lire en pleine page ou en filigrane l’obsession de ce chapitre de l’histoire où il conjure alors d’un subtile entremelement ses angoisses. L’horreur, la répression et les injustices sont les ingrédients qui constituent cette fresque romanèsque et qui raisonnent avec le fol et vain espoir d’une liberté aux prises avec notre monde cruel. Et c’est à travers Cheffou, le personnage clé du roman, qui est à l’image de tout un peuple épris de justice qu’explose la colère et que se manifeste le refus à tout consensus.

De ce crédo poétique jaillit un « cri sincère », un gémissement de douleur d’une âme en souffrance « quétant la vengeance » et que l’on perçoit comme une assonance à la mémoire collective…c’est ANZA

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