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Ci-git l’ »Espace Noûn » (contribution de M’hand Kasmi)

Posté par coinlitteraire le 29 juillet 2010

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Ci-git l’« Espace noûn » :

territoire des croisements rares.  

Ceux parmi vous, parmi nous, qui auront le temps de suivre  d’un distant regard le cortège funèbre qui accompagnera en ce week- end  dit « semi-universel », l’enfouissement dans une surréaliste indifférence de l’un des espaces culturels les plus ouverts sur l’universalité de la capitale, se retrouveront après la cruelle mise en terre, après  la déchirante dépossession, dans une situation encore plus désemparée que celle du personnage  du « dernier été de la raison »,  dernier  roman à titre posthume du défunt Tahar Djaout. Ce personnage, petit libraire de son état, qui se retrouva par la « farce des choses »  désespérément seul, après que sa femme et ses enfants eurent tous rejoint, les uns après les autres, le nouveau monde des F.V. (entendre frères vigilants). Pris de court par le tumultueux tourbillonnement de l’histoire de ces années 90, notre brave libraire ne trouva que ses livres pour lui aménager une salutaire fenêtre sur le monde et cette phrase suicidaire pour conjurer à tue –tête, le terrible mauvais sort qui commençait à frapper le pays de Ben M’hidi: « Le cours du temps s’est comme affolé, et il est difficile de jurer du lendemain !» Après l’affolement du monde  qui a arrêté le cours pourtant impétueux du temps vers des lendemains littéraires prometteurs de l’un de nos plus talentueux écrivains  de graphie française et emporté dans sa déferlante meurtrière Vincent, ce français devenu algérien et l’un des plus authentiques libraires de la capitale, c’est au tour de Nacera et Kiki,

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Ahmed AZZEGAGH le poète rebelle

Posté par coinlitteraire le 14 juillet 2010

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(Par B. Bouahmed). Se souciant comme d’une guigne de la célébrité, se plaisant dans le silence et l’anonymat, Ahmed Azeggagh fait partie de ces auteurs qui, après les tâtonnements des premières années  de l’indépendance, sont venus infirmer les propos de jean Déjeux et d’Albert Memmi qui prévoyaient la mort de la littérature maghrébine d’expression française, une fois les indépendances acquises. Avec Mourad Bourbonne, Rachid Boudjedra, Nabil Farès et bien d’autres, Ahmed Azzegagh s’attellera à donner un nouveau souffle à cette littérature considérée à tort comme source de subversion et de sédition.

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Brahim Tazaghart a prit part au 1er colloque international sur la traduction à Baghdad

Posté par coinlitteraire le 10 juillet 2010

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Brahim Tazaghart :

« Le danger de l’homme renfermé, replié sur soi et refusant l’autre » 

Du 29 juin au 1er juillet courant, s’est tenu dans la capitale irakienne le premier colloque international sur la traduction.
Parmi les participants, Brahim Tazaghart, auteur, poète en tamazight et dirigeant d’une jeune maison d’édition qui a eu à traduire dans la langue de Mammeri la poétesse syrienne de renom Maram Al-Masri dans le sillage d’un projet qui lui tient à coeur : la traduction vers tamazight des meilleurs textes de la poésie arabe.
Ci-dessous l’intervention à cette manifestation de cet auteur, poète et éditeur C’était un rêve que de présenter une conférence sur la langue amazighe dans une ville d’Orient, rêve dont je voyais la réalisation très lointaine à obtenir.

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Tradition de la lecture

Posté par coinlitteraire le 9 juillet 2010

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Lecture

(Par KEBCI). Il est loin, très loin le temps où, dans le village le plus reculé du pays, au niveau du moindre recoin de nos quartiers et cités, on s’échangeait livres, romans et autres bandes dessinées et revues spécialisées, où l’on discutait, dans la cage de l’immeuble, dans la cour de la cité ou sous l’ombre d’un arbre, de l’ouvrage dont on vient de finir la lecture, des héros qui font et défont les trames. L’époque où l’on ne sentait point la longue file d’attente de se voir servir le plat au resto U tant presque tout le monde était plongé dans un roman ou une quelconque revue, est fort malheureusement révolue. L’ère où on dévorait à satiété les fameux romans à l’eau de rose et autres écrits intimes, le plus souvent fleuves et truffés de citations et autres passages grignotés au fil des nombreuse lectures, discrètement émis par l’être cher et que l’on lisait à la lumière sobre d’une veilleuse ou celle d’une bougie, imprégnant à ces moments d’émotion inégalée, toute la solennité requise, relève désormais de la nostalgie. Pourtant, à cette époque-là, à cette ère-là, en ce temps-là, il n’y avait pas de bibliothèques et les espaces de lecture se faisaient rares. Mais il y avait l’école, l’université et l’environnement familial et immédiat qui étaient favorables à ce genre de «sport». On dira qu’à cette époque-là, en cette ère-là, en ce temps-là, il n’y avait pas de télévision, encore moins le fameux Internet qui a révolutionné le monde de la communication, juste si on se permettait d’écouter et en cachette le magique poste-radio, pour justifier le désintérêt ou carrément l’aversion pour la lecture. Un argument qui ne tient que partiellement quand des diplômés universitaires et en langues avouent sans gêne aucune n’avoir pas lu une dizaine d’oeuvres et méconnaissent jusqu’aux auteurs illustres de par le pays ou le monde qui relèvent du domaine public. Aujourd’hui, on annonce sans discontinuité ou presque la dotation de chacune de nos communes d’une bibliothèque, de l’organisation de caravanes de bibliobus et autres, mais est-ce pour autant la solution ? Certainement pas car le problème est plus profond, l’acte de lire comme tout autre relevant avant tout d’une culture qui a, fort malheureusement, périclité jusqu’à se voir déformée son sens. Il est plus qu’affligeant de constater que tenir un livre, une revue ou autre objet de lecture dans un lieu public, jardin, bus, café et la rue plus généralement relève presque d’un acte de résistance tant il suscite plus que curiosité. Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce commentaire balancé à l’endroit d’une personne lisant en public : «il se la joue intello». Il s’agit, donc, de renverser la vapeur, ce qui ne saurait se limiter au seul volet infrastructurel dans lequel on ne peut nier l’effort titanesque consenti. Tout un projet que doivent prendre à bras-le-corps et les pouvoirs publics et la société civile dont la famille constitue l’épine dorsale.

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