Béjaïa En marge des journées cinématographiques

Posté par coinlitteraire le 21 juin 2011

 Le couple ambivalent livre-film décortiqué

          (Par Nabila GHEMGHAR). En marge des journées cinématographiques de Béjaïa clôturées dans la soirée de vendredi, s’est tenue, au campus d’Aboudaou, une conférence traitant de la relation entre livres et cinéma. Les livres adaptés au cinéma provoquent-ils les mêmes sensations chez le spectateur que celles suscitées à leur lecture ? La novélisation, phénomène récent, a-t-elle un avenir devant elle ? Dois-t-on systématiquement établir un lien entre le récit livresque et le récit filmique ? Qu’apporte le cinéma au récit, une fois l’histoire adaptée ? Un ensemble de questions variées auxquelles des spécialistes du domaine se sont plus à répondre lors d’une conférence-débat animée à l’auditorium du Campus Aboudaou, à Béjaïa. Du récit littéraire, au récit filmique ; enjeux et problématique était ainsi le thème de cette conférence animée par Tahar Chikhaoui, critique de cinéma, maître-assistant à la faculté des arts et des Lettres et des sciences humaines, de l’université de Manouba (Tunis), Ikbal Zalila, également de l’université de Tunis, membre de l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique (ATPCC), Jean-Pierre Morillon, Directeur littéraire, Belleville, Paris, Stéphanie Durand-Barcand, responsable de développement, script doctor (France). Tahar Chikhaoui, dans un cours magistral, est longuement revenu sur l’histoire du cinéma mondial, depuis ses balbutiements pour expliquer à l’assistance certains éléments relatifs à la sémiologie de la narration, aussi bien dans la production littéraire que dans la production filmique. La littérature, ayant pris le pas  sur le 7e art, le retard se devait, selon l’intervenant, d’être rattrapé. A ses débuts, comprend-on, les spectateurs, nombreux à aller voir le film en salle, étaient plus captés par l’aspect «mécanique et technique, et manifestaient une certaine fascination pour le mouvement d’acteurs, les sonorités, jeux de lumières etc.». Il est ainsi souligné que les cinéastes de l’époque (les années 1920) faisaient plus dans l’illustration de ce que donnait à lire le texte littéraire. Pour ce faire, les romanciers étaient mis à contribution. Il a fallu attendre les Américains pour penser à des procédés d’écriture propres qui caractériseront par la suite la mise en scène. Invoquant une notion développée en linguistique, et à propos de l’objectif fixé, T. Chikhaoui soutient que «la littérature essaye de donner une consistance concrète à une unité abstraite, le signe. Quant au cinéma, le chemin est inverse, c’est plutôt un «ensemble de cases vides» qui doivent être remplies». La différence entre les signes «mis en scène» dans les deux cas est donc fondatrice des deux arts ici comparés. Répondant à un intervenant, à propos de la marge de manœuvre à observer relativement à l’adaptation de l’œuvre littéraire, les conférenciers parlent du respect «des fondamentaux». Il ne faut surtout pas faire dans le copier coller, insistent-ils. Quel intérêt y a-t-il à voir-lire le même roman deux fois ? Dans ce sens, Morillon cite l’exemple d’Astérix ; «Celui [l’Astérix] qui a le plus fédéré est celui qui paraissait le plus éloigné de l’auteur, et l’inverse est valable». Ainsi, réussir une adaptation ne consiste nullement à reproduire une œuvre telle qu’elle se présente dans sa version d’origine. Pour Ikbal Zalila, le chemin inverse, c’est-à-dire, aller du cinéma vers l’écriture linéaire et littéraire, ou ce qu’on appelle la novélisation, est un phénomène en plein essor depuis quelques années déjà. Le cinéma est un monde à part, ayant son propre langage ; sa propre stylistique. Selon cet intervenant, le film adapté n’a pas à être comparé au roman. Faute de quoi, on tomberait dans le mimétisme. C’est sans doute la raison pour laquelle de grands cinéastes, à l’exemple d’Hitchcock et Truffaut, ont refusé de faire dans l’adaptation. Pour justement éviter ce piège. Et ce n’est pas pour rien que des siècles après, la Joconde continue toujours de susciter intérêt et fascination, «elle ne ressemble à personne», conclut Tahar Chikhaoui. A rappeler que les conférenciers étaient présents dans la ville de Béjaïa pour les rencontres cinématographique s’y étant déroulées du 11 au 17 juin à l’initiative de l’association Project’heurt. Un bémol tout de même : l’absence du public universitaire à qui était destinée la conférence. Le nombre des présents se comptait sur le bout des doigts, sans exagération aucune. La raison principale étant les examens de fin d’année de l’avis d’une enseignante présente à cette rencontre.

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« L’Algérie en question » : titre d’un livre de Soufiane Djilali

Posté par coinlitteraire le 19 juin 2011

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Du 11 au 17 juin : une semaine riche en manifestations culturelles et artistiques

Posté par coinlitteraire le 3 juin 2011

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vous invite

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