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Hypocrisie, opportunisme et culture de l’égoïsme…

Posté par coinlitteraire le 31 janvier 2011

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Dalil Makhloufi.

Président de l’Association Tagmats de Lyon et animateur radio canut

           En 2009, on lançait un appel du cœur dans la revue Tagmats afin que nos intellectuels, hommes de culture et artistes de renommée mondiale, se mobilisent en faveur de la Kabylie pour sauver ce qu’il reste de notre culture dans la région et bien sûr, activer et/ou se produire aux côtés de leurs frères en Kabylie. Force est de constater que depuis, il n’y a eu presque aucun changement et on  peut dire que la situation s’est même aggravée. On n’est pas ici pour faire la morale à nos « pseudos représentants » mais on ne peut rester indifférent à ce qui se passe en Kabylie et à ce que subissent nos compatriotes pendant que nos exilés se pavanent à Paris et ailleurs, croyant que le changement viendra tout seul.
          Certes, certains de nos artistes ont de vraies raisons pour ne pas rentrer au pays mais d’autres ont les moyens et un minimum de temps à donner à cette terre, qu’ils, soit-disant, chérissent ! On ne peut rester insensible aux jeunes de Kabylie, fans de leurs idoles à l’étranger, espérant  leur retour et qui voient en eux des symboles, des repères et des exemples de réussite.

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Publication : Femmes algériennes dans l’écriture

Posté par coinlitteraire le 31 janvier 2011

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Anne-Marie Nahlovski vient de publier La Femme au livre, les écrivaines algériennes de langue française, aux éditions L’Harmattan.

          (Par Walid Mebarek). Docteur ès lettres de l’université de Strasbourg, l’auteure a enseigné en Algérie le français durant six ans, au titre de la coopération. C’est là qu’elle a senti le frisson de la littérature féminine algérienne qui lui a donné envie de travailler sur ce que cette création apporte au monde du verbe. Son livre, fruit d’une thèse de doctorat en littérature française, consiste en une analyse de trois romans de la deuxième moitié du XXe siècle, Vaste est la prison d’Assia Djebar, N’zid de Malika Mokeddem et La Voyeuse interdite de Nina Bouraoui. L’objectif de cet essai est «d’interroger le fonctionnement de la langue et les fondements de l’écriture, pour étudier, au prisme de la psychanalyse, le stratagème secret des jeux du langage et les mécanismes inconscients de l’écriture.

          L’aventure scripturaire est le révélateur d’une construction en marche et d’une montée en puissance de la parole féminine. Elle dévoile l’accomplissement d’un cheminement de la conscience créatrice, instaurant l’écrivaine algérienne dans un nouveau statut personnel et social, celui de ‘‘La femme au livre’’». Après avoir disséqué les livres, objets de l’étude dans les première et deuxième parties, l’auteure aborde dans la troisième partie le «‘‘je’’ du regard comme réappropriation d’un contexte social», ouvrant le monde à la «jouissance retrouvée d’une réponse à l’oppression» par le «vomissement d’une société patriarcale» et le «rejet d’un sexe dégradé».

          Dans les arcanes des textes des auteures étudiées, selon l’universitaire, il s’agit de la «prise de conscience de la place de la femme dans la société», par tous les moyens. Anne Marie Nahlovski cite ainsi : «la féminité en dérobade ou le jeu-mascarade de l’androgyne», «la parole en dissidence», «la séduction de la marginalité». Un livre utile pour appréhender la montée en écriture ou «l’ineffaçable remplace l’indicible». Voici un livre qui pourrait intéresser au-delà du petit monde des férus de contextualisation littéraire.

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