Industrie du livre. L’Etat doit jouer son rôle

Posté par coinlitteraire le 24 février 2010

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L’Etat doit jouer son rôle 

Des spécialistes de l’édition du livre ont plaidé, hier, lundi, à Alger, pour une «plus grande implication» de l’Etat dans l’industrie du livre.

(Par R.C Aps). S’exprimant lors de la 1re rencontre nationale sur l’industrie du livre en Algérie et sa promotion, les participants ont souligné qu’en dépit de efforts déployés, l’Etat est appelé à une «plus grande implication» dans le domaine de l’industrie du livre et à concentrer ses efforts sur la distribution du livre à travers le territoire national.
bookmain.jpgA ce titre, le président du Syndicat national des éditeurs de livres, Ahmed Madhi, a souligné le «rôle important» de l’Etat dans la redynamisation de cette activité durant les dernières années qui s’est concrétisé par «le renouveau et le redémarrage de la machine d’édition en Algérie».


Pour sa part, le directeur de la Bibliothèque du monde arabe de Paris (France), Tayeb Laroussi, a évoqué la réalisation de 1 000 ouvrages durant la manifestation «Algérie, capitale de la culture arabe en 2007» qu’il a qualifiée de «très bénéfique» pour la culture en Algérie, appelant à la distribution de ces œuvres sur le territoire national. «Nous avons beaucoup pensé à l’édition, mais peu à la distribution», a-t-il estimé. «Nous avons besoin d’une réelle politique d’industrie du livre et de sa distribution», a ajouté M. Laroussi. «Au moment où on parle de livres et de bibliothèques numériques, le lecteur arabe ne lit qu’une demi-page par an», a-t-il fait remarquer, notant l’absence, dans le monde arabe, de bibliothèques «capables de combler ce vide intellectuel.» «Il faut laisser, a-t-il dit, le domaine aux connaisseurs pour que cette situation s’améliore.» Pour le secrétaire général de l’Union arabe des éditeurs (UAE) et directeur de la maison d’édition «Dar El-Koutoub al Ilmia» (maison des livres scientifiques) à Beyrouth, Mohamed Ali Baïdhoun, les éditeurs algériens étaient toujours disposés à coopérer avec leurs homologues arabes, spécialement libanais, à travers des éditions communes de livres, les appelant ainsi à adhérer à son organisme afin qu’ils soient «les plus performants possibles». De son côté, le président de l’Union des éditeurs syriens, Mohamed Adnan Salem, a insisté sur l’importance de la promotion de cette activité au moment où la plupart des maisons d’édition optent pour le gain rapide «sans se soucier du contenu ni de la qualité».
Il s’est indigné devant la réédition d’ouvrages de patrimoine qui sont le «plus souvent» sujets à des diffamations. «Nous aspirons, en revanche, à une plus grande coopération entre le public et le privé dans ce domaine afin de promouvoir l’édition du livre et à une implication des Etats arabes dans cette démarche à travers des mesures incitatives aux éditeurs et autres», a-t-il plaidé. Pour sa part, l’écrivain algérien Lahbib Saïh, a appelé à promouvoir le livre, spécialement au niveau des écoles, et à le faire rapprocher davantage des enfants puisqu’ils sont, a-t-il dit, «les futurs lecteurs», appelant à appliquer les expériences qui ont eu un succès par le rapprochement entre l’enfant et le livre durant ses années de scolarité. S’agissant de mesures, il a appelé les éditeurs à se focaliser sur les aspects technique et esthétique de leurs produits édités, demandant à l’Etat de les soutenir par l’instauration d’un cahier des charges et faciliter les mesures de distribution du livre à l’étranger.

3 Réponses à “Industrie du livre. L’Etat doit jouer son rôle”

  1. Anonyme dit :

    je doute fort k l’etat agit pour ça

  2. Cherif dit :

    Encore plus terre à terre, apprenons à nos enfants la lecture avec l’existant déjà. Les enseignants et les pédagogues devraient réflechir sur les moyens et la manière d’inciter nos enfants à consacrer un moment de lecture. Comment les arracher aux différents écrans des multimédias ?
    Il existe des astuces pedagogiques, comme cet enseignant d’Akbou des années 70, qui demandait à ses élèves de faire un compte-rendu de lecture devant leurs camarades des livres de leur choix pris de la bibliothèque de l’école.Un moyen d’obliger ses élèves à lire et découvrir la passion de la lecture. Bien entendu, il ne faut pas trop en faire, au risque de produire l’effet contraire de celui escompté. Un bon pédagogue devrait être en mesure de savoir bien doser.
    La lecture c’est comme du caviar. Elle repousse au début et finit par vous envahir après avoir lu un à deux livres. On regrette très souvent d’avoir perdu une belle tranche de sa vie sans avoir profité de la magie de la lecture.
    Le livre ? s’il arrive à manquer, organisons des journées de vente ou d’échange de livres neufs ou d’occasions. Une fois par mois ? il appartient à nos libraires de s’organiser pour mettre en valeur ce marché du livre, à l’image de celui de Saint-Michel, à même les trottoirs.Il doit exister des tonnes de livres enterrés dans des greniers ou des sous-sols.Le libraire les rachète à 50 Da et les revendra à 70 DA … n’est-ce-pas fantastique ? du gagnant-gagnant.

    Assurons le minimum et…
    Et si l’Etat venait à mettre la main à la poche pour la promotion du livre, ce serait alors la cerise sur le gâteau.

  3. griouèche dit :

    vous zetes tous des naifs par ici ma parole.Le titre à lui seul est une blague ha ha ha ha !ya khi nya ya khi

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