Réhabilitons le 7ème art !

Posté par coinlitteraire le 23 mars 2009

HACHEMI ASSAD, COMMISSAIRE DU FESTIVAL DU FILM AMAZIGH.

«La relance se fait à la base et il n’y a pas de meilleur chemin que celui des ciné-clubs pour y arriver!».

L’Expression: Tout d’abord un mot sur la manifestation qui se déroule à Zéralda et dont l’organisation est échue au commissariat du Festival culturel amazigh

Hachemi Assad: C’est une manifestation qui s’inscrit dans la continuité de nos activités organisées dans le cadre du Fcnafa. Je vous rappelle les précédents regroupements à Tizi Rached, à l’Ismas et dans le cadre des éditions du festival, etc. La nouveauté, comme il m’a été donné de le préciser, réside dans l’externalisation du volet formation du cadre du festival. C’est une démarche porteuse puisqu’elle nous permet d’organiser dans les meilleures conditions ce volet sans avoir à gérer en même temps le festival avec sa raison d’être: la compétition. Pour revenir à votre question, le regroupement d’aujourd’hui est à plusieurs titres intéressants, d’abord parce qu’il permet d’accompagner sur le terrain les actions «engagées» par le ministère de la Culture.

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Biographie de Bachir Amellah (par Kamal Bouamara)

Posté par coinlitteraire le 22 mars 2009

Biographie de Si l’Bachir Amellah

1861 – 1930.

(Par Kamal Bouamara). amellah.jpgHistoire de L’Bachir Amellah. Aujourd’hui je vous propose de decouvrir Si L’Bachir Amellah poete comme Si Md U Mhand. Biographie de Si Lbachir Amellah (1861-1930) Par kamal Bouamara.

Fils de Tahar des Imellahen (Arezqi n Ïaher Amellaê) et de Hafsa (Ëafsåa n At Yexlef), Bachir naquit, selon les documents de l´état civil, au cours de l´année 1861[1] à Ichekkaben – l´un des trois villages composant la tribu des Imellahen, laquelle est, actuellement, située administrativement dans la commune de Feraoun – Daïra (arrondissement) d´Amizour, dans la Wilaya (Département) de Béjaïa (ex. Bougie ; Bgayet, en kabyle).

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Maison de la culture n’Bgayet. Affectation d’un nouveau directeur

Posté par coinlitteraire le 22 mars 2009

cultureculture00007.gifUn nouveau directeur a été nommé la semaine dernière à la tête de la Maison de la culture de Béjaïa. L’établissement connait ainsi l’affectation de son troisième responsable en moins de deux ans, consacrant une instabilité qui en étonne beaucoup localement.

Le travail effectué par l’ancien directeur et perpétué par son intérimaire, a fait que nombreux hommes de culture de la ville de Béjaïa ont recommencé à fréquenter les lieux, boudés auparavant pour l’absence de programmes et d’activités culturelles. Au demeurant, une pétition, initiée par des associations et des artistes, avait demandé la confirmation de M. Bouhired, l’intérimaire, en tant que directeur de la structure, ce qui est une première localement. Le nouveau responsable est un cadre au niveau du ministère de la culture.

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Bgayet.Festival de poésie d’expression amazigh

Posté par coinlitteraire le 21 mars 2009

mouloudmammeri.jpg 

Aït Smaïl

La 7ème édition du Festival de poésie d’expression amazighe du 25 au 27 mars

En hommage à Mouloud Mammeri

C’est à à partir de mercredi prochain, 25 mars 2009, et ce jusqu’au vendredi 27, que la 7ème édition du Festival de poésie d’expression amazighe, organisée annuellement à Aït Smail en hommage à Mouloud Mammeri, aura lieu.

Le dépôt des poèmes (écrits) a eu lieu du 12 janvier au 26 février 2009 et, pour la première fois depuis 2003, l’Association organisatrice, «Adrar n fad» s’est vue dans l’obligation de faire une présélection pour dégager une soixantaine de participants à l’épreuve finale (orale). En effet, ces poésiades ont pris de l’ampleur, et chaque année, le nombre de participants augmente jusqu’à atteindre, pour cette édition les 150 poètes.

Toutefois, les candidats non sélectionnés seront invités et seront partie prenante aux ateliers et aux échanges d’idées. Cette sélection a été faite à cause de l’impossibilité d’organiser 150 récitals en … trois jours.

Par ailleurs, on apprend que ces 7ème poésiades seront marquées par la présence du grand chanteur Chérif Kheddam qui sera l’invité d’honneur.

Ce dernier a déjà donné son accord pour assister au festival le jeudi 26 avant de se rendre en France pour participer à l’hommage qui sera rendu à Kamal Hamadi le 3 avril 2009 au Zénith de Paris. Pur revenir à la 7ème édition du Festival de poésie d’expression amazighe, organisée annuellement en hommage à Mouloud Mammeri par l’Association culturelle  «Adrar n fad» à Aït-Samil, les récitals se dérouleront en public devant un jury composé de quatre enseignants de Tamazight de l’université de Béjaïa, en l’occurrence, Mohmed l’Hacène Mahrouche, Zahir Melsem, Allaoua Rabehi et Kamal Bouamara. Ce dernier a, dans une brochure présentant les six éditions précédentes de ces poésiades et publiée par l’association organisatrice, conclut l’évaluation de la poésie amazighe contemporaine ainsi «Il doit y avoir  divers concours d’expression amazighe en kayblie et sur le territoire national. Chaque concours doit avoir son propre jury et ce dernier doit fixer les critères d’évaluation sur la base desquelles  il opère. Cette diversité de concours et de critériologies finira, à la longue, par donner lieu à des «mouvements» ou «écoles» de poésie amazighe».

Quant aux organisateurs, ils déclarent : «cette importante manifestation culturelle se veut un hommage à Mouloud Mammeri, le grand penseur berbériste moderne ; celui qui a su servir avec générosité et modestie les causes sacrées de son peuple, en soufflant une vie nouvelle à sa culture, tamazight ; en défendant ses valeurs profondément humanistes, en portant haut et fort son message de liberté et de fraternité» et «l’association veut faire de ce carrefour culturel annuel, un espace pour la contribution à la connaissance de l’œuvre de Dda Lmulud, un espace de formation, de communication et d’expression aux poètes et poétesses amazighes».

Par ailleurs, l’Association culturelle «Adrar n fad» a choisi le mois de mars pour l’organisation du Festival de poésie d’expression amazighe parce que le 21 est la Journée mondiale de la poésie, mais aussi pour rappeler que c’était un certain 10 mars 1980 que la conférence de Mouloud Mammeri, sur la poésie kabyle ancienne, a été interdite à l’université de Tizi Ouzou qui porte, aujourd’hui, son nom. Pour cela, «Adrar n fad» veut que la 10 mars soit une journée nationale en hommage aux poètes

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Aouadene Rénia (une Grande Dame de Boukhelifa) nous décrit Bgayet

Posté par coinlitteraire le 20 mars 2009

aouadene.jpg 

Blog: http://aouadene.renia.over-blog.com/article-17290542.html

Bougie, Bejaia, Bgayet

Lorsque le Tariq ibn Zyad accoste au port de Bejaia,
le voyageur prie pour que la mer ne soit pas déchaînée
devant ces côtes accidentées.

Au loin, on aperçoit surplombant la ville, Ima Gouraya,
lieu saint, lieu de prières où tant de pèlerins ont imploré Dieu et son Saint.
Qui a quémandé la guérison de son enfant,
qui a supplié pour que sa fille soit mariée,
qui a mendié la nourriture pour les siens …

Bejaia la musulmane regorge de lieux saints.
A l’intérieur le mausolée de Sidi – Abdelkader
et sa fontaine censée purifier les âmes,
effacer les péchés, apporter la paix…
A l’extérieur, Sidi – Saïd où
les femmes se regroupent pour faire égorger
la chèvre ou le mouton afin de nourrir les hordes de misérables
venus des villages alentour qui accourent aux cris de
« C’est un jour d’Aumône, venez manger l’assiette de couscous ! »
Un pèlerinage de plus afin de demander à Dieu, protection …

Bougie et sa place Gueydon d’où le désespoir se jette.
Combien de jeunes filles, de jeunes garçons se sont envolés
devant l’absence d’issue, d’espoir, de projet.
Des rues soudain peuplées de fellahs,
paysans ayant abandonné à l’indépendance, en ces
jours glorieux, leurs gourbis, leurs terres, leurs villages…
Fellahs sans illusions, sans rêves
et sans passions.
Ils sont donc descendus pour remplir des baraques
et respirer l’odeur de ces hydrocarbures,
choix ô combien prioritaires d’une Algérie indépendante
au détriment d’une agriculture qui nourrissait
les français du temps de Madame la France !

Bougie devenue monstrueuse !
Constructions anarchiques,
toujours, toujours plus haut, encore, encore plus vaste !
Propriétaires spoliés, terres dérobées, maisons occupées,
Bougie se dresse inhumaine, sale mais encore fière.

Bgayet, la kabyle, peuplée d’enfants, bâtards, ingrats, naturels, légitimes,
debout, assis, couchés, recroquevillés
aux regards hagards, violents, haineux,
malheureux, impuissants mais si verts, si bleus, si noirs….
Berbères courageux,
de printemps en printemps qui sillonnent les rues
en criant leur slogan « Ulach Smah, Ulach Smah ! »
Aucun pardon, aucun pardon
pour un pouvoir criminel, assassin d’enfants kabyles.

Bgayet crie son attachement à sa culture,
rêve de ses ancêtres, éternels oubliés
au fin fond du livre d’histoire où jamais
n’a été écrit qu’elle était descendante du peuple Imazighen,
celui des hommes libres

Bgayet et ses poètes, ses chanteurs, ses écrivains,
ses sculpteurs inconnus qui pourtant ne demandent
qu’à déverser leur art dans les rues de la ville
pour bien montrer combien cette ville est si riche.

Bougie n’a plus de traces de ces enfants maltais,
de ces beaux italiens et sardes et siciliens, lascives andalouses…
Un jour ils sont partis, ils ont laissé Bougie.
Mais oui, ils l’ont pleurée ! je les ai rencontrés.
Ils ont toujours rêvé un jour d’y retourner.Bejaia, Bougie, Bgayet !
C’est surtout ces visages, ces silhouettes de femmes
trop longtemps effacées, égarées, écorchées.
On les a vu pourtant déferler dans les rues
pour demander justice quand l’enfant innocent
sous les balles est tombé.

Bgayet, c’est ma ville, non je n’y suis pas née,
moi fille de Marseille.
C’est l’âme de ma mère qui traverse ces rues,
que je viens retrouver, chaque fois un peu plus.
Alors, je l’imagine enfant, adolescente,
jouant dans ces ruelles en ces temps de la France.

Bgayet, Bejaia, Bougie !

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Hawa Djabali – Yamina Mechakra – Geneviève Briot. Trois femmes, trois romans

Posté par coinlitteraire le 20 mars 2009

troisromans.jpgSereines ou tourmentées, quatre femmes nous entraînent dans leur quête sur la terre algérienne d’un futur possible, d’un présent viable.  Leur intimité, leurs désirs les plus fous et les plus vitaux, les beautés que recèlent leur univers éclatent dans Glaise Rouge. D’une sensualité rare, ce roman renoue avec la grande tradition féministe de l’écriture: bouleversante, dérangeante, acerbe et tendre, lucide et utopique.

Hawa Djabali – GLAISE ROUGE

Arris est un enfant des Aurès, arraché à sa mère et à son terroir violé, puis emmené vers le Nord.  Indifférent à la gloire, au luxe, à l’amour, il traverse le siècle à la recherche de son enfance et d’une identité obsessionnelle.  Hymne à la terre et à la maternité, ce roman lyrique et lancinant, cruel et tendre, est aussi une interrogation sur la quête de soi et sur les liens charnels qui unissent un pays et un peuple.

Yamina Mechakra – ARRIS 

En 1986, une jeune femme Française découvre l’Algérie, pays d’où est originaire l’homme qu’elle aime et dont elle a perdu la trace.  Sa soif de comprendre l’amène à partager le quotidien des hommes et de femmes qu’elle rencontre.  Poussée par l’envie de voir la fresque de la Dame blanche, aperçue dans un Musée, elle part vers le Sud.  Que cherche-t-elle vraiment?  Que Trouvera-t-elle entre l’ombre et la lumière?

Geneviève Briot – L’APPEL DU SUD

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Poème mystique: le samâ « Mathnavi » deDjalal ud-din Rûmi

Posté par coinlitteraire le 14 mars 2009

dancemystique.jpg 

(Source: Samia Nasr. Maroc)

La principale vocation de Djalâl ud-Din Rûmi fut d’appeler les hommes à l’amour de Dieu, la mahabba, et de réchauffer leur ferveur, ses oeuvres, en particulier le « Mathnavi » qui compte 45 000 vers, font de lui l’un des plus grands poètes mystiques de tous les temps, et n’ont pas cessé d’inspirer la piété musulmane et de guider les âmes désireuses d’approfondir et d’intérioriser leur foi.

Rûmi est aussi le promoteur du concert spirituel – le « samâ » – et de cette dance sacrée qui caractérise l’ordre qu’il a fondé :  »plusieurs chemins mènent à Dieu, dira-t-il, j’ai celui de la dance et de la musique ».

Le Samâ de Djalâl ud-Din Rûmi

Le samâ est la paix pour l’âme des vivants,

Celui qui sait celà possède la paix de l’âme.

Celui qui désire qu’on l’éveille,

C’est celui qui dormait au sein du jardin.

Mais pour celui qui dort dans la prison,

Etre éveillé n’est pour lui que dommage.

Assiste au samâ là où se célèbre une noce,

Non pas lors d’un deuil, en un lieu de lamentation.

Celui qui ne connait pas sa propre essence,

Celui aux yeux de qui est cachée cette beauté pareille à la lune,

Une telle personne qu’a-t-elle à faire du samâ et du tambour de basque ?

Le samâ est fait pour l’union avec le Bien-Aimé

Ceux qui ont le visage tourné vers la Qibla,

Pour eux, c’est le samâ de ce monde et de l’autre.

Et plus encore ce cercle de danseurs dans le samâ

Qui tournent et ont au milieu d’eux leur propre Ka’ba.

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La lecture de livres a reculé

Posté par coinlitteraire le 13 mars 2009

amourlecture.jpg 

Le taux de lecture de livres en Algérie ne dépasse pas 6,8%. 

Une étude prospective réalisée par le Centre mondial de consulting économique et de prospective a indiqué que le taux de lecture de livres en Algérie ne dépasse pas 6,8%, alors que le taux de personnes ne lisant point est de 56,86%. Dans une intervention au premier colloque national sur « la réalité et les perspectives de la lecture en Algérie », le directeur du centre, Abdallah Bedaida, a précisé que ces statistiques découlent d’un sondage mené auprès de 1000 personnes au niveau de 10 wilayas du pays et visant à faire la lumière sur la crise de lecture en Algérie qui révèle, estime-t-il, « une absence quasi totale » d’intérêt du citoyen algérien pour la production intellectuelle et culturelle algérienne ou étrangère.

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Bgayet organise son 1er Café-Ciné

Posté par coinlitteraire le 13 mars 2009

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Café-Ciné.

La maison de la culture n’Bgayet a organisé, mercredi 11 mars 2009, son premier Café-Ciné sous la direction du jeune et dynamique Hakim Abdelfettah.

Programme

La fin des Jinn’s

de Chérif Aggoune (22 mn)

1ère réalisation en version amazigh, 1990

Kif-Kif

de Aksil Imoula, (9 mn)

Mention spéciale Jury coup de coeur, festival du film amazigh d’Agadir, Maroc

Prix du scénario, festival du film amazigh, Sétif 2008

Aux limites du réel

de Lamri Aït-Abbas & Mokhtar Dahmani, 2008, (20 mn)

Fateh

de Abdenur Ziani, 2008, (13mn)

Houria

de Mohamed Yargui, (25 mn)

Ahhagar d’Or au festival international du film arabe 2007

Taghit d’Or de la meilleure interprétation féminine

Prix spécial du jury, festival international du cinéma méditerranéen, Montpellier 2008

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Notre ami Cherif Tirache, qui a participé à cet après-midi culturel, nous livre ses impressions.

cinema.jpgCet après-midi de mercredi 11 mars, j’ai assisté à la projection de cinq (5) court-metrages bien de chez nous à la Maison de la Culture de Bejaia. La projection a eu lieu entre 17 heures et 18 heures environs. Les réalisateurs nous ont été présentés avant la projection, par le jeune animateur Hakim.
Je suis incapable de retenir tous les noms des réalisateurs. Mille excuses pour nos amis.
Les cinq projections dans l’ordre :
1/ La fin des Jinns en Tamazight de Monsieur AGGOUN.Tourné en 1990.
2/ Kif-kif en Tamazight, noir et blanc et muet comme au temps de Charlie Chaplin. Histoire d’un couple destructuré à cause d’un deficit de communication. Le message est profond.Réalisé par un grand poète qui j’espère lira ce commentaire pour nous donner plus d’informations.
3/ Aux limites du réél : techniquement bien réussi, couleurs. Belle histoire pleine d’émotion. Perte d’une maman, remariage du père, s’ensuit la galère des enfants. Menage mal recomposé. Moralité: reflechir bien avant de se remarier. Bien entendu, le court-metrage, emouvant, vehicule un message profond.
4/ Fatah : titre d’un documentaire d’atelier comme le dit son réalisateur Nonor Ziani de Project’heurt.Portrait d’un artiste-poète-platrier-philosophe qui jette un regard critique sur notre environnement.
5/ Houria, court-metrage primé d’un jeune réalisateur bien de chez nous, Monsieur Yargui. Histoire d’une femme victime, non prise en charge, allant jusqu’à la démence pour se transformer ensuite en bourreau. Une femme traumatisée par un viol par exemple et qui est « harcelée » par l’image du traumatisme. Seul Monsieur Yargui pourra nous en dire plus. C’est tellement profond qu’il n’est pas aisé à un profane comme moi de décrypter le message ou les messages.

Le débat avec les cinq réalisateurs a duré plus de deux heures trente. Un débat amical autour d’un café ou d’un thé offert par la Maison de la Culture de Bejaia, dont les responsables meritent des félicitations pour leurs efforts à l’endroit des activités culturelles qui se multiplient chaque jour davantage.
Les participants à ce débat se sont quittés avec l’espoir de se retrouver au prochain Café-cinema, lequel, selon Hakim, aura lieu une fois tous les mois. Bravo pour cette initiative qui deviendra une tradition je l’espère.
Ne voulant pas se limiter au constat amère sur la situation du septième art en Algerie, à l’unanimité, les participants exhortent les passionnés de cet art à se liguer pour une synergie de leurs efforts en vue d’operer un sauvetage d’abord, puis d’aller plus loin ensuite, à l’image de ce qui se passe non pas en occident, mais tout au moins chez nos voisins maghrébins.
Où sont elles nos salles de cinema ?
Allons nous, comme dans les années soixante, au cinéma pour voir un film ? Non, helas non. L’ère de la télévision numerique et des bouquets satellitaires avec la panoplie de DVD pirates, décidement le cinéma est envoyé aux oubliettes. Et pourtant, rien ne peut remplacer (dixit Mr AGGOUN, le réalisateur du village d’Imaâdhanen)une projection en public ou une pièce théatrale avec des comédiens en cher et en os sur des planches d’un théatre aussi petit soit-il.
Nous esperons même une jonction entre le Café litteraire et le Café-cinéma pour des ateliers d’écritures de scenario, en commun.
Je rends personnellement hommage aux jeunes de Project’heurt qui activent sans relâche depuis des années, rien que pour l’amour du 7ème art, à la concrétisation de leur slogan (objectif) : faire retrouver le chemin des Cinémas, aux algeriennes et algeriens, comme au bon vieux temps.

Les avis des réalisateurs des cinq films cités, seront les bienvenus ici, pour corriger toutes mes lacunes, involontaires bien entendu. On peut être passionné du cinéma tout en étant profane en critique. Notre Université à Bejaia, spécialisera peut être un jour une section de critiques litteraires et cinématographiques, comme l’a souhaité un participant.
La critique est aisée, mais l’art est difficile (Philippe Destouches)
.

Bonne journée à tous.
Cherif.

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Jamal Eddine Bencheikh. Le connaissez-vous ?

Posté par coinlitteraire le 6 mars 2009

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Jamal Eddine Bencheikh.

L’Algérie recèle, au sein de son paysage littéraire, de grands noms ayant non seulement marqué la littérature algérienne mais également le patrimoine littéraire universel dans trois langues l’arabe, le berbère et le français. Jamal Eddine Bencheikh

(Par H. Aïssam). Né le 27 février 1930 à Casablanca au Maroc dans une famille algérienne de magistrats, mort d’un cancer, lundi 8 août 2005, à Tours.Il fait à Alger des études d’arabe et de droit. Il se lie d’amitié avec le poète Jean Sénac auquel il consacra un texte après l’assassinat de ce dernier. Il poursuit ses études d’arabe, enseigne et passe l’agrégation à Paris, de 1956 à 1962. Il regagne ensuite l’Algérie indépendante où il est assistant puis maître de conférences de littérature arabe médiévale à la faculté des Lettres d’Alger. Il publie La poésie algérienne d’expression française, 1945-1965, une anthologie qui reste une des références majeures de la poésie de cette période. Il tient également des chroniques littéraires et politiques, dans différents hebdomadaires, chroniques réunies en 2001 dans un recueil intitulé Écrits politiques (1963-2000). Jamel Eddine Bencheikh s’était imposé un « exil volontaire » en France pour protester contre les restrictions de libertés imposées par le régime de Houari Boumediène. Il devient chargé de recherches au CNRS de 1969 à 1972 puis professeur à Paris VIII, enfin à l’université de Paris IV-Sorbonne jusqu’à sa retraite en juin 1997. Il retournera à Alger en mars 1992 pour la dernière fois. Il a accompagné de ses prises de position et par des textes, la période de violence qu’a traversé l’Algérie depuis 1993. Il avait notamment pris position contre l’intégrisme, en dénonçant une « poignée qui parle au nom de l’Islam de telle manière qu’elle est en train d’approfondir l’incompréhension entre les musulmans et l’Occident ». Son œuvre Ses travaux de critique et d’érudition dans le domaine de la littérature arabe médiévale firent de lui un de ses plus brillants érudits. Travaux concernant la poétique, l’esthétique et l’exégèse, qui ont permis à toute une génération d’étudiants et de chercheurs de progresser. Le Cahier n° 13 des Etudes littéraires maghrébines est un hommage au professeur qu’il fut, prestigieux mais trop peu connu et à la réflexion qu’il permit quant à la présence maghrébine dans le champ littéraire et intellectuel français. Il est surtout connu pour avoir traduit le célèbre conte des Mille et une nuits. Sa traduction en collaboration avec André Miquel est la première traduction complète, avec la totalité des 1205 poèmes, en français non censurée, fondée sur l’édition de Bulaq, du nom de la ville égyptienne où le texte a été imprimé pour la première fois en 1835. « Décomplexer l’Orient de l’emprise de l’Orientalisme occidental : voilà ce vers quoi tendait sa démarche. Les Mille et une nuits (dont le premier tome est paru en 2005 à la Pléiade dans sa nouvelle traduction) allaient lui offrir l’opportunité de réaliser ce projet d’édition et de critique. Loin des raccourcis sur un Orient infantile et oisif qui ne cesse de s’ébattre, selon une imagerie clinquante, dans le sang et les désirs charnels, il œuvre avec son ami André Miquel pour faire passer dans leur traduction un Orient complexe, vivier poétique mais également théâtre du tragique. » écrivait Maâti Kabbal dans le journal Libération lors de sa disparition. Trois siècles après celle d’Antoine Galland, cette traduction nouvelle restera incontournable.

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