Bgayet. Les libertés culturelles menacées

Posté par coinlitteraire le 2 février 2017

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Les travailleurs du TRB défient le ministre de la culture

Appel à un sit-in et à une marche samedi

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(Par Kamal Ouhnia). Réagissant aux propos tenus récemment par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, au sujet de la restriction budgétaire imposée aux structures relevant de son secteur, le collectif des travailleurs du théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh de Béjaïa (TRB) a organisé, hier matin, une conférence de presse au cours de laquelle il qualifie les déclarations de M. Mihoubi d’“aberration”.
Les conférenciers, parmi lesquels figurent des syndicalistes affiliés à l’UGTA, tiennent à rappeler au premier responsable du département de la Culture que “cette tendance à aider l’activité théâtrale afin de booster la production artistique n’est guère une culture en Algérie et qu’il faudra, pour ainsi dire, des années pour la voir se réaliser sur le terrain”.
Ce qui caractérise cette énième sortie médiatique des personnels du TRB est que leurs inquiétudes dépassent la crise financière que traverse leur établissement, puisqu’ils évoquent aussi d’autres entraves qui bloquent le rayonnement culturel dans la wilaya de Béjaïa.
Ils citent, à ce titre,

le retard mis dans le lancement de la bibliothèque de wilaya, récemment inaugurée en grande pompe, mais encore non dotée  d’ouvrages”,

“la promesse des autorités, notamment celle de l’actuel ministre de la Culture, de classer la maison de la famille Amrouche, sise à Ighil Ali, qui demeure non tenue à ce jour”,

et “celle relative à l’ouverture d’une médiathèque au niveau de l’ancien siège du palais de justice de Béjaïa, sis à la rue Aïssat-Idir”…

Autant dire que toutes les promesses faites aussi bien par Azzedine Mihoubi que par son prédécesseur, Mme Khalida Toumi, ne sont finalement que de la poudre aux yeux. “Il est clair que le but recherché à travers toutes ces entraves, est d’étouffer toutes les libertés culturelles dans cette région”, estiment les représentants du TRB, qui qualifient la décision d’unifier les budgets de l’ensemble des théâtres régionaux d’“absurde”.
Pour eux, il est vraiment illogique et inacceptable de mettre sur un pied d’égalité, des théâtres qui ont une histoire comme celui de Béjaïa, et ceux ouverts récemment, en matière de subventions, sachant que le TRB a, à son actif, des dizaines de productions.
Par ailleurs, les conférenciers réitèrent leur principe d’envoi d’une commission d’enquête capable de déterminer les raisons de cette faillite financière, mais surtout de situer les responsabilités de la situation déplorable dans laquelle baigne le TRB.

Afin de maintenir la pression sur leur tutelle, les travailleurs du TRB ont décidé d’observer un autre sit-in, le samedi 4 février, à 13h30, devant leur établissement, et comptent organiser une marche pacifique dans la ville de Béjaïa, dont la date, l’horaire et l’itinéraire seront fixés ultérieurement.

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Bgayet. « C’est le théâtre, lui-même, qu’on veut tuer », se disent les comédiens

Posté par coinlitteraire le 10 janvier 2017

Je reprends ci-dessous une déclaration du collectif « Café Littéraire de Bejaia » qui a été rendue publique après l’appel au rassemblement des artistes et des techniciens du Théâtre Régional de Bgayet suite à la menace de la tutelle de licencier 25 employés dont plus de 8 artistes.

La société civile a répondu à l’appel des employés qui ont organisé un rassemblement devant le théâtre sans provoquer aucune perturbation de la circulation des véhicules ou des piétons. Ce rassemblement s’est tenu dans une ambiance digne des grands artistes avec une musique douce qui était diffusée à partir de l’édifice culturel.

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Disons Non au licenciement des 25 salariés du TRB

     Le Théâtre Régional Malek Bouguermouh de Bejaia traverse la période la plus grave de son histoire. La politique d’austérité prônée par le gouvernement frappe de plein fouet cette institution culturelle. En sus des restrictions budgétaires, le ministère de la culture annonce une compression d’effectif applicable dès le 1er janvier prochain. Vingt cinq (25) salariés vont être sacrifiés. Rien que ça. Parmi eux, huit (8) comédiens sur les neuf que compte le TRB, seront ainsi projetés de la scène à la rue sans protection sociale et complètement livrés à leur propre sort.

     Voilà la nouvelle tragédie écrite par la tutelle dont les victimes expiatoires sont les artistes eux-mêmes. « C’est le théâtre lui-même qu’on veut tuer« , se disent les comédiens. Et quel théâtre ! Auréolé d’un prestige mérité depuis qu’il a été propulsé par son premier directeur et célèbre metteur en scène, Malek Bouguermouh, le TRB a entamé depuis des années déjà sa descente aux enfers sous les coups d’une politique culturelle axée sur l’encouragement de la médiocrité, la gabegie, les prodigalités et la corruption.

     Les travailleurs du TRB ont refusé cette fatalité et réagi à travers les médias nationaux. Saisie à plusieurs reprises, la tutelle a longtemps louvoyé et versé dans des manœuvres dilatoires avant de trancher tout récemment pour la solution la plus inhumaine qui soit : rupture de contrat pour près de la moitié des salariés (25 sur 60).

     Faut-il les laisser seuls face au sort tragique que leur a réservé un gouvernement défaillant, irresponsable ? Non ! Le devoir de solidarité recommande à tous un soutien sans faille, à la mesure de ce drame qui s’abat sur le TRB et ses employés. La tutelle est tenue de revoir sa politique suicidaire en envisageant d’autres solutions allant dans le sens de la préservation des emplois et ce, dans le cadre d’une concertation franche et sérieuse avec les concernés.

     Le Café Littéraire de Bejaia, dont les activités se déroulent au TRB depuis de longues années, soucieux de l’avenir de l’institution et de ses employés, exprime son entière solidarité avec ses derniers en leur assurant son soutien jusqu’à ce que le TRB retrouve sa stabilité et renoue avec sa vraie vocation.

Café Littéraire de Bejaia

Le 22 décembre 2016

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2ème Nuit du Livre, en hommage à Youcef Sebti.

Posté par coinlitteraire le 20 juin 2016

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    La 2ème Nuit du Livre, en hommage à Youcef Sebti, universitaire-poète et écrivain, lâchement assassiné par les ennemis du bien, s’est tenu ce samedi 18 juin 2016 au niveau de la célèbre Place Saïd Mekbel. Cette placette, certes petite mais très belle, a été vite adoptée par les artistes, les poètes, les écrivains, les journalistes, les militants de la liberté d’expression, etc…

    A côté de la stèle de Saïd Mekbel est posée une grande table sur laquelle sont étalés de nombreux livres de littérature et de poésie offerts aux lecteurs venus encore plus nombreux qu’à la 1ère Nuit du Livre. Certains ont pris un livre en déposant un autre pour alimenter l’offre aux amoureux de la lecture.

     Beaucoup de présents, dont une majorité de jeunes, ont déclamé des poèmes, des récits, des extraits de livres d’auteurs…

     Daniel Zerari, président de l’association culturelle Isabelle Eberhardt, a participé, au nom des membres de l’association, à l’animation de cette nuit inédite en faisant lecture de nombreuses citations de l’écrivaine, encore méconnue du grand public.

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Mon cher cousin de Kabylie (par Pierre Montmory)

Posté par coinlitteraire le 27 mai 2016

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Nuit du livre, un évènement inédit à Bgayet

Posté par coinlitteraire le 12 mai 2016

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Dominique Wallon invité de Rencontre Littéraire de Bgayet

Posté par coinlitteraire le 27 mars 2016

Rencontre-débat avec Dominique WALLON autour de son livre ‘’Combats étudiants pour l’indépendance de l’Algérie, UNEF-UGEMA 1955-1962’’.

Casbah éditions, Alger 2015, édité pour la France par L’Harmattan, Paris, 2015.

Samedi 9 avril 2016 au Théâtre Régional de Bgayet (TRB) à partir de 14 heures .

Il est l’invité du Comité des Fêtes de la Ville de Bgayet et de l’association Bruit des Mots

Dominique Wallon a été président de l’Amicale des Élèves de l’IEP de Paris (1959), vice-président «Algérie» de l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) en 1960 et président de l’UNEF en 1961/1962.
Ancien élève de l’École Nationale d’Administration, il a essentiellement travaillé au ministère de la Culture où il a été, entre 1981 et 2000, directeur du développement culturel, du Centre National du Cinéma et enfin de la Musique, de la Danse, du Théâtre et du Spectacle vivant.
Entre 1986 et 1989, il a été chargé de la politique culturelle auprès du Maire de Marseille.
En 2003, il fonde le festival des cinémas d’Afrique du pays d’Apt.

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Quelle transition démocratique pour quelle Algérie ?

Posté par coinlitteraire le 8 février 2016

Café littéraire de Bgayet
Abdesslam Ali-Rachedi (médecin et ancien député), Mohamed-Lakhdar Maougal (écrivain et professeur), Amar Ingrachen (journaliste) et Mourad Ouchichi (économiste) animeront un café littéraire autour de l’ouvrage collectif
Quelle transition démocratique pour quelle Algérie ?
paru en février 2016 aux éditions Frantz Fanon, le samedi 13 février 2016 à 14h00 au Théâtre régional de Bgayet.
Le public est cordialement invité.
Cafélitteraire

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Belaïd ABANE, invité du Café Littéraire de Bgayet

Posté par coinlitteraire le 18 janvier 2016

Le Café Littéraire informe l’aimable public que le Professeur ABANE Belaïd animera une conférence-débats autour de son dernier livre « Nuages sur la Révolution, Abane au coeur de la tempête ».

On se donne rendez-vous pour le samedi 23 janvier 2016 à 14 heures au Théâtre Régional de Bgayet

 

Belaid

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Ahmed TESSA, invité de Café Littéraire de Bejaia

Posté par coinlitteraire le 25 novembre 2015

Ahmed TESSA, ancien normalien, a exercé dans tous les systèmes scolaires. Fondateur de la première revue d’éducation bilingue en Algérie « L’Ecole et la Vie » (1992 – 1998), il collabore aux rubriques « Education » de plusieurs revues et journaux algériens dont « Parcours maghrébins », « El Watan », « Le Soir d’Algérie » et participe à des émissions éducatives radiophoniques dans les trois langues.

 

Ahmed Tessa

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A. Zakad dédie un poème à son ami Abdenour Bekka

Posté par coinlitteraire le 18 novembre 2015

Abdennour Bekka, l’ami

 

Quel meilleur texte qu’un poème pour graver dans les mémoires, mêmes amnésiques, un évènement comme celle de la perte d’un ami : Abdennour Bekka, un grand Homme.
Un de ses amis, Badr’ Eddine Mili a fait un panégyrique complet dans il est superflu d’y ajouter. Tout a été dit, car « Abdenour Bekka occupe, sur le podium de la nation reconnaissante, une place méritée».
Hélas, la douleur, les larmes passent, parce que la vie continue.
Et quel meilleur podium qu’un poème.
Aussi, peiné par la perte d’un ami, mon aîné, qui m’est cher, c’est par un poème que le poète manifeste sa douleur associée aux autres.

 A l’Ami Abdennour,

Ne nous restent-ils que des larmes                                                   Bekka Zakad-1
Pour pleurer les amis.
Qui disparaissent soudain
Au crépuscule d’une vie.

Ne nous restent-ils que les rumeurs du soir
Quand somnole la raison ?
Des oueds sans rivage, les mots sans pouvoir
Dans le silence, la pudeur et l’oraison?

Le chagrin qui s’éteint en un faible soupir
Avec tes simples gestes tu moissonnais dru : l’espoir
Sous les palmiers du sud, calmes et immobiles
Tu as beaucoup semé, récolté souvent la gloire.

Récolté : l’honneur et le parfum des blés
Le langage des mots et le langage des pierres
Nous te devons tous, un grain, une pensée
Et nous avons pleuré à fondre le calcaire

Les rumeurs berbères sous le ciel numide
Ont fixé ton nom qui devient plus beau
Dans le silence de ta tombe, non, aucune ride
Ne paraphe ton passé de gloire et de flambeau.

Ami, tu inspires le poète. Tu l’orientes.
Pour entrelacer de rimes les prés de tes idées
Qui ont su dire oui, et quelques fois non
Ta rigueur absolue et l’honneur de ton nom.

En dénouant les crépuscules,
Porte ouverte sur la nuit
Nous venions vers toi pour dissimuler,
Nos saisons de doute, de solitude et d’oubli

Nous avions puisé au fond de tes yeux,
La paix, le réconfort et ce qu’on l’on veut.
Souvent nous t’écoutions et sans dire je veux
Tu as su donner beaucoup et aussi le peu.

Cher ami, compagnon d’armes
Je viens vers toi pour te plaire et m’y coller
Que n’ai-je un pinceau pour peindre une larme
Sur ta tombe aussi, une rose et la rosée.

Abderrahmane Zakad – Novembre 2015 – Béjaia.

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