13ème S.I.L.A. Débats sur la litérature algérienne.

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

Un débat sur la littérature algérienne

a été organisé à l’occasion

du 13ème Salon International du Livre d’Alger.

La kheïma aménagée spécialement pour les cafés littéraires, qui vont se dérouler jusqu’à la fin de ce salon, était vide, tout comme les couloirs des pavillons abritant les différentes maisons d’édition. La deuxième journée de cet événement littéraire et commercial n’a pas connu un grand engouement des visiteurs habitués à être au rendez-vous. Le plus étonnant est que des stands étaient encore vides ou de voir encore que des organisateurs plaçaient leurs ouvrages sur les étagères, alors que les visiteurs comptaient profiter de cette journée pour découvrir les nouveautés de ce Salon en primeur. « Nous avons voulu profiter avec mes enfants de cette journée pour visiter et acheter quelques ouvrages, surtout qu’ils n’ont pas classe. Malheureusement, nous constatons, encore une fois, la mauvaise organisation du salon », confie une dame accompagnée de ses deux filles. Il est 14 h, la première conférence autour du thème « 60 ans d’écriture féminine en Algérie » a commencé avec l’intervention de la poétesse Zineb Laouedj. Cette dernière a donné un petit aperçu des écrits de quelques femmes algériennes qui ont émergé sur la scène littéraire depuis les années 1920, malgré les problèmes auxquels elles ont fait face : « Il était très difficile pour une femme algérienne d’écrire, autant que femme d’abord, puis d’écrire en langue arabe, surtout durant la période coloniale. »

Quant à la deuxième intervenante à cette même conférence, notre consœur Nacéra Belloula, elle trouve que les écrits dits féminines relèvent, depuis près de 60 ans, d’une « littérature libératrice ». Elle a affirmé, dans ce contexte, que le premier roman d’Assia Djebbar, La Soif, écrit en 1955, « ne fait pas partie d’une écriture spontanée. Au contraire, Assia Djebbar avait rejoint la thématique liée à la guerre de Libération nationale ». La seconde conférence, très attendue par les passionnés de la littérature, autour de la problématique « Existe-t-il une littérature algérienne ? », devait être animée par quatre figures emblématiques de la littérature algérienne, Aïcha Kassoul, Rachid Mokhtari, Mohamed Sari et Fatima Bakhaï. Mais en l’absence des trois premiers conférenciers, Fatima Bakhaï a essayé tant bien que mal de satisfaire la curiosité de l’assistance. Pour elle, « il n’y a pas de littérature algérienne, il y a seulement la Littérature, avec un grand L. Cette grande littérature traite des problèmes de toute l’humanité et cela depuis l’antiquité. C’est la manières avec laquelle on les traite qui change. » Cette universalité de la littérature, Mme Bakhaï la confirme en disant que « la littérature est transnationale », et qu’elle « franchit toutes les frontières ». Ainsi, la conférencière réfute le terme littérature dite algérienne ». Mais pourquoi alors ne réfute-t-on pas les autres littératures : la littérature française, allemande, russe, japonaise… La littérature algérienne, qui fait l’objet de différents séminaires et études dans les plus prestigieuses universités du monde, n’a-t-elle pas encore droit de cité dans son propre pays ?

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com (D’après le Jeune Indépendant)

Publié dans Debats litteraires | Pas de Commentaire »

Chronique d’un terrien (par Maâmar FARAH)

Posté par coinlitteraire le 5 mars 2009

maamar.jpg 

Bejaia, peut-on ligoter le soleil ?

Pour déloger l’orage
Et congédier la haine
Que dis-tu d’une randonnée
Sur la crinière des nuages
Au-dessus de ma vallée
Sur la Côte de Saphir
Derrière les Babors
La perle s’étire
Dans son écrin azur
Le temps se souvient du temps
Où tu étais reine majestueuse
Béjaïa fille des étoiles

Mère courage
Le temps pleure en chantant
Au-dessus des rues discrètes
Et toi, ma sœur ô joli cœur
Tu fais de tendres pirouettes
Sur la glace en émoi
Applaudie par les badauds
Qui traînent sans passion
Comme un matin abasourdi
Lâché place Gueydon
Sur la foule des bateaux
Qui scrutent les balcons
Privés de leurs sourires
Les veines de la mémoire
Sont incorruptibles
Tu es l’Histoire
Tu es la mémoire inoxydable
La Soummam coule toujours
Comme le sang de la terre
Comme un torrent de passion
Naciria berceau de l’honneur
Dans ton silence cristallin
J’entends se cogner les armures
Et s’élever les cris des intrépides
Sauvée par Sidi Abdelkader
De tant de guerres et d’épreuves
Tu as résisté à la folie des humains
Et aux embuscades du temps
Dans le regard de Gouraya
J’ai vu l’étincelle unique
Qui fait tourner les jours
Dans le manège des saisons
Regarde la montagne
Elle raconte avec passion
Les chroniques de la ville
Ses gloires et ses déclins
Murmures de passion
Dans la mer et ses houles
Dans le ciel et son éclat
La montagne se couvre
D’un collier de lumières
Volées aux corniches
Qui errent vers Boulimate
Déchues de leur vent
La gueule ouverte sur l’océan
Paradis perdu, terre vide
Les amoureux reviendront
Miroirs têtus
Chambres désespérées
On croit entendre gémir
La roche amante
Quand halète le souvenir
Dans les lacis de la mémoire
Dans les vagues amères
Court une chimère
De bleu vêtue
Béjaïa, où est ta passion ?
Que fais-tu dans le noir
Ce n’est pas ta maison
Là-bas traîne l’histoire
Comme une indolence
Dans le creux des rades
Dans les vents des voiliers
Marine saline gamine
La montagne est jeune
Elle dit des mots du cœur
Qui errent et gambadent
Dans la cavalcade des jours
Et résonnent là-haut
Comme un tonnerre d’amour.
Dans tes rues endimanchées
J’ai vu courir une étoile
JSMB ! JSMB ! JSMB !
J’ai vu les couleurs de la victoire
Coiffées de rouge et de vert
De vert et de rouge
Sur le fronton de la montagne
Et la pommette des collines
Et même dans les cris
Des fans du MOB
Les frères ennemis
Oublient leur querelle
Quand c’est Gouraya qui le dit !
Derrière les barreaux
Peut-on ligoter le soleil
Et murer les héros ?
Vos convictions citoyennes
Sont du voyage
Par-dessus les monts
Pour atteindre les rivages
De nos espérances
Et voguer plus loin encore
A dos de vent et de promesses
Vers les terres de la Liberté.
Fiers Arouch, donnez-nous la main
Hissez-nous au-dessus de l’Adekar
Nous avons un poème à lire
Pour dire à Ifri
A la Soummam
Aux hommes debout
Que nous ne trahirons pas
Abane et Mekbel
Ben Boulaïd et Benhamouda
Belkaïd et Massinissa.
Madaure, 1er mars 2009

mekbel.jpgA la mémoire de mon frère Saïd Mekbel tué par la haine intégriste. La dernière fois que je l’avais vu, c’était dans les couloirs du Soir d’Algérie, un 1er novembre 1994. Il partait pour la réception donnée par le président Zeroual. Il était beau dans son costume noir. Ses dernières paroles : «Fais attention à toi !» Puis, sa silhouette s’estompa dans les brumes du souvenir. Gloire à tous les martyrs de la seconde et grande Révolution algérienne des années 90 !

Publié dans Poesie libre | 15 Commentaires »

APULEE de Madaure (125-170)

Posté par coinlitteraire le 4 mars 2009

apuleamazigh.jpg 

Apulée de Madaure.

(125 – 170).

Savant, romancier et philosophe, il naquit à M’daourouch (près de l’actuelle Souk Ahras), en Numidie, à l’Est du pays. Il fréquenta d’abord l’école de sa ville natale où il apprit entre autres, le latin qu’il parla longtemps avec un fort accent, avant d’aller parfaire se études à Carthage puis à Athènes. Il s’intéressa à la grammaire, à la rhétorique, à la musique, à la physique, à la dialectique et entreprit de longs voyages qui le mèneront jusqu’en Asie mineure, en Syrie et en Egypte. Il finit par s’établir à Rome où il exerça le métier d’avocat. A la mort de son père, un notable local, il revint au pays et ne le quitta plus. Erudit, chercheur, conférencier, philosophe et romancier, ses écrits sont innombrables mais ceux qui sont restés comprennent des textes oratoires (L’Apologie et Les Florides), des traités philosophiques et un grand roman, le premier roman algérien et probablement du monde : « L’Ane d’or ou les Métamorphoses ».

Publié dans Apulee de Madaure | Pas de Commentaire »

La petite phrase du jour

Posté par coinlitteraire le 2 mars 2009

L’encre qui coule dans nos veines,se déverse comme un flux silencieux …et le mélange des encres explosent sur la toile des émotions.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaire »

12
 

Au fil des mots |
teresa |
Entre deux nuages |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lectures d'haabir
| Dans le Jardin des mots
| j'ai "meuh" la "lait"cture