Bgayet organise son 1er Café-Ciné

Posté par coinlitteraire le 13 mars 2009

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Café-Ciné.

La maison de la culture n’Bgayet a organisé, mercredi 11 mars 2009, son premier Café-Ciné sous la direction du jeune et dynamique Hakim Abdelfettah.

Programme

La fin des Jinn’s

de Chérif Aggoune (22 mn)

1ère réalisation en version amazigh, 1990

Kif-Kif

de Aksil Imoula, (9 mn)

Mention spéciale Jury coup de coeur, festival du film amazigh d’Agadir, Maroc

Prix du scénario, festival du film amazigh, Sétif 2008

Aux limites du réel

de Lamri Aït-Abbas & Mokhtar Dahmani, 2008, (20 mn)

Fateh

de Abdenur Ziani, 2008, (13mn)

Houria

de Mohamed Yargui, (25 mn)

Ahhagar d’Or au festival international du film arabe 2007

Taghit d’Or de la meilleure interprétation féminine

Prix spécial du jury, festival international du cinéma méditerranéen, Montpellier 2008

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Notre ami Cherif Tirache, qui a participé à cet après-midi culturel, nous livre ses impressions.

cinema.jpgCet après-midi de mercredi 11 mars, j’ai assisté à la projection de cinq (5) court-metrages bien de chez nous à la Maison de la Culture de Bejaia. La projection a eu lieu entre 17 heures et 18 heures environs. Les réalisateurs nous ont été présentés avant la projection, par le jeune animateur Hakim.
Je suis incapable de retenir tous les noms des réalisateurs. Mille excuses pour nos amis.
Les cinq projections dans l’ordre :
1/ La fin des Jinns en Tamazight de Monsieur AGGOUN.Tourné en 1990.
2/ Kif-kif en Tamazight, noir et blanc et muet comme au temps de Charlie Chaplin. Histoire d’un couple destructuré à cause d’un deficit de communication. Le message est profond.Réalisé par un grand poète qui j’espère lira ce commentaire pour nous donner plus d’informations.
3/ Aux limites du réél : techniquement bien réussi, couleurs. Belle histoire pleine d’émotion. Perte d’une maman, remariage du père, s’ensuit la galère des enfants. Menage mal recomposé. Moralité: reflechir bien avant de se remarier. Bien entendu, le court-metrage, emouvant, vehicule un message profond.
4/ Fatah : titre d’un documentaire d’atelier comme le dit son réalisateur Nonor Ziani de Project’heurt.Portrait d’un artiste-poète-platrier-philosophe qui jette un regard critique sur notre environnement.
5/ Houria, court-metrage primé d’un jeune réalisateur bien de chez nous, Monsieur Yargui. Histoire d’une femme victime, non prise en charge, allant jusqu’à la démence pour se transformer ensuite en bourreau. Une femme traumatisée par un viol par exemple et qui est « harcelée » par l’image du traumatisme. Seul Monsieur Yargui pourra nous en dire plus. C’est tellement profond qu’il n’est pas aisé à un profane comme moi de décrypter le message ou les messages.

Le débat avec les cinq réalisateurs a duré plus de deux heures trente. Un débat amical autour d’un café ou d’un thé offert par la Maison de la Culture de Bejaia, dont les responsables meritent des félicitations pour leurs efforts à l’endroit des activités culturelles qui se multiplient chaque jour davantage.
Les participants à ce débat se sont quittés avec l’espoir de se retrouver au prochain Café-cinema, lequel, selon Hakim, aura lieu une fois tous les mois. Bravo pour cette initiative qui deviendra une tradition je l’espère.
Ne voulant pas se limiter au constat amère sur la situation du septième art en Algerie, à l’unanimité, les participants exhortent les passionnés de cet art à se liguer pour une synergie de leurs efforts en vue d’operer un sauvetage d’abord, puis d’aller plus loin ensuite, à l’image de ce qui se passe non pas en occident, mais tout au moins chez nos voisins maghrébins.
Où sont elles nos salles de cinema ?
Allons nous, comme dans les années soixante, au cinéma pour voir un film ? Non, helas non. L’ère de la télévision numerique et des bouquets satellitaires avec la panoplie de DVD pirates, décidement le cinéma est envoyé aux oubliettes. Et pourtant, rien ne peut remplacer (dixit Mr AGGOUN, le réalisateur du village d’Imaâdhanen)une projection en public ou une pièce théatrale avec des comédiens en cher et en os sur des planches d’un théatre aussi petit soit-il.
Nous esperons même une jonction entre le Café litteraire et le Café-cinéma pour des ateliers d’écritures de scenario, en commun.
Je rends personnellement hommage aux jeunes de Project’heurt qui activent sans relâche depuis des années, rien que pour l’amour du 7ème art, à la concrétisation de leur slogan (objectif) : faire retrouver le chemin des Cinémas, aux algeriennes et algeriens, comme au bon vieux temps.

Les avis des réalisateurs des cinq films cités, seront les bienvenus ici, pour corriger toutes mes lacunes, involontaires bien entendu. On peut être passionné du cinéma tout en étant profane en critique. Notre Université à Bejaia, spécialisera peut être un jour une section de critiques litteraires et cinématographiques, comme l’a souhaité un participant.
La critique est aisée, mais l’art est difficile (Philippe Destouches)
.

Bonne journée à tous.
Cherif.

12 Réponses à “Bgayet organise son 1er Café-Ciné”

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  1. Annick Tirache dit :

    je vous transmets toutes mes amitiés littéraires
    bonne fin d’année à vous

  2. cherif dit :

    Bonsoir Madame Annick
    Comme le monde est petit. Il ya deux années seulement nous nous écrivions pour la question de l homonymie de mon nom et de celui de votre mari.
    Vous écrivez très bien Madame. j’ai eu plaisir à lire certains de vos poèmes, tels : toi ma mater dolorosa,pour Marie-Chantal, un an déjà,prose pour une grive et un coup de foudre…
    Où peut-t-on encore vous lire ? Concarneau toujours ?
    Merci pour votre passage virtuel à notre Café litteraire.

  3. Annick Tirache dit :

    Bien heureuse de voir que vous nourrissez des intérêts variés pour la culture en général ; en effet, nos routes s’entrecroisent dans l’immensité du monde que l’on dit petit.
    Peut-être avez-vous entreprise voire même fini d’écrire le livre de votre vie ?
    En tout cas, je serais très honorée d’être parmi vos fidèles lectrices.
    Universellement votre amie
    Annick Tirache

  4. cherif dit :

    Encore une fois merci Madame pour vos amitiés à notre Café litteraire de Bejaia, nouvel espace d’expression pour les passionnés de la litterature.Il s’agit encore d’un jeune site qui se fera, avec le temps, beaucoup d’amis qui l’enrichiront comme vous venez de le faire à travers vos visites virtuelles.
    J’ai revisité votre village Dernancourt, en Picardie. Je ne retrouve pas toujours où lire vos écrits.Est-ce-que vous avez publié depuis? Pour le livre de ma vie comme vous l’appelez, il est toujours en chantier.Votre E-mail où j’avais l’habitude de vous écrire et demander les nouvelles de « mon cousin » votre mari, n’est plus valide (wanadoo.com).
    Cet espace vous appartient si jamais vous voulez publier quelques uns de vos poèmes ou nouvelles.
    Comme je vous l’avais dit au départ, il y a de cela deux années déjà, le site http://www.nousvelles.com est devenu une veritable institution de découvreur de jeunes auteurs. Je reçois leur bulletin periodique.
    Universellement votre ami,

    Cherif

  5. Annick Tirache dit :

    cher ami lointain
    sincèrement heureuse de vous avoir retrouvé au hasard d’un voyage sur la toile. je note le site sur lequel je pourrai communiquer quelques uns de mes écrits puisque vous avez la bonté de les avoir appréciés à l’occasion et ainsi de m’avoir encouragée dans une activité que nous avons plaisir à partager.
    dès que possible, je reviendrais vous saluer.
    mon nouveau mail : annick.tirache@free.fr
    bien à vous

  6. cherif dit :

    Bienvenue Madame TIRACHE.
    Vos écrits que j’apprécie seront les bienvenus et viendront enrichir ce « jeune blog » litteraire qui deviendra grand et riche avec votre participation et celle des amis de ce blog.
    Cela prouve, si besoin est, que vous avez lu avec plaisir le poème de notre ami BOUDIA Md, pour avoir décelé le must de ses vers :
    les maux pansés par les mots pensés.
    bien à vous.

  7. Annick Tirache dit :

    Villanelle à ma rivière d’Ancre

    Ah qu’elle est belle ma rivière
    si belle que je la préfère
    aux autres rivières de France
    c’est la rivière de mon enfance
    parmi les saules et peupliers
    elle coule sans jamais se lasser

    violette jusqu’à l’indigo
    elle semble danser le tango
    avez-vous vu pareille couleur
    donner à l’eau tant de splendeur
    ah qu’elle est belle ma rivière
    si belle que je la préfère

    quant au milieu des pâturages
    elle se fond dans le paysage
    profitant du jeu de cache cache
    du soleil avec les nuages
    ah qu’elle est belle ma rivière
    si belle que je la préfère

    Ancre est son nom un port d’attache
    où viennent s’abreuver les vaches
    couleur de l’encre de la guède
    or bleu qu’en son lit elle possède
    parmi les saules et peupliers
    elle coule sans jamais se lasser

    je me penche et vois le reflet
    des souvenirs du temps passé
    bouquets de fleurs et d’aubépine
    de mes aïeux que je devine
    ah qu’elle est belle ma rivière
    si belle que je la préfère
    parmi les saules et peupliers
    elle coule sans jamais se lasser

    Annick Tirache 2009
    la villanelle est une forme de poésie chantée

    bonne réception à mon ami lointain Shérif

  8. Cherif dit :

    Bien reçu Madame TIRACHE et je vous en remercie.
    Nous attendons d’autres merveilles de vous, de Sihem, de messieurs Habbachi,Boudia ou Farah M. et de tous les amis de notre Café litteraire quand bien même des écrivains en herbe comme moi.
    Je promets de contribuer à enrichir ce repertoire par un de mes poèmes que je n’ai jamais publié à cause des tracas du nombre de pieds (la metrique que je deteste).

    Cherif

  9. Annick Tirache dit :

    Point n’est besoin d’écrire en vers
    pour être sincère, cher Chérif
    au contraire,
    la prose permet toutes les libertés
    et c’est souvent celle
    qui sonne le mieux à notre oreille
    car plus spontanée elle va droit au coeur.

    Amicalement vôtre
    ainsi qu’à vos amis écrivains

  10. recherche emploi dit :

    On ne peut pas lire cette parole sans enregistrement !! Bonne continuation!

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