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Evocation. Jean Mouhoub Amrouche

Posté par coinlitteraire le 25 juin 2009

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La plume, la patrie

Exclu de l’histoire officielle, cet intellectuel exceptionnel fut pourtant l’un des premiers à dénoncer fortement et clairement le colonialisme français.

(Par Hocine Lamriben). Élevé dans une double culture, berbère et française, Jean El-Mouhoub Amrouche, né dans une famille kabyle chrétienne, le 6 février 1906, à Ighil Ali, définissait ainsi son hybridité : « Je suis le témoin d’un phénomène assez singulier, le résultat d’une greffe de culture française sur un rameau jailli de la plus ancienne souche humaine de l’Afrique du Nord (…), et l’on peut voir en moi, unies d’une manière particulièrement intime, la France et l’Afrique d’une manière si intime qu’il m’est impossible de démêler ce que je dois à l’une et à l’autre. » En dépit du confort que lui offrait sa flamboyante destinée d’intellectuel ayant forcé le respect de sommités littéraires, tels André Gide, François Mauriac, Jules Roy, Paul Claudel, Guiseppe Ungaretti, Jean Giono et d’autres encore, il est resté viscéralement attaché à sa mère-patrie, l’Algérie. « L’Occident, avec toutes ses séductions, ne réussit pas à nous assimiler vraiment, à nous faire oublier notre terre, notre langue et le devoir envers nos frères moins favorisés », témoigne sa sœur Marguerite-Taos Amrouche dans un long texte intitulé Le bien et le mal sont frères (1969), en réponse à une analyse de Jean Déjeux, jugée tendancieuse sur le sentiment religieux dans l’œuvre de son frère.

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