Arezki Abboute écrit ses mémoires de détenu d’Avril 80

Posté par coinlitteraire le 25 avril 2009

UN LIVRE TEMOIGNAGE

A
rezki Abboute, l’un des principaux animateurs du MCB, vient de lever le voile sur sa première arrestation de 1980 et sur les souffrances qu’il a endurées en prison dans son livre « Avril 80 : un des 24 détenus témoigne ».

(Par H. Aït El-Djoudi). L’auteur vient en effet de procéder à la vente dédicace de ce livre-témoignage à l’issue de la conférence qu’il a animée récemment à la maison de jeunes Abderrahmane Farès d’Akbou à l’occasion de la commémoration du 29e anniversaire du printemps berbère. Un manuscrit qu’il a du imprimer clandestinement dans la mesure où, souligne-t-il, aucune maison d’édition n’a voulu prendre le risque de produire et diffuser pour des raisons, on s’en doute, liées à certains passages du livre que le Pouvoir pourrait considérer comme subversifs. « Je voulais dire que je suis un être humain. J’ai eu peur, j’ai décrit cette peur pour ma famille après avoir vu des choses monstrueuses en prison. J’ai essayé d’en parler car j’ai été victime de tortures dans un pays où on a déjà souffert de la torture lors de la guerre de révolution », affirmera M. Abboute tout en insistant sur sa reconnaissance « à tous les anonymes qui font avancer les causes loin des caméras et des feux de la rampe ».

L’auteur du récit mentionne avoir longtemps hésité à témoigner de peur de ne pas trouver les mots pour dire sa détresse et ses angoisses et « faire entendre au lecteur les bruits assourdissants du silence des cachots ». Convaincu du combat qu’il menait en étant étudiant à l’université d’Alger dans les années 70, ce natif de Azazga continuera de lutter pour la survie de la langue amazighe en sa qualité d’enseignant à l’université de Tizi Ouzou. Il finira par être arrêté quelques jours après l’interdiction de la conférence que devait animer Mouloud Mammeri le 10 mars 1980, pour distribution de tracts subversifs et appartenance au Front Uni de l’Algérie Algérienne ( FUAA) auquel il a adhéré en 1978. Il racontera dans son témoignage avec moult détails et flash-back sur son parcours personnel, une incarcération représentant, sans doute, les pires moments de sa vie dans les prisons de Blida, Boufarik et Berrouaghia.

C’est en prison qu’il apprit que toute la Kabylie s’est mobilisée pour exiger la libération de tous les détenus d’opinion et la reconnaissance de la langue amazighe lors de nombreuses manifestations de rue. Arezki Abboute fut arrêté une seconde fois le 5 juillet 1985 et condamné à 3 années de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté de l’Etat et dût purger sa peine dans les pénitenciers de Berrouaghia et Tazoult Lambèse. Aujourd’hui, il aurait souhaité que les acquis soient arrachés avec moins de heurts et de douleurs. « Nous avons payé un lourd tribut pour obtenir Tamazight langue nationale. Faisons en sorte de ne pas devoir consentir un prix aussi fort pour son inéluctable officialisation », ajoutera notre interlocuteur

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Le Théâtre Régional n’Bgayet rend hommage à Tahar Djaout et Mouloud Mameri

Posté par coinlitteraire le 23 avril 2009

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Les Vigiles et le Fœhn sur les planches du Théâtre Régional n’Béjaïa

Le Théâtre régional de Béjaïa (TRB) poursuit -avec panache, il faut le souligner- son entreprise d’adaptation des œuvres de grands écrivains algériens.

(Par Kamal Amghar). Après le Fleuve détourné de Rachid Mimouni (1945-1995), le TRB vient de mettre en scène les Vigiles, le dernier roman de Tahar Djaout (1954-1993). Sous la direction artistique de Omar Fetmouche, directeur du TRB, la générale de cette nouvelle production est programmée pour aujourd’hui à la maison de la culture Taous Amrouche de la même ville. «On s’est astreint à un exercice délicat pour sauvegarder la profondeur du message de Djaout. On a adopté une alternance harmonieuse entre le jeu théâtral et la lecture de l’œuvre par fidélité à son esprit et à son authenticité. Il s’agit, avant tout, d’un hommage au génie littéraire et au talent visionnaire de Djaout», a expliqué M. Fetmouche, mercredi dernier, au cours d’un point presse. Les comédiens Farid Cherchari, Kamel Chamek, Belkacem Kaouane, Rachid Maameria, Djohra Dereghala, Ahcene Azezni, Mounia Aït Meddour, Nassima Kedjtoul et Nassim Mohdeb campent les principaux rôles dans cette pièce dramatique qui raconte les doutes, les suspicions et les lacunes de l’Algérie indépendante. Toujours dans cette même veine, Djamel Abdelli planche, lui aussi, sur un texte de Mouloud Mammeri (1917-1989) : le Fœhn ou la preuve par neuf. Le jeune metteur en scène avait déjà, pour rappel, monté avec succès la Voix des femmes, une ode de Kateb Yacine (1929-1989) aux femmes algériennes. Sans aucune autosatisfaction, le TRB se promet de persévérer dans cette voie pour aller à la redécouverte d’autres chefs-d’œuvre de la littérature algérienne. Un choix éditorial qui constitue visiblement un palliatif opportun à la crise d’écriture dont souffre le quatrième art en permettant de célébrer les monstres sacrés de la culture et de l’art authentiquement algériens.

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Abderahmane Bouguermouh revient !

Posté par coinlitteraire le 18 avril 2009

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Radio nationale « Chaine 2″

(Par MS Amazigh). L’émission mensuelle   » Ighzif Ayidh  » sera de retour à la radio nationale chaîne 2, dès la fin du mois d’avril 2009, avec comme invité d’honneur, le célèbre réalisateur du premier film en langue kabyle  » La colline oubliée « . M, Abderrahmane Bouguermouh. Absente des ondes de la radio nationale depuis une année environ, l’émission artistique et culturelle, a pour but aussi, la réhabilitation des illustres artistes, hommes de culture et de cinéma, à l’image de Abderrahmane Bouguermouh. Pour rappel, l’émission qui est de nature artistique et culturelle, a déjà invité des figures emblématiques à l’échelle nationale et internationale, dont le smaîtres de la chanson kabyle, Cherif Kheddam, Taleb Rabah, Idheflawen, les Abranis, Ait Menguellet, mais aussi, l’illustre Mohamed Belhanafi et bien d’autres qui ont fait la joie des millions d’auditeurs et d’auditrices, ainsi que les adeptes de l’auditorium de la radio nationale.   » Ighzif Ayidh « , revient pour marquer de ses empreintes les longues nuits de ceux qui n’ont que la radio pour écouter et vivre des moments paisibles, surtout dans nos villages lointains qui n’ont encore que la voix radiophonique de la chaîne 2.  » Ighzif Ayidh « , à ne pas rater donc. Abderrahmane Bouguermouh, 74 ans à qui l’on souhaite longue vie et santé, ne pourra qu’apprécier, reconnaître et se reconnaître entre les siens, et envers lesquels,il a consacré toute sa vie pour la culture et l’identité amazighs.

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3ème ÉDITION FESTIVAL DE LA LITTÉRATURE AMAZIGHE

Posté par coinlitteraire le 15 avril 2009

Festival de la littérature Amazighe du 02 au 06 mai 2009 

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Sortir de la «folklorisation»…

massinissa2.jpg(Par Hafit Zaouche). La 3e édition du Festival de la littérature amazighe, événement culturel traditionnellement organisé par le club scientifique du département de Langue et Culture Amazighes (Tumast) de l’université Abderahmane-Mira de Bejaia, se tiendra du 2 au 6 mai. Lancé en 2006, la manifestation est organisée avec des moyens dérisoires. Les initiateurs de ce rendez-vous culturel veulent rompre, selon les dires du président de « Tumast », Yacine Zidane, avec cette vieille et stéréotypée tradition qui fait qu’en Kabylie on ne rendait jusque-là hommage aux personnes qu’une fois décédées, bannies ou jetées en prison. » Cette équipe a fait sien l’adage de feu Mohya, qui dit : « Loue-moi de mon vivant ». La première édition du festival s’est déroulée en avril 2006 à l’auditorium de l’Université de Béjaïa. Et à partir de la deuxième édition, les initiateurs de cette rencontre littéraire ont décidé de baptiser le festival « Kamal-Bouamara »…

QUI EST KAMEL BOUAMARA ?

Ce festival de littérature amazighe, qui porte le nom de Kamel Bouamara, est une, sinon la meilleure façon de rendre hommage – un hommage vivant – à cet homme aux multiples facettes : écrivain d’expression kabyle, essayiste, et universitaire qui touche à plusieurs champs de la recherche dans le domaine berbère , puisqu’il il a à son actif plusieurs oeuvres d’ordre scientifique, didactique et littéraire, on peut citer : Si Lbachir Amellah (qui est une référence en matière de théorie littéraire de la poésie kabyle), Ilugan n tira n tmazight (règles de la notations usuelles à base latine), Amawal n tesnukyist (lexique de la rhétorique du berbère), Ussan di tmurt (traduction des chroniques de M Feraoun de Jours de Kabylie), Nekni d wiyid ; qui est un recueil de cinq nouvelles, tughalin n uqcic ijahen (traduction du « Le Retour de l’Enfant Prodigue » de André Gide) et le monumental Dictionnaire monolingue amazigheamazighe (à paraître) qui est une « révolution » dans le processus de grammatisation du berbère puisqu’il sera le premier dictionnaire monolingue dans l’histoire du berbère (tous les dictionnaires berbères publiés, à ce jour, sont bilingues). Yacine Zidane dira :  » Cette rencontre se veut un hommage à cette figure emblématique de la littérature amazighe, mais surtout une reconnaissance à ses oeuvres. Étant déjà docteur en littérature amazighe et qui deviendra sous peu professeur dans la même spécialité, Kamal Bouamara est considéré aujourd’hui comme l’une des références incontournables dans le domaine des études berbères. » Pourquoi un festival de littérature amazighe ? A cette question, notre interlocuteur répondra :  » Confinées jadis dans l’oralité et aujourd’hui désavouées par la « folklorisation », la langue et la culture amazighes semblent en apparence figées, voire momifiées. Elles sont pourtant caractérisées par autres choses plus important ; connaissent pourtant des changements palpables et notables. Pour ne parler que de la langue, celle-ci a aujourd’hui acquis une tradition écrite, notamment en littérature et connaît un processus de grammatisation dont le début remonte au XIXe siècle. Par cette rencontre, éminemment culturelle, que le Club scientifique Tumast organise chaque année, nous souhaiterions contribuer à promouvoir le statut social de tamazight, en général et celui de la littérature d’expression amazighe, en particulier » a-t-il répondu.

UNE NOUVEAUTÉ : UN CONCOURS DE LA NOUVELLE

Durant l’édition 2009, le concours ne portera pas seulement sur la poésie, il s’agira également de la nouvelle.  » Nous projetons de publier les 10 premières nouvelles du concours », a indiqué Yacine Zidane. Par ailleurs, il a été décidé dès la présente édition de conférer à ce festival un caractère de scientificité en organisant alors des journées d’études sur l’oeuvre de Bouamara et son écriture. Pour ce faire, nous avons jugé utile d’associer les spécialistes de la littérature berbère qui relèvent, entre autres, des trois départements amazighs, à savoir les DLCA (département de Langue et Culture Amazighes) de Bejaia , de Tizi- Ouzou et celui de Bouira » avant d’ajouter :  » Les intervenants durant ces deux journées (les 2 et 3 mai) seront Mohamed Djellaoui (maître de conférence, chef du département de Langue et Culture Amazighes de Bouira), Mohand Akli Salhi (docteur des lettres, département de Langue et Culture Amazighes de Tizi-Ouzou), Ayad Salim (département de Langue et Culture Amazighes de Bejaia ), Badi Dida (anthropologue au Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire), Brahim Tazaghart (romancier et éditeur) et Tahar Ould Amar (journaliste et romancier). »Le jury composé essentiellement d’universitaires dans le domaine de la langue amazighe supervisera ce festival qui sera l’occasion de mettre en avant des expositions, des représentations théâtrales, des galas artistiques et autres conférences axées sur la production littéraire

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Bgayet. El-Mouhoub Jean Amrouche.

Posté par coinlitteraire le 14 avril 2009

47è ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOUHOUB-JEAN AMROUCHE

L’Homme aux multiples facettes

Jean Amrouche ne cessait à la Radio suisse, Lausanne et Genève, de plaider de 1958 à 1961 la cause algérienne.

mouhoubamrouche.jpg(Par Idir Ammour). La Journée nationale du savoir et de la science Youm El Ilm, qui coïncide avec le 16 avril de chaque année, sera célébrée, comme à l’accoutumée, par diverses manifestations culturelles à l’échelle nationale. L’évocation à cette occasion du parcours de Cheikh Abdelhamid Ben Badis a toujours été hautement illustrative de l’intérêt accordé par les institutions et des associations confondues à cette personnalité, c’est ainsi que chaque année ils mettent sur pied et peaufinent un programme à l’occasion de la célébration de cette journée symbolique du savoir. Par ailleurs, l’occasion était propice pour les autres, à l’instar de ces jeunes de l’association Amusnaw de Tizi Ouzou et l’association de Jean et Taous Amrouche d’Ighil Ali, qui se sont regroupés, pour mettre également tout leur enthousiasme en marge de cette célébration de Youm El Ilm, pour commémorer le 47e anniversaire de la mort de Jean Amrouche, une opportunité pour rendre un grand hommage à ce grand homme aux multiples facettes.

 

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Bgayet. Carrefour des cinéphiles

Posté par coinlitteraire le 5 avril 2009

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Quand le cinéma se veut rapprochement.

Il sera question aussi de laisser un large espace aux jeunes réalisateurs algériens, notamment ceux du court métrage qui ont émergé avec succès.

(Par O. Hind). La 7e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa se tiendra cette année du 13 au 19 juin 2009. La manifestation a été décalée à ces dates afin de permettre aux étudiants et aux lycéens (classes d’examen) de profiter pleinement de celle-ci. La 6e édition des rencontres cinématographiques de Béjaïa a connu un fait notable, à savoir le changement du lieu de la manifestation. La fermeture de la cinémathèque de Béjaïa a «obligé» les organisateurs à se déplacer vers la Maison de la culture de Béjaïa.
«
Il est vrai que la salle de la cinémathèque de Béjaïa reste par excellence l’espace historique de la manifestation mais force est de constater que ce changement nous a fait découvrir un espace tout aussi accueillant et drainant, de par son emplacement, un nouveau public.
A l’avenir et une fois la salle de la cinémathèque de Béjaïa rouverte, il sera question alors pour nous d’utiliser les deux espaces au grand bonheur des cinéphiles et des habitués des rencontres cinématographiques de Béjaïa
», nous affirme-t-on.

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