4e Festival de la chanson kabyle

Posté par coinlitteraire le 31 août 2011

Abdelwahab Abjaoui et la théâtralisation àl’honneur

          (Par Nabila G). 4e Festival de la chanson kabyle  dans Manifestations culturellesLa ville de Béjaïa se prépare à accueillir la quatrième édition du Festival de la musique et de la chanson kabyles, qui se tiendra du 8 au 13 septembre prochain, principalement au théâtre et à la maison de la culture.

          Cette nouvelle édition se veut un hommage à la figure emblématique de la chanson «théâtralisée», cheikh Abdelwahab Abjaoui, confie Omar Fetmouche,  commissaire du Festival, qui a animé, dans la soirée d’avant-hier, une conférence de presse. La thématique retenue pour l’édition 2011 est «La chanson en représentation» ou ce qui est communément appelé, La comédie musicale, ou encore, La chanson théâtralisée. L’on verra ainsi présents aux côtés de Cheikh Abdelwahab Abjaoui, les représentants du théâtre algérien et, néanmoins, amis du maître ; Slimane Chabi, Mohamed et Saïd Hilmi, Mheni… Outre les spectacles et des compétitions musicales, des expositions et des cycles de conférences-débats avec des musicologues et autres spécialistes sont prévus chaque jour à partir de 10h. De ce fait, une conférence sur la musique savante est au menu des activités en présence de Farida Ait Ferroukh, coordinatrice scientifique du festival et d’Ahmed Oumaziz. Des danses Tango sur les airs d’Abdelwahab Abjaoui sont aussi au menu et elles seront exécutées par une troupe qui viendra de France pour l’occasion. En plus des deux sites importants que sont le théâtre et la maison de la culture, qui accueilleront les principales festivités, quatre plateaux à l’emplacement stratégique (Place Gueydon, Bordj Moussa, la brise de mer et l’illustre Yemma Gouraya) sont réquisitionnés pour recevoir une pléiade d’artistes, qui animeront les soirées des 9, 10, 11 et 12 septembre, une manière de «socialiser» le festival et de le rapprocher de la population. Le chef-lieu de la wilaya n’est pas le seul à profiter de cette réjouissance, puisque des animations musicales sont programmées à travers d’autres communes de la wilaya. Tichy, Souk el Tenine, Bordj Mira, Sidi Aïch, el Kseur, Ighzer Amkrane et la ville d’Akbou, sont les villes choisies pour cette édition pour recevoir les nombreux artistes qui s’y déplaceront. Institutionnalisé, pour rappel depuis 2008, le festival local de la musique et de la chanson kabyle verra la participation de 8 wilayas, dont cinq ont déjà confirmé leur venue : Tizi-Ouzou, Jijel, Bouira, Boumerdès et Alger. Béjaïa participera quant à elle avec trois candidatures, l’appel à concourir étant déjà lancé sur les ondes de la radio locale notamment. Des artistes kabyles de renom, à l’image de Djamel Allam, Aït Menguellet, Nouara, Madjid Soula et Yasmina seront présents lors de ce festival qui sera, pour rappel, parrainé comme lors des précédents par les deux monstres sacrés de la poésie kabyle : Kamel Hamadi et Ben Mohamed. Egalement présents, à titre honorifique, Hassan Dadi, Bada Ibaden et Djamel Izli, pour ainsi encourager les jeunes talents et partager avec eux leur expérience. Dans le but de préserver la mémoire du festival et éviter la déperdition des archives, les actes du festival et tous les documents s’y rattachant seront dans un proche avenir mis à la disposition du large public. Il y va de la mémoire de l’institution, nous confie M. Khellaf Righi, le nouveau directeur de la culture de la wilaya. Outre le budget alloué par le ministère de tutelle qui s’élève à 15millions DA et un reliquat de 3 millions dégagé par le dernier festival, une subvention supplémentaire sera apportée par des sponsors locaux.

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Aït Menguellat à Bgayet

Posté par coinlitteraire le 31 août 2011

Aït Menguellet encore et toujours

Aït Menguellat à Bgayet dans Manifestations culturelles          (Par Nabila Guemghar). Annoncé par Djallal, l’animateur vedette de la télévision algérienne, qui s’était mis aux accents kabyles pour l’occasion, « le lion du Djurdjura » monte sur scène, accompagné de son orchestre, Mouloud pour le mandole, Said Ghezli pour le bendir, Boussaad à la basse, Tarik à l’harmonica, Chaabane pour la percussion, son fils Djaffar pour la flûte, le synthétiseur, ainsi que Tong pour la batterie. Il n’en fallait pas plus pour déclencher un tonnerre d’applaudissements suivi par les youyou de femmes dont certaines s’étaient parées de la traditionnelle robe kabyle auréolée de bijoux en argent, des cris de joie fusaient des quatre coins d’un stade noir de monde .
Poèmes d’amour et de nostalgie ou chansons dites engagées, le barde a égrené, pendant les deux heures qu’a duré le spectacle, ses plus belles créations, faisant le bonheur de l’assistance qui les reprenait en chœurs. Des poèmes dans lesquels tout le monde pouvait se retrouver…
          Louiza, Ettas mazal el hal, Rouh, Nek Adeqimagh, aberouaq, Akka Ammi, Tamourthiw, sont entre autres les chansons qu’il a magistralement interprétées lors de cette soirée. Des textes dont les thématiques sont puisés dans l’univers qui l’entoure. Des questionnements existentiels, les douleurs de la vie, ses joies aussi, sont les sujets de prédilection auxquels le poète ne prétend pas donner de réponse, mais qu’il nous sert magistralement habillés de mots dont le socle majeur est la terre de Kabylie qui l’a vu naître….
Après s’être retiré pour se reposer, après une heure de spectacle, Djallal invite M. Haroun, poète de Béjaïa, et Madame Lineh, une septuagénaire, tous deux admirateurs du poète, pour lire chacun un poème de leur composition, en hommage au chanteur. Des poèmes qui ont visiblement plu à l’assistance qui a chaleureusement salué leurs interprètes… et revoilà l’Izem, à nouveau sur scène, pour une deuxième heure de rêve et d’évasion…« C’est un public tout simplement exceptionnel et formidable », dira Aït Menguellet à propos de ses fans lors d’une courte conférence de presse tenue après le spectacle. Il ne manquera pas de revenir à chaque fois que l’on fera appel à lui, mais cette fois-ci, « c’est le dernier de la tournée » avant un repos bien mérité !
          Une véritable communion s’était installée entre Lounis et les siens, celui dont Kateb avait écrit, qu’il « touche, bouleverse, fustige les indifférents », n’a pas manqué à son devoir, il restera pour les générations futures celui qui aura trouvé les mots justes pour dire la beauté et les valeurs de Taqbaylit…Dans Lounis, il y a la racine «wns », écrivait Tassadith Yacine en introduction à « Ait Menguellet chante ». « Wns » signifie « tenir compagnie, distraire… », et c’est effectivement ce que Lounis Ait Menguellet à fait, jeudi soir au stade scolaire de Béjaïa , ce qu’il a toujours fait d’ailleurs tout au long de ses quarante années de carrière. L’enfant d’Ighil Bouamas monte sur scène, pour la première fois en 1967 ; il n’avait que dix-sept ans…
          Ils étaient nombreux, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, à s’agglutiner devant le portail du stade près de deux heures avant le début du concert qui n’avait commencé qu’à 22h30. Nombreux, étaient également ceux qui ont fait le déplacement, depuis les communes avoisinantes, pour se délecter de la verve poétique du forgeron du verbe, des paroles que le barde a finement taillées dans la mémoire collective de sa société qu’il n’a de cesse de scruter pour en faire des poèmes dont lui seul a le secret. Le comité des fêtes de la ville, l’organisateur de l’événement, a mis les bouchées doubles, ne laissant rien à l’improvisation, pour assurer le bon déroulement du spectacle : « c’est suite à l’annulation du concert, prévu par la boite Adrénaline, et en constatant la déception de ses milliers de fans, que nous avons entrepris de l’inviter », nous confie Mouloud Issadouden du comité des fêtes de la ville de Béjaïa. La fête, car c’en était une, n’avait pas encore commencé que la foule affichait déjà un sourire de satisfaction, enchantée à l’idée de revoir, enfin, son sage que Béjaïa avait perdu de vue depuis un bout de temps, depuis une éternité, diront ses fans…

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Le rêve des momies de Rachid Oulebsir

Posté par coinlitteraire le 15 août 2011

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          (Par Nabila Guemghar). A la lisière d’une chronologie historico politique et d’un conte plus fantastique que merveilleux, un Poète raconte la tragédie Algérie !

          Le Rêve des momies s’enfonce dans les profondeurs des âmes tourmentées et conte le destin singulier de ces êtres qui n’aspirent qu’à la dignité.
          L’incipit du roman plonge le lecteur dans l’allégresse de l’après indépendance, une euphorie de courte durée, car le fleuve est vite détourné. C’est ce palimpseste de la mémoire collective que tente de restituer Rachid Oulebsir dans son roman Le Rêve des momies paru aux Editions L’Harmattan (2011). Et qui peut, si ce n’est ce Poète éclairé, à la mémoire tatouée, narrer les affres de ces drames vécus ?
          L’histoire est celle de ce Poète incarcéré pour avoir refusé de courber l’échine, après s’être un temps égaré. De Poète des rues, respecté et écouté, il «mua comme une couleuvre qui se débarrasse de sa peau» en aède officiel, confident de ces «décideurs fraîchement autoproclamés». Il délaisse alors les langues vernaculaires dans lesquelles il galvanisait les foules, qui jadis l’écoutaient tel un Messie, pour s’exprimer dans une langue superficielle, incomprise ; l’arabe classique, la langue adoptée par les décideurs, il se fait officiel !

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