La lecture de livres a reculé

Posté par coinlitteraire le 13 mars 2009

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Le taux de lecture de livres en Algérie ne dépasse pas 6,8%. 

Une étude prospective réalisée par le Centre mondial de consulting économique et de prospective a indiqué que le taux de lecture de livres en Algérie ne dépasse pas 6,8%, alors que le taux de personnes ne lisant point est de 56,86%. Dans une intervention au premier colloque national sur « la réalité et les perspectives de la lecture en Algérie », le directeur du centre, Abdallah Bedaida, a précisé que ces statistiques découlent d’un sondage mené auprès de 1000 personnes au niveau de 10 wilayas du pays et visant à faire la lumière sur la crise de lecture en Algérie qui révèle, estime-t-il, « une absence quasi totale » d’intérêt du citoyen algérien pour la production intellectuelle et culturelle algérienne ou étrangère.

6 Réponses à “La lecture de livres a reculé”

  1. Voltaire dit :

    C’est tout à fait normal avec les prix actuels et tenant compte de nos maigres salaires qui ne nous permettent que l’achat d’un seul journal quotidien. Heureusement qu’il ya l’Internet qui nous permet de nous tenir informés des parutions nouvelles.
    Nous restons accrochés aux 1000 promesses que l’on vient de nous faire.Logiquement à partir du 10 avril 2009,l’Algérien va sortir de sa misère et ressemblera aux Citoyens du Monde.Réjuoissons-nous par anticipation

  2. Cherif dit :

    Ajoutant de l’eau au moulin de « voltaire » qui évoque un problème de moyens financiers à la base du recul de la lecture de livres, j’en conviens, il me semble que le problème du recul de la lecture d’une façon générale est bien plus profond et complexe :
    Le prix du livre : cher pour nos bourses, mais c’est bien moins cher qu’en France.
    L’invasion du multimédia : avec la TV, l’internet, les MP3, MP4, DVD et tous les gadgets technologiques à la portée de tous : les jeunes ne sentiront pas le besoin de lire, pas tous bien entendu, mais peut être la majorité. Il est bien plus facile de se plonger dans un film programmé à la télé, où on voit le bout de l’énigme quatre vingt dix minutes plus tard que de lire le livre, à la base de ce film. Je dis bien « plus facile » mais ô combien différent et passionnant de lire une histoire sur un support papier. Ceux qui connaissent ce plaisir de lire, ne s’amuseront jamais à voir le film parlant d’un livre qu’ils detiennent à portée de main.

    Autre raison pour ne pas lire : la lecture se fait généralement dans un lieu très calme et avec un esprit libéré de tout souci. Helas, il est difficile de trouver ce calme avec tous les bruits incongrus et encore plus difficile de se liberer l’esprit de tout souci, par les temps que nous vivons.

    Toutefois, tout ceci ne veut pas dire que l’on ne peut plus lire ou encore ne pas decouvrir le plaisir de la lecture.

    C’est peut être la lecture qui pourra nous plonger dans un monde virtuel où il n y a ni bruit, ni soucis. ALORS LISONS.

    En fait de l’eau au moulin de « voltaire », je préfere en rajouter au moulin de Alphonse Daudet, d’où il a écrit ses lettres, notamment « la chèvre de Monsieur Seguin »
    Faisons comme A. DAUDET : achetons tous des moulins désaffectés et isolés pour nous retrouver avec nous-même.

    J’ai fait un tour à l’annexe de Bejaia de la Bibliothèque Nationale : Cette annexe est tristement pauvre en ouvrages. Elle offre pourtant un calme extrême et un environnement extraordinaire. La connaissez vous ? elle vaut le détour.

  3. Mhand K dit :

    Je rejoins ce qu’a dis Voltaire.Les temps sont dures et notre jeunnesse n’est pas sensible au charme du livre.

  4. Annick Tirache dit :

    Comme j’aime vous lire tous ; vous dites des choses tellement justes.
    Mais ce qui est valable pour vous autres Algériens est aussi valable pour nous autres Français. L’argent sans doute que l’on consacre aux produits, le croit-on, de première nécessité (même si les livres devraient en faire partie), puis le temps car le temps que l’on passe sur internet est souvent au détriment d’autre chose et aussi de lire, puis l’habitude de lire qui doit se prendre dans la petite enfance comme toutes les choses que nous avons apprises malgré nous et qui restent en nous la vie durant.
    Bizarrement, il ne s’est jamais écrit autant de livres. Chez nous, hormis tous les livres des politiques et biographies des personnalités médiatiques en tout genre, il ne s’écrit plus guère de la bonne littérature. Les nouveaux romans sont une catastrophe où tout est permis pourvu que cela se vende. Il faut, en tout cas c’est mon point de vue, retourner très en arrière chez nos classiques Français et Etrangers pour lire de bons livres.

    C’est sans doute pour cela que je suis de passage parmi vous ce soir et je vous admire de prendre la peine d’écrire sur les livres. Bravo !

    Cordialement vôtre
    Annick Tirache

  5. algerienne dit :

    pour ceux qui se plaignent des prix il y’a pourtant des sites algeriens qui proposent un téléchargement gratuit

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