Un recueil de 1000 proverbes Kabyles

Posté par coinlitteraire le 27 juin 2010

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paraîtra bientôt 

(Par Aomar Mohellebi). Inzan ghef ighersiwen (proverbes sur les animaux) est le titre d’un nouveau livre de l’auteur autodidacte Abdelhafid Chenane. Il s’agit d’un ouvrage où l’auteur a rassemblé plus d’un millier de proverbes kabyles où l’animal est cité comme une image. Ainsi, l’auteur a travaillé depuis six ans dans différentes régions de Kabylie afin d’arriver à rassembler ce trésor culturel du terroir. L’auteur nous a confié qu’il a recueilli ces proverbes dans la wilaya de Tizi Ouzou mais aussi à Bejaïa, Bouira, Sétif et Bordj Bou Arréridj. «J’ai rassemblé dans ce livre 1087 proverbes. L’idée est née un jour que je voulais faire un travail sur les proverbes anciens. Par la suite, j’ai voulu faire quelque chose d’original qui allait être différent de ce qui a été réalisé jusque-là.» Au total, 176 animaux sont cités dans ces proverbes qui sont en même temps des résumés de leçons sur la vie et sur les relations entre les humains. Abdelhafid Chenane nous a confié que depuis son enfance, il s’intéressait à tout ce qui est poésie kabyle et aux jeux de mots. Il est un admirateur des poètes anciens comme Cheikh Mohand Oulhocine, Youcef Oukaci et Si Moh Ou Mhand et des poètes contemporains, comme Matoub Lounès. A ce dernier, Chenane a consacré un livre composé de 78 poèmes, tous écrits sur la vie et le parcours du Rebelle. Il s’agit d’une initiative inédite.
Abdelhafid Chenane a déjà publié deux livres. En 2007, il a édité Awal n win iti dilahqen puis en 2009, il a publié Awal iw d awal. Rappelons que plusieurs autres auteurs avaient déjà publié des recueils de proverbes kabyles à l’instar de Abdennour Abdesselam, Youcef Necib et Tahar Hamadache, entre autres.

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Vallée de la Soummam

Posté par coinlitteraire le 20 juin 2010

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«Ces bibliothèques qui brûlent…»

«Chaque fois qu’un vieux ou une vieille meurt dans un village, c’est une bibliothèque qui brûle.» Cette mémorable sentence ou apophtegme revient à Mouloud Mammeri. Cet éminent écrivain, anthropologue et chercheur n’a pas dit cette sentence pour parler seulement.

(Par A.Y). Il savait ce qu’il disait. Car une vieille et un vieux ont toujours quelque chose à dire. Dans les villages kabyles, ces personnes âgées passent beaucoup plus leur temps à méditer, à discuter avec les personnes de leur âge et à attendre la mort, c’est un mot qui revient le plus souvent dans leur bouche. Comme les temps ont changé pour eux, ils ne peuvent plus s’adapter aux bouleversements qui touchent le pays. Eux, ils ont vécu une autre époque, différente de celle d’aujourd’hui.

Celle d’aujourd’hui ? Cela les fait soupirer. Dans les villages de la vallée de la Soummam, il ne se passe pas un jour sans qu’une vieille ou un vieux meure dans l’anonymat. Des faire-part placardés chaque jour, avec photo, annoncent le décès d’un vieux ou d’une vieille. Les gens ne savent pas qu’ils perdent ainsi des bibliothèques.

Ces personnes qui ont façonné les villages kabyles emportent avec elles des bribes de notre culture : des poèmes, des anecdotes, des témoignages, le savoir-faire, des contes, des traditions oubliées… bref tout un trésor culturel est enterré avec elles à jamais. Ces personnes ont vécu aussi la période coloniale.

Ce sont des témoins de cette époque cruciale de notre histoire. Chacune est une petite histoire dans l’histoire contemporaine de notre pays. Mouloud Mammeri en un amusnaw (savant) averti avait préconisé de prendre un stylo et une feuille et d’y écrire des poèmes, des anecdotes, des proverbes ou des contes que nos grands-parents nous dictent. Chaque poème ou proverbe écrit est un pan de notre culture qui est sauvé de l’oubli, car notre culture était exclusivement orale. Elle se transmettait de bouche à oreille.

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TRADITION DES OEUVRES ARTISTIQUES ET LITTÉRAIRES

Posté par coinlitteraire le 16 juin 2010

La légende de Despereaux en version kabyle 

De nombreuses oeuvres artistiques sont, aujourd’hui, traduites en tamazight…

tp10061606.jpg(Par Hadjer Guenanfa). Dda Spillu est désormais disponible sur le marché en Algérie. Il s’agit de la version kabyle d’un fabuleux film d’animation anglo-américain, réalisé en 2008 par Sam Fell et Robert Stevenhagen, La Légende Despereaux.
Dda Spillu (Despereaux Tilling dans la version anglaise), est un souriceau qui a un goût prononcé pour l’aventure. Celui-ci est né à Taddart n Sendur (le royaume de Dor dans la version originale), un village connu par le culte du potage. Chaque année, une gigantesque marmite était cuisinée.
On distribuait alors le contenu à la population du village. Mais cette espèce de tradition prendra fin le jour où un rat tombera dans la soupe. Despereaux ou encore Dda Spillu verra le jour bien après ce «fâcheux incident».
Son amitié avec la princesse sera la cause de son exil et de son emprisonnement. C’est l’équipe de Studio Double voice qui a effectué ce travail de traduction et d’interprétation. Dda Spillu n’est d’ailleurs pas le premier film d’animation traduit en tamazight par Studio Double voice. Celui-ci a déjà traduit Le Monde magique de Narnia, sorti sous le titre de Tamacahut n Narinia et Pucci, tiré de L’Age de Glace.
Avec ce studio, cette équipe basée à l’ex-Aïn El Hammam en Haute-Kabylie se lance dans une entreprise fort ambitieuse, celle de traduire des oeuvres artistiques algériennes et étrangères et les présenter dans la langue amazighe.
Parallèlement aux adaptations de quelques oeuvres artistiques par des jeunes visant à promouvoir la langue amazighe, des institutions voudraient se lancer dans la traduction des ouvrages écrits par des auteurs algériens en tamazight.
Cette question a été d’ailleurs abordée lors des travaux de la deuxième édition des Journées d’étude sur «l’évolution de l’amazighité langue et littérature en Algérie depuis l’indépendance», initiées par le Haut Commissariat à l’amazighité.
Selon le vice-directeur de l’enseignement, de la recherche et de l’évaluation de cette institution, Boudjemaâ Aziri, ce genre d’actions auront un effet positif sur le développement et la vulgarisation de la langue amazighe en Algérie.
Il fera savoir, également, dans une déclaration à l’Aps que le HCA avait reçu plusieurs propositions de traduction des oeuvres de certains auteurs algériens vers la langue amazighe en se basant sur les caractères alphabétiques latins, parmi lesquelles celles de Mouloud Maâmeri, Kateb Yacine, Mohammed Dib ou encore Tahar Djaout.
Le Haut Commissariat à l’amazighité avait précédemment publié de nombreux ouvrages sur la langue, la culture et la littérature amazigne.
Ainsi, Introduction à la littérature amazighe, écrit en français par Haddadou Mohand Akli et publié par le HCA, sera traduit prochainement en tamazight.

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Djoudi Attoumi : l’Officier de l’ALN a décidé de parler…

Posté par coinlitteraire le 11 juin 2010

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Djoudi Attoumi.

Ancien officier de l’ALN en Kabylie 1956-1962 :

« Les héros aussi sont des hommes… » 

« Il vous appartient à vous, acteurs de la Révolution algérienne, de vous impliquer directement dans l’écriture de l’histoire. Si vous ne le faites pas, d’autres le feront à votre place. Alors, ne vous plaignez pas s’ils la détournent et la déforment ».

Mao Tse Toung à Djamila Bouhired 

(Par Hamid Tahri). De quelle vie doit-on parler ? De celle du jeune doué promis à de brillantes études commerciales ? Du résistant ? Du moudjahid qui, à un âge où ses semblables ont d’autres projets, en s’employant à croquer la vie à belles dents, s’est résolu à entrer dans la bataille sans se poser de questions ? Du cadre gestionnaire ou de l’élu ? De l’écrivain qui parle de ses blessures à travers un conte plein de bruit et de fureur ? Comment toutes ces vies peuvent-elles tenir en un seul homme ? Djoudi Attoumi est un ancien officier de l’ALN en Kabylie, de 1956 à 1962. Homme courtois à l’exquise sensibilité, il a bien voulu nous ouvrir son cœur. Personnage rassurant, à son contact et de sa malice bienveillante, on écoute ses aventures humaines édifiantes. Celle de ces humbles qui ont marqué leur époque sans le crier sur tous les toits. Observateur impassible sans cesse pétillant et prolixe, il passe en revue les principales escales de sa vie.

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LITTÉRATURE D’EXPRESSION AMAZIGHE

Posté par coinlitteraire le 5 juin 2010

Les cafés littéraires ou le discours de la méthode 

bookmain.jpg(Par R. Djari). Le salon du livre et du multimédia amazighs qui est en cette année à sa sixième édition a eu ceci d’éminemment supérieur qu’aux côtés de l’abondante production littéraire et de la galerie de portraits de poètes, de romanciers, de nouvellistes et d’essayistes qu’il nous a offert, et qui est tout aussi abondant, de se distinguer des précédentes éditions par la qualité essentielle de l’espace d’expression aménagée dans le programme de cette grande manifestation culturelle intitulé cafés littéraires. Chaque après-midi, l’habitude s’est instituée au sein de ce salon de donner la parole soit à un écrivain, soit à un éditeur, soit à des universitaires pour développer leurs idées autour de la création littéraire et artistique en langue amazighe et de la promotion de l’oeuvre littéraire ou artiste. Ces conférences donnaient lieu à des débats fructueux où l’assistance intervenait directement pour tenter de cerner ensemble la problématique de la création littéraire et artistique. Considérant l’avantage que représentait le fait que ces conférences-débats ont lieu sous une tente en plein air, Tahar Ould Amar, présent cet après-midi au double titre de journaliste chroniqueur et d’auteur jouait aimablement au traducteur pour nous dans un français qui faisait regretter qu’il n’écrive pas aussi dans cette langue chère au coeur de plus d’un d’entre nous. Mais les motifs auxquels obéit souvent un écrivain sont toujours respectables et ceux de notre confrère qui se prépare à publier un second livre rassemblant ses chroniques nous paraissent tout aussi respectueux.

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