Tazmalt.

Posté par coinlitteraire le 30 août 2010

Bouillon de culture avec des hommes de lettres

lecture.jpg               (Par A.G). C’est à un véritable bouillon de culture auquel Tazmalt a droit pendant ces ferventes veillées du mois de Ramadhan. De nombreux intellectuels à la rescousse d’une culture plutôt vivotante se sont relayés durant ce mois de Ramadhan pour animer des cafés littéraires au niveau de la bibliothèque de la ville de Tazmalt. En plus de quelques activités culturelles abritées par le centre culturel dont la présentation de pièces théâtrales, ces hommes de lettres fort connus dans la région se sont relayés pour animer des conférences sur divers thèmes. Il s’agit entre autres des écrivains Rachid Oulebsir, Djamel Arezki, du poète Malek Houd.

               Rachid Oulebsir, auteur de «Les derniers Kabyles» aux éditions Tira, est diplômé en sciences économiques de l’Université de la Sorbonne dispense, depuis l’avènement du mois sacré, des conférences sur l’oléiculture et le devenir de cette filiale non sans mettre en exergue la menace de la pollution à grande échelle qui menace l’oued Sahel et les ressources hydriques dont la nappe phréatique de la Soummam à cause de l’infiltration des hydrocarbures nés d’une fuite importante de pétrole survenue à Beni Mansour en 2008. L’écrivain a un parcours honorable dans l’éducation nationale puisqu’il a fait une retentissante carrière en tant que PES avant d’être récemment nominé chef du personnel au niveau de l’Académie de Béjaïa. On le connaît aussi pour ses contributions prolifiques dans le défunt journal Le Matin.

               De son côté, Djamel Arezki, inspecteur de langue française et professeur de Tamazight à l’Université de Bouira se plaît lui, en tant que pédagogue modeste mais de talent, à animer des conférences sur l’éducation nationale. Avec son franc parler, l’écrivain d’expression amazigh aime aussi tenir le public en haleine et discuter de langue ancestrale tant sur le plan historique que linguistique.

               Malek Houd, un personnage non moins connu, a ébloui, pour sa part, le public Tazmaltais à chaque fois qu’il se produisait sur scène. Son credo ? La poésie d’expression kabyle. Le poète ne trouve aucune peine à séduire ceux qui viennent savourer ses vers enchanteurs. Pour une fois dans l’année, cette fratrie d’hommes de lettres alternent leurs interventions pour faire revivre un peu la culture et aider les gens à vaincre le spleen culturel habituel et la morosité des rudes journées ramadanesques.

Une Réponse à “Tazmalt.”

  1. Cherif dit :

    Bravo aux organisteurs, initiateurs et participants.

Laisser un commentaire

 

Au fil des mots |
teresa |
Entre deux nuages |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lectures d'haabir
| Dans le Jardin des mots
| j'ai "meuh" la "lait"cture