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Hadjira Oubachir sera à Bgayet le 18 décembre 2010

Posté par coinlitteraire le 9 décembre 2010

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vous invite

à une rencontre avec

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Poétesse – Journaliste – Animatrice radio – Comédienne

Soyons nombreux

le 18 décembre 2010 à 14 heures au TRB

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Ouvrages

Uzzu n tayri, théâtre, édition HCA, Alger, 2007

Tirga n tmes (Rêves de feu), poésie, Tizi-Ouzou, Editions Achab, 2010

Extrait de la préface de Tirga n tmes (Rêves de feu)

L’asefru de Hadjira n’est plus dans son sens étymologique « dévider l’écheveau », « rendre clair », trop longtemps arrimé à une magie verbale, à une sorte d’expiation existentielle, surtout quand il est tatouage féminin. L’asefru de Hadjira, qui prend source des chaînons multiples des voix qui, pour réunir leur force et voiler leur identité, ont été groupales et anonymes, s’affirme dans une individualité accomplie et moderne (…)

C’est d’abord le « je » souverain de ses doutes, de ses interrogations, de ses colères, de ses amours défaits, refaits, de ses cris assoiffés de liberté, d’insoumissions, de clarté, de mondes solaires, de ses identités primesautières, c’est ce « je » souverain qui y lève ses rayons auroraux sur un monde terne, versatile, trompeur, assassin. Un « je » de refus des muselières harnachées mais aussi repoussoir des fausses promesses, des paillettes édulcorées qui ont avachi l’incertaine demeure de l’émancipation de la femme algérienne, maghrébine, universelle (…)

C’est ensuite, un engagement qui emprunte les voies de l’esthétique, de la sensibilité, de la subjectivité et non plus celles des dogmes stérilisants qui se perdent et s’étiolent en louanges et autres serments. Dans la poésie de Hadjira, point de cela. Elle tire sa force « interne » de ses palpitations rythmiques et prosodiques qui emportent dans leur flux, souvent brefs, autant de paroles serties de leur nudité impériale car ces paroles n’ont guère besoin de parures ni de parades pour dire et se dire dans leur avènement ancestral et magistral (…)

Des paroles ? Oui, car Hadjira Oubachir engage dans sa poésie une rupture épistémologique dans le poétique du discours féminin. Le vers pour être un « corps » libéré des servitudes et de ses faux clinquants, poétiques ou politiques,  doit être une création de la parole féminine et non plus un fantasme  de n’être qu’une « gardienne des valeurs » ou une muse des aèdes des temps perdus. Dans la poésie de Hadjira, c’est la parole (au sens énonciatif du terme) qui gouverne le souffle poétique (…)

C’est enfin, une poésie libérée de sa rime, comme d’une parure qui, pour avoir longtemps été un décorum syntaxique du « corps-poème » est tombée en désuétude pour une autre esthétique formelle, des rimes de sens (…)

Rachid Mokhtari

Publié dans Week-End Litteraire | 3 Commentaires »

 

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