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Jamal Eddine Bencheikh. Le connaissez-vous ?

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

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Jamal Eddine Bencheikh.

L’Algérie recèle, au sein de son paysage littéraire, de grands noms ayant non seulement marqué la littérature algérienne mais également le patrimoine littéraire universel dans trois langues l’arabe, le berbère et le français. Jamal Eddine Bencheikh

(Par H. Aïssam). Né le 27 février 1930 à Casablanca au Maroc dans une famille algérienne de magistrats, mort d’un cancer, lundi 8 août 2005, à Tours.Il fait à Alger des études d’arabe et de droit. Il se lie d’amitié avec le poète Jean Sénac auquel il consacra un texte après l’assassinat de ce dernier. Il poursuit ses études d’arabe, enseigne et passe l’agrégation à Paris, de 1956 à 1962. Il regagne ensuite l’Algérie indépendante où il est assistant puis maître de conférences de littérature arabe médiévale à la faculté des Lettres d’Alger. Il publie La poésie algérienne d’expression française, 1945-1965, une anthologie qui reste une des références majeures de la poésie de cette période. Il tient également des chroniques littéraires et politiques, dans différents hebdomadaires, chroniques réunies en 2001 dans un recueil intitulé Écrits politiques (1963-2000). Jamel Eddine Bencheikh s’était imposé un « exil volontaire » en France pour protester contre les restrictions de libertés imposées par le régime de Houari Boumediène. Il devient chargé de recherches au CNRS de 1969 à 1972 puis professeur à Paris VIII, enfin à l’université de Paris IV-Sorbonne jusqu’à sa retraite en juin 1997. Il retournera à Alger en mars 1992 pour la dernière fois. Il a accompagné de ses prises de position et par des textes, la période de violence qu’a traversé l’Algérie depuis 1993. Il avait notamment pris position contre l’intégrisme, en dénonçant une « poignée qui parle au nom de l’Islam de telle manière qu’elle est en train d’approfondir l’incompréhension entre les musulmans et l’Occident ». Son œuvre Ses travaux de critique et d’érudition dans le domaine de la littérature arabe médiévale firent de lui un de ses plus brillants érudits. Travaux concernant la poétique, l’esthétique et l’exégèse, qui ont permis à toute une génération d’étudiants et de chercheurs de progresser. Le Cahier n° 13 des Etudes littéraires maghrébines est un hommage au professeur qu’il fut, prestigieux mais trop peu connu et à la réflexion qu’il permit quant à la présence maghrébine dans le champ littéraire et intellectuel français. Il est surtout connu pour avoir traduit le célèbre conte des Mille et une nuits. Sa traduction en collaboration avec André Miquel est la première traduction complète, avec la totalité des 1205 poèmes, en français non censurée, fondée sur l’édition de Bulaq, du nom de la ville égyptienne où le texte a été imprimé pour la première fois en 1835. « Décomplexer l’Orient de l’emprise de l’Orientalisme occidental : voilà ce vers quoi tendait sa démarche. Les Mille et une nuits (dont le premier tome est paru en 2005 à la Pléiade dans sa nouvelle traduction) allaient lui offrir l’opportunité de réaliser ce projet d’édition et de critique. Loin des raccourcis sur un Orient infantile et oisif qui ne cesse de s’ébattre, selon une imagerie clinquante, dans le sang et les désirs charnels, il œuvre avec son ami André Miquel pour faire passer dans leur traduction un Orient complexe, vivier poétique mais également théâtre du tragique. » écrivait Maâti Kabbal dans le journal Libération lors de sa disparition. Trois siècles après celle d’Antoine Galland, cette traduction nouvelle restera incontournable.

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13ème S.I.L.A. Débats sur la litérature algérienne.

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

Un débat sur la littérature algérienne

a été organisé à l’occasion

du 13ème Salon International du Livre d’Alger.

La kheïma aménagée spécialement pour les cafés littéraires, qui vont se dérouler jusqu’à la fin de ce salon, était vide, tout comme les couloirs des pavillons abritant les différentes maisons d’édition. La deuxième journée de cet événement littéraire et commercial n’a pas connu un grand engouement des visiteurs habitués à être au rendez-vous. Le plus étonnant est que des stands étaient encore vides ou de voir encore que des organisateurs plaçaient leurs ouvrages sur les étagères, alors que les visiteurs comptaient profiter de cette journée pour découvrir les nouveautés de ce Salon en primeur. « Nous avons voulu profiter avec mes enfants de cette journée pour visiter et acheter quelques ouvrages, surtout qu’ils n’ont pas classe. Malheureusement, nous constatons, encore une fois, la mauvaise organisation du salon », confie une dame accompagnée de ses deux filles. Il est 14 h, la première conférence autour du thème « 60 ans d’écriture féminine en Algérie » a commencé avec l’intervention de la poétesse Zineb Laouedj. Cette dernière a donné un petit aperçu des écrits de quelques femmes algériennes qui ont émergé sur la scène littéraire depuis les années 1920, malgré les problèmes auxquels elles ont fait face : « Il était très difficile pour une femme algérienne d’écrire, autant que femme d’abord, puis d’écrire en langue arabe, surtout durant la période coloniale. »

Quant à la deuxième intervenante à cette même conférence, notre consœur Nacéra Belloula, elle trouve que les écrits dits féminines relèvent, depuis près de 60 ans, d’une « littérature libératrice ». Elle a affirmé, dans ce contexte, que le premier roman d’Assia Djebbar, La Soif, écrit en 1955, « ne fait pas partie d’une écriture spontanée. Au contraire, Assia Djebbar avait rejoint la thématique liée à la guerre de Libération nationale ». La seconde conférence, très attendue par les passionnés de la littérature, autour de la problématique « Existe-t-il une littérature algérienne ? », devait être animée par quatre figures emblématiques de la littérature algérienne, Aïcha Kassoul, Rachid Mokhtari, Mohamed Sari et Fatima Bakhaï. Mais en l’absence des trois premiers conférenciers, Fatima Bakhaï a essayé tant bien que mal de satisfaire la curiosité de l’assistance. Pour elle, « il n’y a pas de littérature algérienne, il y a seulement la Littérature, avec un grand L. Cette grande littérature traite des problèmes de toute l’humanité et cela depuis l’antiquité. C’est la manières avec laquelle on les traite qui change. » Cette universalité de la littérature, Mme Bakhaï la confirme en disant que « la littérature est transnationale », et qu’elle « franchit toutes les frontières ». Ainsi, la conférencière réfute le terme littérature dite algérienne ». Mais pourquoi alors ne réfute-t-on pas les autres littératures : la littérature française, allemande, russe, japonaise… La littérature algérienne, qui fait l’objet de différents séminaires et études dans les plus prestigieuses universités du monde, n’a-t-elle pas encore droit de cité dans son propre pays ?

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com (D’après le Jeune Indépendant)

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