Le livre revendique ses droits

Posté par coinlitteraire le 30 août 2009

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BGAYET

MAISON DE LA CULTURE TAOUS AMROUCHE

Une exposition de livres comme au bon vieux temps

(Par M.C Zirem). La ville de Bgayet accueille l’une des plus importantes librairies d’Alger, La grande surface du livre. C’est une opportunité pour offrir au lectorat béjaoui un incommensurable bonheur. Au temps de l’Internet et du développement incessant des médias lourds, le livre est, toujours, pour certains l’incontournable espace de savoir et d’évasion. La Maison de la culture Taous- Amrouche abrite une grande exposition de livres, depuis quelques jours et qui se poursuivra jusqu’à la fin du mois de Ramadhan. Cette manifestation d’envergure est initiée par la fameuse librairie Grande surface du livre, sise à Alger-centre, rue Victor-Hugo, et la librairie Madagh de Béjaïa. Depuis plusieurs mois, les Béjaouis n’ont pas eu droit à un tel bonheur. À part les galas artistiques et quelques rares activités culturelles, la ville des Hammadites ne se consacre que timidement à la création artistique dans toutes ses dimensions. Peut-être que cette nouvelle exposition est une occasion pour renouer avec de vieilles habitudes, des habitudes qui s’effritent démesurément. Le visiteur de l’immense salle des expositions de la Maison de la culture se retrouve devant des centaines de livres. C’est une vraie aubaine de livres dans tous les domaines: la littérature, le sport, la gestion, la comptabilité, l’histoire, la géographie, l’informatique … Les organisateurs proposent une vente promotionnelle : 50 % de réduction sur chaque titre. Ainsi, on peut acheter, par exemple, le livre intitulé «Femmes de Kabylie » pour 240 DA, alors qu’il fait 480 DA dans les librairies d’Alger et d’ailleurs. Les gens viennent non seulement pour voir les livres mais surtout pour profiter des petits prix. Une chance à saisir. Certains libraires de la ville de Yemma Gouraya se remplissent des cartons de bouquins pour les revendre. « Nous voulons faire de notre mieux pour aider le plus grand nombre possible de personnes à lire. Dans notre pays le livre est relativement cher, c’est, entre autres, pour cette raison que nous baissons les prix à 50 %. Comme c’est nous-mêmes les importateurs de nos livres, nous pouvons largement faire des prix imbattables. Cependant, les problèmes que connaît le secteur livresque sont interminables. Il est temps que l’État prenne en charge tous les gens des livres : auteurs éditeurs et libraires. Dans tous les pays qui se respectent il y a un Centre national du livre. Un centre qui veille à faciliter les démarches à toute personne désirant investir de l’argent dans le domaine du livre. On ne cesse de dire que très peu d’Algériens lisent, mais on ne fait pas grand-chose pour élargir davantage notre lectorat », estime Mounir Madagh, responsable de la librairie Madagh, sise au quartier Tazeboudjt près de l’Université Abderahmane-Mira de Béjaïa. « Dans cette exposition nous avons remarqué que le roman se vend très bien. Même si les spécialistes du livre, chez nous, pensent que la fiction est le style littéraire le moins lu, je ne suis pas du tout de leur avis. Lorsqu’un roman fait plus de 600 DA, bien sûr qu’il ne fera pas le paquet. À mon avis, le prix du livre représente beaucoup dans un pays où la vie est chère. Toutefois, je ne peux pas ignorer l’absence d’une culture livresque. Nous devons apprendre à nos enfants à lire et à aimer le livre », enchaîne notre interlocuteur. La grande exposition du livre qui se tient à Béjaïa, ces jours-ci, est un rendez- vous à ne pas rater. Même si la ville de Bgayet à tendance à symboliser la mer et l’oisiveté uniquement, ce genre d’activité nous fait penser à Bougie, cette cité du savoir et de lumières. La ville qui a été le théâtre de grands évènements depuis la nuit des temps mérite plus d’attention et plus d’intérêt à la création artistique.

Publié dans Manifestations culturelles | 1 Commentaire »

 

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