BRAHIM TAZAGHART, ÉCRIVAIN ET EDITEUR EN LANGUE AMAZIGHE

Posté par coinlitteraire le 15 avril 2010

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Entretien avec Brahim Tazaghart 

«L’écrivain ne vient pas du néant, d’une mais d’une expérience humaine plurielle inspiration passagère, et multiforme»

Précocement balancé dans l’action associative et politique, Brahim Tazaghart, en militant acharné des libertés, toutes les libertés, entre autres celle de vivre son authenticité, a fini sa «course» sur le terrain proprement de la production. Écrivain d’abord comme pour vivre intensément sa riche expérience humaine plurielle et multiforme, il s’est, par la suite, investi dans un autre chalenge, celui de l’édition qui, dira-t-il, le comble et le rend utile à son rêve !. Suivons-le :

Le Courrier d’Algérie : Qui est Brahim Tazaghart, présentez-vous à nos lecteurs ?


Brahim Tazaghart : Il m’est difficile de me présenter.
Disons simplement que je suis né en 1966, dans la ville de Tazmalt, à Bèjaïa.
Mes parents venaient de la montagne, comme tous les Kabyles d’ailleurs.
Mon village est Takerboust, village de Achour Tazaghart, Slimane Amirat et autres.
De ce village perché sur les hauteurs du Djurdjura, je garde au fond de moi le cri des ancêtres, l’image imaginée et imaginaire de cet aïeul qui, sur le col de Tirurda, dans le brouillard de l’aurore, a prié Dieu pour lui donner une progéniture qu’il n’avait pas encore à un âge avancé.
Après sa prière du fedjr et son imploration, un chacal, dans le silence absolu des lieux, a poussé un cri prodigieux.
C’était, comme une réponse du destin ! Je suis le fils du cri de la montagne, de l’aurore, du désespoir.
Jeddi Ali a marqué mon imaginaire, il me marque encore, et davantage.
«Fekk-iyi-d irgazen, ghas d wid ara tt-yezzenzen» (Donne-moi des hommes, même ceux qui vendraient mes terres), a-t-il dit.
Nous sommes là, hommes et femmes, venus racheter un pays qui a été tout le temps colonisé ou vidé de son âme et de sa personnalité.
Un pays sous estimé par les siens car incapables de grands rêves et de visions qui dépassent leurs intérêts immédiats et conjoncturels.
Parlez-nous de Brahim Tazaghart l’écrivain, l’éditeur ! En plus d’être écrivain et éditeur, je suis aussi et surtout militant de tamazight et de la démocratie.
On écrit pour le plaisir de le faire, on écrit aussi pour être et devenir.
J’étais, avec Saïd Khellil, Sadek Akrour, Nacer Arbane et Nadir Djermoune, responsable juridique du rassemblement du 25 janvier 1990, organisé par le MCB devant le siège de l’APN.
Matub Lounes qui a fêté, la veille, son anniversaire de naissance, était chargé de déposer le rapport de synthèse du deuxième séminaire tenu en 1989.
Lounés était en larmes, ému, fier comme un aigle.
Ce rassemblement, historique à plus d’un titre, a permis l’entame du processus national de reconnaissance institutionnelle de tamazight à travers la création du département de langue et de culture amazigh à l’Université de Tizi-Ouzou.
Pour célébrer le 20 avril 1994, j’ai façonné, avec le soutien de la commission d’Alger encadrée par l’association Tagherma de Khaled Tazaghart et Sadek Hadjou, la décision du MCB d’organiser une marche nationale vers la présidence de la République.
J’ai refusé, avec arguments, l’unanimité presque parfaite qui désirait une marche à Tizi Ouzou, laquelle marche devait inévitablement nous mettre face à face avec la coordination du MCB.
Nous avons marché avec plus de 500 000 personnes de la place de 1er mai à la Place Addis Abéba.
En 1994, faut-il le rappeler, le terrorisme avait atteint son pic.
Par notre action, nous avons tenté de mettre en échec les deux logiques dominantes : celle de l’impossibilité d’une opposition pacifique et qui impliquait la légitimité du recours à la violence armée, et celle qui utilisait la violence islamiste pour fermer totalement le champ politique.
Durant le boycott de l’école, et pour éviter l’isolement de la Kabylie, j’ai pris l’initiative, au nom des commissions nationales du MCB, de solliciter l’implication du mouvement amazigh des Aurès.
Chose réalisée avec un grand succès, lors d’une réunion du MCA à Batna.
Lhadi Bouras a été dépêché en Kabylie pour exprimer le soutien des Aurès, une conférence lui a été organisée à l’Université de Bouzaréah.
Seulement, les déchirures entre les tenants de l’asservissement de la question culturelle aux dessins politiciens et partisanes, ont brisé la dynamique de construction d’un mouvement national capable de placer la problématique identitaire sur la voie de la solution.
D’ailleurs, après les résultats de la réunion de Batna, des «chefs» du MCB ont été invités précipitamment pour des négociations qui, je suis de plus en plus convaincu, travaillent à perpétuer le dualisme assassin : Kabylie, reste de l’Algérie, dualisme qui nourrit l’immobilisme et prolonge indéfiniment la crise.
C’est vous dire que l’écrivain ne vient pas du néant, d’une inspiration passagère, mais d’une expérience humaine plurielle et multiforme.
J’ouvre une parenthèse pour clarifier une chose.
Mon propos n’est pas de me faire valoir, mais de dire simplement que toute action humaine implique des responsables et des responsabilités.
Et chacun doit être comptable de son action au lieu de la faire partager à «tout le monde», et repartir à chaque instant vers d’autres échecs qui nourrissent les frustrations et écartent les mouvements sociaux de leurs objectifs.
S’il y a des erreurs commises, elles l’ont été par des individus qui se sont retrouvés responsables à un moment ou à un autre de l’histoire.
Il est d’ailleurs temps de sortir de «Nekni» «nous» vers «Nekk» «moi», sortir du communautaire vers le citoyen.
Et si on revenait à l’écriture… L’écriture, j’ai toujours écrit, de la poésie au départ, de la traduction de textes de langues étrangères vers tamazight en deuxième lieu, de la nouvelle en troisième, pour aboutir à l’écriture du roman.
Je viens d’ailleurs de terminer un nouveau roman qui sortira bientôt, avant l’été.
L’éditeur est venu répondre à une situation problématique que vivait l’auteur ! Il est venu combler une défiance dans la chaîne de la fabrication et de la vente du livre amazigh.
Il fallait réagir à une situation nouvelle induite par le passage de tamazight de l’oral à l’écrit.
L’écrit implique livre, et le livre de son côté implique fabrication, promotion et diffusion.
J’ai quitté la fonction publique pour me lancer dans cette expérience.
Elle me comble et me rend utile à mon rêve ! Je crois que dans la vie, l’essentiel n’est pas de rêver, mais de vivre son rêve dans les efforts fournis pour sa réalisation.
Quels sont vos projets ?
Beaucoup de projets sont dans ma tête, me traversent l’esprit, me préoccupent, me stimulent et me donnent le courage de partir toujours de l’avant.
Vous savez, je suis dans une situation très pénible, difficile, tant sur le plan professionnel que social ! Je suis locataire au double plan professionnel et personnel.
Et ce n’est pas évident quand on travaille dans le domaine du livre.
Seulement, le rêve qui m’habite me soulève chaque instant pour aller de l’avant, et dans mon élan, je méprise toute difficulté et tout obstacle.
On ne vit qu’une fois, la difficulté et l’obstacle ne doivent pas nous gâcher l’existence.
Je crois qu’il ne sert à rien de lâcher prise, de sombrer dans la fatalité.
L’Amazigh est un homme libre.
La liberté c’est le dépassement des obstacles, par l’intelligence, par le courage, par le coeur qu’on met dans son action.
Cette année, en plus de l’édition,- nous allons revenirnous comptons organiser un colloque sur l’oeuvre monumentale de Belaid At Ali.
Belaid Ath Ali, je suppose que vous le savez, est le premier algérien à avoir écrit un roman dans une langue nationale.
Cet homme, inconnu de nos élites, est un monument inégalable.
Il est de la race des plus grands ! Écrire un roman, des nouvelles, un éssai sociologique en tamazight et en 1945-1950, ce n’est pas donné au premier venu ! Il faut être un génie, une expression de grandeur pour le faire.
Aujourd’hui, 60 ans après, nous avons des médecins, des ingénieurs, des professeurs de littératures étrangères analphabètes dans leurs langues maternelles ! Chez les autres qui nous servent de modèle, cette situation est impensable, elle est l’expression manifeste du mépris de soi ! Cette année, nous célébrerons le 60eme anniversaire de la mort de Belaid Ath Ali, mais aussi la 101 année de sa naissance, en 1909, à Azrou Uqellal, dans la région de Aïn Lhemmam.
Tira Éditions est sur le point de rééditer l’ensemble de son oeuvre.
Non pas en un seul volume, «Cahier de Belaid», mais selon un principe qui veut que Belaid soit l’auteur non pas de «cahiers», mais d’une oeuvre à l’égale de celles Hugo et Faulkner.
Nous allons publier plus de cinq livres de Belaid At Ali : un roman, un recueil de nouvelles, un essai, des contes, un recueil de poésie.
Le Dr Said Chemakh a tout réécrit selon la notation pratiquée aujourd’hui à l’université et dans l’enseignement.
En plus de la réédition de Belaid Ath Ali, nous comptons publier plus d’une vingtaine de titres, dans les trois langues pratiquées en Algérie.
Dans le domaine amazigh qui est l’axe central de notre politique éditoriale, nous travaillons pour la publication d’une quinzaine de livres, des livres de qualité, d’un niveau d’écriture certain.
Je peux vous citer «Inig, chroniques illustrées » de mon ami Tahar Ould Amar, «Ighil d Wefru», une réédition du roman de Salem Zenia, «Jugurta», une bande dessinée de Amrane Nait Benali, «Le retour de l’enfant prodigue» de André Gide traduit vers tamazight par Kamal Bouamara, «Premières Lectures» de Justine Mintsa, écrivaine gabonaise, traduit vers tamazight par Djamal Arezki, «Ameddakel et autres nouvelles» de Mourad Zimu et d’autres titres encore.
Aussi, Tira Éditions va lancer une collection «Udmawen/Figures».
Le principe est de présenter des figures historiques, littéraires, philosophiques.
Nous travaillions déjà sur la figure de Belaïd Ath Ali qui sera présenté par le non moins grand écrivain Amar Mezdad, Taos Amrouche, Martin Luter King ; viendra Rachid Alliche, l’Emir Abdelkader, Lotfi, Freud, Ibn Sina et d’autres.
Le lecteur en langue amazigh doit trouver des livres à lire dans tous les domaines.
L’histoire, la sociologie, la psychologie, l’économie, sont des domaines que nous pourront explorer bientôt.
Mais beaucoup posent encore le problème de la transcription de tamazight.
Qu’en pensez-vous ?
Que voulez-vous, les gens vont encore et encore poser ce problème.
Et je pense que d’une certaine manière, cette question est aussi légitime que nécessaire.
Nous devons construire dans la clarté et en connaissance de cause.
Chacun a le droit d’avoir un avis et des propositions, ce qui est exigé par contre, c’est l’honnêteté et l’ambition dans l’objectif.
Il y a ceux qui posent le problème car ils ignorent un certain nombre de choses et ils veulent comprendre pour avancer ; il y a ceux qui veulent faire de ce débat un moyen de bloquer l’évolution du travail d’émancipation de tamazight.
Les deux catégories existeront et pour longtemps.
Revenons, si vous le voulez bien à votre question.
Je dis que concernant l’écriture des langues dans le monde musulman, nous avons deux modèles qui peuvent nous inspirer.
Je parle bien sûr des langues autres que l’arabe.
Il y a le modèle turc et le modèle iranien.
La Turquie a opté pour le Latin dans l’écriture de sa langue, l’Iran pour les caractères arabes.
Il faut penser, comprendre, évaluer et décider lesquels des deux modèles choisir.
Le premier est construit sur l’ouverture sur les autres et le deuxième sur la fermeture sur soi, avec un désir maladif de se détacher de tout ce qui est arabe pour éviter que l’usage de l’alphabet ne structure pas la culture et l’esprit.
Il y a aussi d’autres réalités, liées celles là à l’aspect linguistique, à prendre en compte.
Aujourd’hui, face à la volonté de faire de tamazight une langue en évolution, il y a des gens mal intentionnées pour les uns, et insuffisamment conscientes pour les autres, qui veulent opérer des choix impensés et dangereux et les imposer d’une manière arbitraire.
TV4 est l’exemple parfait.
En effet, contre l’avis des spécialistes et des producteurs culturels, cette chaîne TV a choisi la voie iranienne, faite d’improvisation et du bricolage.
À l’opposé, l’université, à travers les départements de Tizi Ouzou, Bèjaïa et Bouira, a opté depuis 1990, pour l’efficacité en approfondissant l’expérience de l’écriture en Latin qui a plus d’un siècle de pratique.
L’université, n’est-elle pas l’instance scientifique par excellence ?
Quelle compétence dans le domaine de la linguistique recèle TV 4 pour écrire tamazight autrement que l’université et l’école ?
Qui a décidé de cette option ?
Y a-t-il une instruction écrite ou simplement un avis glissé durant un dîner intime ?
Pour les intellectuels de la paresse qui mettent en avant des «illusions» d’authenticité, je dirais que le choix des caractères latins par la Turquie n’a diminué en rien son islamité, bien au contraire ! C’est la libération de cette dimension de notre personnalité des formalismes réducteurs qui corrigeront, à terme, l’image du musulman dans le monde.
Le cas de la Turquie est et sera valable pour tous les autres peuples musulmans qui veulent l’émancipation de leurs langues maternelles.
Aussi, s’il en est une chose que nous devons comprendre et assimiler, c’est que les Algériens forment un peuple et une nation qui partagent beaucoup de choses avec les autres peuples et nations.
En effet, nous partageons la langue arabe et l’islam avec les peuples du Moyen-Orient, nous avons l’alphabet latin, issue de l’alphabet phénicien qui fait partie de la famille chamito-sémitique qui nous relie aussi bien à l’arabe, au phénicien, à l’hébreu, qu’a l’occident qui n’a éprouvé aucune gène à rendre sien cette écriture de l’autre.
L’Algérie est sur la porte sud de l’Europe, elle n’est pas au coeur de l’Asie ! Par amour pour son pays, par devoir vis-à-vis des générations à venir, nous devons, avant tout, considérer nos intérêts stratégiques et l’avenir de ces Algériens de demain qui ne voudront pas hériter de nos erreurs et de nos égarements.
Personne, au pouvoir ou dans l’opposition, n’a le droit de transformer l’Algérie en zone de luttes tribales.
Passons à la poésie.
Dans votre dernier recueil, vous avez osé écrire de la poésie de la transgression.
La transgression est-elle un trait de votre caractère ?
Quand il le faut, oui.
Car, on ne peut prétendre à l’intelligence dans l’imitation et le réchauffement des idées bien assises dans la société.
C’est vrai que c’est plus confortable, mais si aussi nul que nous avons, avec le temps, le sentiment d’avoir existé pour rien ! Dans mon dernier recueil de poésie : « Amulli Ameggaz », je place ma langue au diapason des temps actuels, de la modernité avec ce qu’elle implique comme sentiments de plénitude et de déchirure.
Je tente de sortir de la langue pudique pour dire la vie.
La vie est amour et amertume, jouissance et douleur.
Je crois, d’ailleurs, que la douleur est le destin de l’être humain.
Seulement, l’être fort est celui qui tire de sa douleur les raisons de sa puissance.
Transgresser, c’est penser, c’est voir les choses autrement.
Chez nous, quand quelqu’un pense, il est sujet de compassion ! «J’ai trouvé flan en train de penser, meskin !».
Il est temps, que ce soit dans la poésie, dans la pensée simple ou élaborée, de passer à autre chose, de penser les choses autrement que convenu, de se penser et de penser les limites de sa pensée.
Quand Dda Chérif Kheddam, que je respecte énormément, chante : «Ad nughal am zik-nni !» Moi, je me pose des questions ! Zik-nni, nous étions toujours dans l’impasse, colonisés, pauvres.
C’est vrai que la colonisation est un acte criminel, mais c’est vrai aussi que nous étions dans une position de colonisables, incapables de nous défendre et de nous gouverner par nous-mêmes.
Je suis fier d’être Kabyle, Amazigh, Algérien, cela ne m’empêche pas d’admettre les ruptures quand elles sont nécessaires.
Tagmatt, nnif…, sont des valeurs sociales qui doivent faire l’objet d’étude et d’adaptation.
Au lieu de cela, nos élites les glissent sur le champ politique pour les utiliser aveuglement et pervertir par ce procédé des situations déjà complexes.
Il faut refuser ce genre de procédé et le dire clairement.
C’est le rôle de l’écrivain que de réfléchir et de dire toute sa pensée sans réticence et sans auto censure.
Si je vais plus loin, je dirais qu’il faut assumer la rupture avec la Kabylité et s’installer résolument dans tamazight.
Il est utile de le faire avec conviction et en connaissance de cause.
Ne nous disons pas qu’Amazigh est un homme libre ?
C’est dans la liberté que nous trouverons les solutions à nos problèmes, à nos faiblesses, et non pas dans un retour à une Kabylité que nous n’avons pas pu actualiser et qui est difficilement actualisable.
La recherche de l’avenir dans le passé, n’est-il pas le propre des peuples sous développés ?
Mais la «Kabylité» nous a permis de résister ?
Oui, certainement.
La Kabylité n’est pas le produit d’une philosophie de conquête et de triomphe, elle découle d’une philosophie de résistance, d’opposition, de refus.
Cela il faut le souligner.
Résister, c’est être dans une mauvaise position, agressé, attaqué, cerné par l’ennemi.
Nous l’étions toujours, rares sont nos moments de détente.
Ce vécu historique a forgé notre personnalité et nos visions du monde ! Sur le plan théorique, la kabylité est un concept a contenu fixé par des générations révolues et qui ont, qu’on le veuille ou pas, perdu la batail de l’histoire.
Pour réformer le contenu du concept, il faut passer sa vie, avec un résultat incertain.
L’Amazighité est par contre un concept généreux, avec un contenu qui n’est pas rigide : liberté.
Nous pourrons mettre notre apport au destin de notre race et de notre langue, au destin du monde et de l’humanité.
D’ailleurs, pour sortir de la défensive historique qui nous étouffe, il faut bâtir nos propres choix du moment.
Pour le faire, il faut partir de ce lien qui est la langue pour construire un avenir de paix et de bonheur.
Avec lucidité, conscience et sérénité, nous devons rejeter le choix linguistique Grec et Latin de Massinissa, le choix arabe de Ibn Batouta, le choix français de nos écrivains qui ne tentent aucun texte dans leur langue maternelle.
Il faut admettre que s’approprier les langues étrangères, les langues des autres ne doit en aucun cas passer par la dévalorisation de sa langue maternelle.
C’est une responsabilité générationnelle que d’entamer un projet de construction de tamazight, qui va d’étaler dans le temps, sans céder devant les troubles mentaux et les impatiences maladives.
Un projet pour tamazight ?
«Avril 2010, avril 2020, une décennie pour la promotion de la langue amazighe ».
C’est un projet que des écrivains, des enseignants, des chercheurs, des militants associatifs et autres sont en train d’élaborer.
C’est un projet ambitieux et audacieux que la société et l’État doivent accompagner.

5 Réponses à “BRAHIM TAZAGHART, ÉCRIVAIN ET EDITEUR EN LANGUE AMAZIGHE”

  1. Ahmed dit :

    J’ai tjrs souhaité que le 20 avril soit journée fériée et payée pour laisser en mémoire les victimes du combat contre les ennemis de Tamazight, la langue maternelle du Grand Maghreb Amazigh au lieu de l’Union du Maghreb Arabe.Chiche ! Boycottons les cours, fermons l’administration et manifestons pacifiquement notre choix

  2. R.S dit :

    Voila qlqu’un qui devrait donner une conférence sur son combat pour la promotion de notre langue maternelle et la littérature en langue berbère.Ce n’est qu’une proposition qui a jailli en découvrant ce blog que je trouve pas mal du tout; Bonne continuation

  3. kahina dit :

    azul. ghrigh ungal n Salas d nnuja i3ejbiyi mlih imi ufigh deg-s lhagga d ttamaynut anda tetfedh TAYRI d asentel agejdan anecta warjin yella deg isentalen nnidhen. TANMIRT-IK a mas BRAHIM

  4. Zina dit :

    ssaramegh-k abrid n tafat ghes ulamma nezra deg-s ay tellidh maca abrid n tmusni yezga yexla imi ayen yessen yiwen deg-negh drus afud i garzen a mas brahim (k-z d tinelmadin deg uswir wis 3 deg ugezdu n tutlayt d yidles amazigh n tizi wezzu )

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