Un poème de Mohamed Boudia

Posté par coinlitteraire le 24 mai 2009

Cher confrère !

La beauté de tes vers n’a d’égale que la profondeur de notre amertume durant la “décennie rouge” au lieu de “décennie noire” car beaucoup de sang d’innoncents a coulé pour que vive l’Algérie une deuxième vie grace à ses valeureux enfants. J’aurais voulu connaitre encore plus l’auteur, sa biographie et sa bibliographie et cela m’aurait été d’un très grand apport pour mes recherches concernant les auteurs algériens francophones. Je suis moi-meme auteur de plusieurs ouvrages édités en France et au Canada. J’admire votre courage et votre abnégation à défendre vos principes d’homme de culture et de paix. Je voudrais dédier à tous nos martyrs de la deuxième révolution un poème que j’ai moi-meme écrit durant la “décennie rouge” :
- LE PHOENIX RENAIT DE SES CENDRES -  (Poème terminé le Jeudi 30 Mars 1995) (À 19 h. 14 m. 52 s.)

Je dédie ce poème à tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour que vive la nation. A tous les peuples qui ont subi ou qui subissent encore les affres du terrorisme aveugle.

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Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et écris ce que je ne saurais dire
Crie à la face de ce monde de préjugés
Mon amertume et mes souvenirs

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’histoire de ce pays
De cette terre et ce peuple meurtri
Raconte son Iliade et son odyssée

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’histoire de ce policier
De ce journaliste, de ce militaire,
De ces femmes et enfants égorgés

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’odyssée de ce peuple meurtri
Par des forces rancunières et damnées
Qui veulent le faire plier sans cris

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’histoire de ce glorieux pays
De cette enfant, sous les yeux de ses parents, violée
Son seul tort est d’avoir, sa patrie, aimé

Pleure ! Oh ! Ma Plume bien-aimée !
Raconte l’histoire de ce journaliste,
Tombé sous les balles obscurantistes
Son seul tort avoir aimé sa patrie ensanglantée

Pleure ! Oh ! Ma Plume bien-aimée!
Et raconte l’histoire de ces scouts
Sur les tombes de leurs aïeuls venus
Commémorer et pour leurs martyrs, une pensée

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’histoire de ces militaires
Tombés sous les balles traîtresses
Seulement pour avoir défendu cette terre

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée
Et raconte l’Iliade de ces pauvres démunis,
Par une main traîtresse à la vie, arrachés
Leur seul tort, c’est d’avoir refusé de plier

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et Raconte l’histoire de cette élève
Devant ses professeurs et camarades, égorgée
Son seul tort, d’un bel avenir, avoir rêvé

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée
Et raconte l’histoire de cet homme de lettres
De ce journaliste qui brave tous les dangers
Pour informer et éloigner cet obscurantiste spectre

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et écris ce que je ne saurais dire
Sur ce peuple meurtri et désarmé
Devant ces hordes sanguinaires à maudire

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte au monde, l’histoire de ce pays
De cette jeunesse, de ces femmes et enfants
Par des hordes barbares spoliés et meurtris

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
A qui pourrais-tu te confier ?
Fais entendre le glas de la vérité
A un monde devenu sourd et muet

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Porte ce message à mon peuple tant aimé
Que seules les armes lui redonneront sa liberté
Qui est un don, de la nature, divin et inné

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Raconte à mon peuple et redonnes-lui sa volonté
Dis-lui de chercher, par tous moyens, à s’élever
Sans oublier qu’il est un peuple de paix

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et extériorise
Ce que je ne saurais dire
A ma patrie que j’admire

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée
Et couche sur ce papier
Tous les mots amers, doux et gais,
Dans l’espoir de voir ma patrie, de ce joug, délivrée

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Par toi, mon histoire est contée
A ma patrie, elle est dédiée
Avec tant de sentiments refoulés

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Je veux que tu écrives
Avec mon sang,
Comme une barque à la dérive
Aucun son

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’histoire de ce village déserté
De ses habitants, par la peur hantés,
Par une nuit de Ramadhan ensanglantée,

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte ces jeunes filles violées
Dans leurs chairs, meurtries,
Pour avoir refusé de céder

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Conte cette nuit, un certain Janvier
Des centaines de gens, par la mort fauchés
Par des assassins, de sang, assoiffés

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Conte ces enfants, de savoir, privés
Par des obscurantistes illettrés
Leur école fut brûlée

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte l’histoire de cette jeune mariée
Ravie aux siens et à son mari,
Par des sauvages, avant la félicité

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Raconte l’histoire de cette veuve,
Dans sa vie familiale déchirée,
Dont le mari, devant elle, fut égorgé

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte ! Je t’en prie ! Je t’en supplie !
Raconte et ne t’arrêtes point jusqu’à l’éternité
Mes larmes suppléeront à ton encre terminée

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte au monde incrédule et hébété
L’histoire de ce peuple tant aimé,
Sa tragédie et son honneur bafoué

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et raconte à l’histoire toutes les atrocités
Subies par ce peuple épris de justice et de paix
Que des assassins, à leurs desseins, ont voulu plier

Pleure ! Oh ! Ma plume bien-aimée !
Et si ton encre et mes larmes tarissent en chemin
Ecris de mon sang ! Cette Iliade pour les futurs temps
Afin que ces meurtriers subissent le dernier jugement.

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Azouz Begag est l’invité de la Capitale des Hammadites

Posté par coinlitteraire le 10 mai 2009

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