Albert Camus prochainement à Bgayet

Posté par coinlitteraire le 30 avril 2011

 

Ce Caligula n’est pas un dictateur mais plutôt un enfant égaré

Stephane Olivie Bisson. Metteur en scène

camus.jpg               Albert Camus sera de retour sur sa terre natale le temps d’une représentation, les 17 et 19 mai prochain à Béjaïa et à Alger, pour l’une de ses pièces de théâtre les plus personnelles : Caligula. La version définitive en quatre actes, publiée pour la première fois en mai 1944 aux éditions Gallimard, est le fruit de plusieurs remaniements à partir de sa version originale écrite en 1941. Bruno Putzulu succède à Gérard Philipe et, plus récemment, à Charles Berling dans le rôle de l’empereur romain sous la direction du metteur en scène Stéphane Olivié-Bisson.

-Il existe deux versions de Caligula, la première écrite en 1941 et la seconde réécrite en 1944, sur laquelle avez-vous choisi de travailler ?

               J’ai choisi la version de 1941, très différente de la seconde. Dans le contexte historique de l’époque, Camus a craint la confusion avec Hitler dans la figure du dictateur, et des conclusions trop hâtives. C’était une époque où il fallait choisir son camp et où il fallait être le plus clair possible. Je trouve la seconde version plus personnelle, moins politique, moins schématique. On a davantage accès à la personne de Camus qui prête ses questions au personnage. Il faut savoir que c’était une période particulière dans la vie de l’auteur, alors que des médecins lui avait donné deux ans à vivre. Il y a mis beaucoup de lui-même, comme une espèce de bilan personnel, des confessions de soi à soi.

-Ce personnage, un peu despotique, n’est pas sans rappeler certains chefs de gouvernement arabes, particulièrement dans le contexte actuel…

               Pour moi, c’est très éloigné. Ce Caligula n’est justement pas la figure du dictateur mais plutôt un enfant égaré qui parle du peuple sans le connaître tout à fait, ou de vertu sans pour autant la pratiquer. En fait, on fabrique un monstre qui nous dédouane de notre culpabilité. Lorsque la pièce a été jouée à Bucarest car exemple, les spectateurs nous ont dit : «C’est terrible, ce miroir qu’est Caligula, car nous nous rendons complices par notre passivité.»-Vous avez confié à l’AFP avoir donné la part belle à Alger dans cette pièce…

               On la retrouve telle que je la fantasme personnellement. Je ne connais ce pays qu’à travers les livres. Ceux de Camus en particulier, son amour pour Alger m’a inspiré. J’ai hâte de découvrir cette ville.

-Vous travaillez actuellement sur un long métrage, La dernière image, d’autres projets en cours ?

               C’est un autre projet de plus longue haleine. Mais en dehors de ça, avec Bruno Putzulu, nous pensons à adapter La mort heureuse, le premier roman d’Albert Camus, que beaucoup prennent pour le brouillon de L’Etranger alors que l’histoire diffère complètement.

-Vous semblez avoir une grande admiration pour Albert Camus. Qu’est-ce qui vous fascine tant chez l’écrivain ?

               J’ai travaillé sur les œuvres de plusieurs auteurs et dramaturges mais je ne m’étais jamais senti aussi proche d’un auteur. Je ressens une certaine familiarité, une certaine sensibilité que je dois sans doute à un destin familial similaire. Je viens d’une famille d’émigrés espagnols très pauvres qui vivaient à Oujda au Maroc. J’aime la manière dont il parle des choses, il est loin du philosophe austère qu’on imagine. (Par Nesrine Sellal)

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24 et 25 avril. Journées poétiques et artistiques

Posté par coinlitteraire le 9 avril 2011

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autour de l’œuvre de

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Hommage à d’Ahmed Azeggagh en présence de Mlle Farida Azeggagh, des amis du poètes et de Mr Omar Fetmouche directeur du Théâtre Régional de Bgayet

Montage poétique et musical.

Choix de textes du poète et mise en espace sous la direction de Hamma Méliani.

Spectacle réalisé avec la participation des comédiens du théâtre régional de Bejaia.

Parole de poète

L’interview d’Ahmed Azeggagh par Nacer Stambouli.

Mise en situation avec la participation de Sofiane Harchaoui et Saïd Bessa du théâtre Hamma meliani.

CTHM94.Ivry sur seine. France

Débats et témoignages sur l’acte poétique d’Ahmed Azeggagh

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Seconde interview d’Ahmed par Hassen Gherab,

mise en situation avec la participation de Sofiane Harchaoui et Said Bessa de la Cie du théâtre Hamma méliani.

CTHM94. Ivry sur seine. France

Débats et témoignages sur l’acte poétique d’Ahmed Azeggagh

Concert de musique kabyle avec Yasmina et Tahar metref.les amis du chant berbère de Kabylie. Montpellier. France

Exposition de peinture du 24 au 30 avril 2011

avec

Salah ait Mehdi

Amine Zaouche

et

Mohand Baazizi

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